Nous voici déjà en janvier 2026 ! 2025 nous aura bien roulé dessus, mais au moins elle ne se sera pas attardée ! J’espère que vous avez pu prendre le temps, ces dernières semaines, de vous reposer, de retrouver vos proches, de bien manger et de profiter, entre les bûches et les cadeaux !
On ne se ferait pas un petit bilan 2025 et une projection sur 2026 pour bien commencer l’année ? Cela fait quelques temps que j’ai envie de faire un gros tirage, alors voici le canevas sur lequel je me suis arrêté, je vous le partage s’il peut vous être utile pour faire votre propre bilan !
Pour faire le bilan 2025, je vous propose de débuter par une matrice relativement simple que vous pourrez soit utiliser pour un bilan général de l’année 2025, soit décliner dans les différents domaines de l’existence que vous pourriez vouloir sonder :
la sphère personnelle / les relations personnelles / l’amour / la parentalité ;
la sphère professionnelle / les réalisations ou projets menés en 2025 ;
la sphère psychologique / mentale ;
la sphère spirituelle / ésotérique / magique ;
l’engagement associatif / politique / bénévolat ;
tout autre aspect de la vie que vous voudriez sonder parce qu’il a marqué votre année 2025.
Et évidemment, vous pourrez aussi coupler bilan 2025 et analyses par domaines pour un bilan plus qualitatif (si, comme moi, vous aimez les gros tirages, ce sera idéal !).
Petit conseil quand même : si vous pratiquez avec un seul jeu de tarot, commencez par le premier tirage que vous souhaitez réaliser, notez précisément votre tirage, votre ressenti et votre interprétation, puis remettez les cartes dans le jeu, mélangez bien avant de procéder au tirage suivant. Si vous avez plusieurs jeux, vous pouvez utiliser un jeu par tirage en choisissant avec soin le jeu correspondant à chaque domaine que vous souhaitez analyser, ou déterminer un jeu par emplacement (et coupler par exemple avec un oracle pour les ressentis), ce qui vous permettra de conserver les différents tirages sous les yeux en même temps (il est parfois sympa, dans un tirage de bilan couvrant plusieurs domaines, de voir les liens, les échos, et symétries, les dissonances…).
Voici la composition de cette matrice (rien de révolutionnaire !) :
Le détail des emplacements :
Quel est le contexte dans lequel j’ai évolué en 2025 concernant ce domaine ? (Les éléments extérieurs à mon action)
Comment j’ai vécu ce domaine de ma vie en 2025 ? (ressenti)
La plus grande réussite qui ont marqué mon année (aspect positif)
Le principal échec qui a marqué mon année (aspect négatif)
Ce que j’emporte avec moi dans ce domaine pour 2026 (les acquis de mon expérience en 2025)
A vos cartes, prêts, mélangez, tirez, interprétez !!!
Une fois votre bilan réalisé, que diriez vous de passer à une projection sur 2026 ?
Là encore, je vous propose une matrice, que vous pourrez utiliser soit pour une projection générale, soit pour une projection par domaine analysé. La voici :
Le détail des emplacements :
Comment je me présente en 2026 (état d’esprit)
quelle ambition je me donne pour cette nouvelle année (objectif)
dans quel contexte serai-je appelé à évoluer ? (contexte extérieur)
quel défi devrai-je relever ? (problématique, obstacles sur ma route)
un conseil pour relever ce défi et atteindre mes objectifs
Et voilà, cela vous fait a minima un tirage en 10 cartes pour faire le bilan 2025 et la projection en 2026 (et potentiellement beauuuuucoup plus si vous déclinez à l’envie !).
J’espère que ces matrices toutes simples vous seront utiles, j’adorerais voir vos partages de tirages ou avoir vos retours sur vos tirages en commentaires, alors n’hésitez pas !
Je clôture cet article en vous adressant tous mes vœux pour 2026, que cette année soit celle de l’amour, de la paix, de la solidarité entre les hommes et les femmes. Que cette année fasse sens, qu’elle soit motivante, exaltante, et qu’elle regorge de projets et d’ambitions.
A chacune et chacun d’entre vous, je souhaite santé, courage et force. Je vous souhaite des 9 et des 10 de Coupes en pagaille, des Soleils éclairants et des Mondes accueillants dans tous vos tirages ! Et, si cela vous sied, des Fous qui vous emporteront avec entrain et légèreté sur des voies encore inexplorées…
Troisième et dernière partie de cette introduction à la magie des nœuds, dans laquelle on va se concentrer sur l’usage des nœuds en rituels. J’espère que vous êtes prêt-e-s à vous lancer !
C’est parti !
Comment dérouler un rituel faisant intervenir la magie des nœuds ?
Prenons le déroulé d’un rituel, de sa préparation à sa finalisation :
En amont du rituel :
En amont, il faut bien anticiper et préparer le rituel pour qu’il se déroule au mieux :
Travailler sur l’intention et la volonté que l’on souhaite mobiliser avec notre rituel ;
en fonction de cette intention, choisir un type de corde adapté, tant dans sa matière que dans sa couleur, et définir le type de nœuds et le nombre de nœuds à réaliser pour accroître la portée symbolique du rituel ;
si les nœuds sont complexes dans leur réalisation ou leur placement sur la corde, les travailler au cours des jours qui précèdent le rituel, pour s’assurer de les maîtriser parfaitement au moment d’y lier intention et volonté ;
avant toute pratique de la magie des nœuds, veiller à “purifier” la corde, en la passant dans la fumée d’encens ou au moyen d’eau ou d’huile consacrées.
Pendant le rituel :
Comme tout acte magique, débutez par un rituel de protection, par exemple en traçant un cercle magique ou en travaillant votre aura de lumière ;
Pendant le rituel, vous pouvez décomposer le rituel à venir et le verbaliser pour en faire une incantation ou un chant : vous pourrez par exemple, pour un rituel d’ancrage, dire tout haut “une corde de chanvre pour figurer la robustesse naturelle et la connexion à la terre”, “4 noeuds pour représenter la stabilité et l’ancrage”, puis décrire la portée de chacun des noeuds, etc. ;
Si vous avez bien préparé votre rituel, vous saurez la taille de corde nécessaire pour réaliser les nœuds, les emplacements où débuter vos noeuds pour les réaliser de manière optimale, et vous aurez enregistré les mouvements. Votre esprit sera donc centré sur l’intention que porte ce rituel, et sur la volonté qui déploie votre pouvoir.
Après le rituel :
Après le rituel, se pose la question du devenir de la corde nouée (ou dénouée) qui a servi de réceptacle pour notre pouvoir magique : faut-il la conserver ou la détruire ? Hé bien cela dépend de l’intention que le rituel servait :
Si la corde sert une sorte de protection, de porte-chance, si elle a permis de confectionner un talisman ou de matérialiser un souhait : dans ce cas, il est possible de la porter pour une durée limitée sur soi, dans sa poche, nouée autour du poignet, attachée à sa ceinture… Une durée limitée parce que, une fois exaucé, le sort sera levé et le noeud pourra être défait ou détruit ;
Si le sort a été lancé et que nous n’avons pas besoin d’y revenir, s’il s’agissait d’une intention immédiate (exemple : un sort de guérison où le noeud emprisonne la maladie), alors il est possible de détruire la corde et le nœud : ils peuvent avoir être brûlés (pour symboliser la transformation, le passage d’un état à un autre), enterrés (pour symboliser le retour à la terre des énergies déployées, mais aussi l’assimilation du sort), ou jetés à l’eau d’une rivière ou de la mer (pour symboliser la dissolution, ou pour faire circuler les énergies, symboliser le mouvement) ;
Plus rarement, si la corde et le nœud constituent une amulette par exemple, alors ils pourront être gardés longtemps, en tout cas aussi longtemps que l’on en ressentira le besoin. Mais attention : il ne faut jamais laisser un cordon traîner sans décision consciente. L’énergie stagne et perd de sa cohérence.
Quelques propositions de rituels à réaliser
Pour débuter : nouer le beau temps
Ce n’est pas ici un “grand rituel”, mais un exercice d’entraînement que propose Tylluan Denry dans son livre “Knot Magic”. Pour l’autrice, la magie s’apprend par des exercices pratiques, pas seulement par la théorie (et je suis bien d’accord avec elle). L’objectif de ce rituel est donc d’apprendre à formuler une intention claire, de pratiquer le geste de nouage avec concentration et de tester l’efficacité d’un sort sans conséquences graves (bon, cela se discute sur les conséquences de détraquer le temps, mais l’exercice reste intéressant !).
Vous aurez besoin pour ce rituel d’un petit cordon (n’importe quelle couleur, mais si vous le souhaitez vous pouvez privilégier le blanc ou bleu clair qui évoquent le ciel).
L’intention est simple : “J’appelle le beau temps”.
Étapes du rituel :
Visualiser un ciel dégagé, la chaleur du soleil, le plaisir du beau temps ;
Faire un ou plusieurs nœuds en répétant une formule simple (par ex. : “Je noue le soleil, je noue le beau temps”) ;
Conserver le cordon jusqu’au lendemain ou jusqu’à l’observation du résultat ;
Défaire le nœud ou libérer le cordon une fois l’exercice terminé.
Observez des résultats : le beau temps n’arrive pas toujours et ce n’est pas grave. L’intérêt de cet exercice est d’apprendre à sentir la différence entre un nœud fait machinalement et un nœud fait avec intention et volonté réelles.
Et évidemment, si le beau temps arrive, bravo ! Mais pensez bien à libérer votre nœud rapidement pour éviter les conséquences d’une météo détraquée (faire venir le beau temps chez vous veut nécessairement dire envoyer les nuages ailleurs).
Ce rituel peut ensuite être adapté, par exemple pour nouer un moment joyeux, un instant auquel on tient, un souvenir que l’on souhaite garder sur soi.
Pour progresser : l’échelle de sorcière
Dans la sorcellerie moderne, l’échelle de sorcière est une corde sur laquelle on effectue 9 nœuds, dans un ordre précis. Chaque nœud est associé à une “formule” qui permet de composer un sort. En anglais, cette formule fait rimer le nombre du nœud et l’effet qu’il produit, et reste suffisamment “large” pour servir différentes intentions. Voici la formule, avec une traduction littérale en français, et une représentation graphique de l’enchainement des nœuds à réaliser :
By knot of one, the spell’s begun / Par le nœud un, le sort commence
By knot of two, it cometh true / Par le nœud deux, il devient vrai
By knot of three, so mote it be / Par le nœud trois, qu’ainsi il soit
By knot of four, this power I store / Par le nœud quatre, ce pouvoir je conserve
By knot of five, the spell’s alive / Par le nœud cinq, le sort est vivant
By knot of six, the spell I fix / Par le nœud six, le sort je fixe
By knot of seven, events I’ll leaven / Par le nœud sept, les événements j’élève
By knot of eight, it will be fate / Par le nœud huit, ce sera le destin
By knot of nine, what’s done is mine / Par le nœud neuf, ce qui est fait est à moi
Cette formule peut être adaptée selon la finalité du sort, avec la même logique : on débute par « Par le nœud premier… » et la suite peut évoluer en fonction du besoin pour constituer un sort bien ficelé. Il y a de nombreux exemples de déclinaisons sur la toile (bon, essentiellement en anglais). C’est un bon exercice de préparation de rituel que je vous invite à pratiquer !
Une anecdote intéressante : dans les romans de Deborah Harkness “Le livre perdu des Sortilèges” (A Discovery of Witches), évoqué en introduction, l’héroïne est la seule à savoir réaliser un 10e nœud qui lui permet de libérer pleinement son pouvoir. Toutefois, je n’ai trouvé que des formules liées à un sort en 9 nœuds, ce 10ème nœud est une coquetterie littéraire. L’occasion pour moi de vous le redire : ce qui est important, ce n’est pas d’avoir un sort en 9 ou 10 nœuds, c’est que le nombre de nœuds soit associé à une intension qui sera évocatrice pour vous, qui fera sens et vous permettra de construire un sort puissant. ainsi, 1 nœud, 3 nœuds fonctionneront aussi parfaitement.
Pour développer ses talents : sort de guérison
Tylluan Penry mentionne un sort de guérison dans son livre.
Il repose sur l’idée d’un accompagnement progressif : on choisit un cordon de couleur blanche ou bleue, symbole de pureté et de rétablissement, et l’on y fait sept nœuds successifs, chacun représentant une étape du processus de guérison.
À chaque nœud, le praticien concentre son intention en visualisant la personne (soi-même ou un proche) entourée de lumière apaisante et régénératrice, puis affirme mentalement que la guérison avance peu à peu.
Le cordon est ensuite conservé près du malade — dans un sac, sous l’oreiller, ou sur l’autel — comme soutien énergétique. À mesure que l’état s’améliore, on dénoue un nœud en remerciant pour le progrès accompli, jusqu’à ce que le cordon soit totalement défait et que la guérison soit considérée comme achevée.
Enfin, le fil est rendu à la nature (brûlé, enterré ou offert à l’eau courante), pour libérer l’énergie et clore le travail.
Ouverture : Comment pousser la magie des nœuds à un niveau supérieur ?
Intégrer les noeuds dans des rituels plus élaborés
Le nœud n’est pas forcément la finalité d’un rituel : c’est un des nombreux moyens à la main du praticien pour agir en conscience et concentrer son intention. Vous pouvez travailler autour du nœud pour construire tout un rituel impliquant purification, protection, onction, divers objets magiques, herbes et encens… C’est à votre main, et cela quelle que soit la tradition magique dans laquelle vous évoluez ou les entités / énergies / éléments / déités que vous servez.
Passer du physique à l’énergétique
La mécanique de la magie des nœuds est finalement la représentation de la mécanique d’un sort. Une fois maîtrisée, vous pourrez passer à des cordes énergétiques, magiques ! En effet, avec de l’entraînement, vous pourrez voir les fils (des évènements, des destinées) apparaître, et travailler dessus. Vous pourrez “nouer” des énergies ou des évènements, des intentions. Travaillez, travaillez encore vos nœuds, et en parallèle travailler sur la dimension énergétique et magique du monde qui vous entoure.
Passer de la corde et du nœud à la trame et au tissage
Là encore, cela relève du passage à la dimension énergétique de la magie des nœuds : pour passer à un autre niveau, il vous faudra comprendre comment les nœuds peuvent interagir entre eux, comment les cordes peuvent se croiser, comment tout cela s’ordonne dans une trame bien plus grande. C’est là que vous pourrez toucher du doigt la destinée !
Et voilà !
C’est déjà la fin de cette introduction à la magie des nœuds, j’espère qu’elle vous aura donné les clés nécessaire pour comprendre l’usage des nœuds en magie, la manière dont tout cela fonctionne, comment construire un rituel et vous lancer pour pratiquer cette forme de magie accessible et puissante.
N’hésitez pas à venir dans les commentaires pour en parler, j’adorerais avoir vos retours, vos éventuelles expérimentations, vos résultats…
Voici la deuxième partie de notre introduction à la magie des nœuds, dans laquelle nous allons aborder les principes qui sous-tendent cette magie.
Elle a un peu tardé à arriver par rapport à ma prévision initiale, je n’ai juste pas eu le temps de finaliser la transformation d’un annexe à mon fascicule initial en un court développement pour vous orienter dans cet article, mais c’est désormais chose faite ! Et pour me faire pardonner, la partie 3 va sortir aujourd’hui également (programmée pour dans une heure !), comme ça vous pourrez aller au bout de cette introduction sans attendre davantage !
On s’y remet ?
Des nœuds et de leur usage
Commençons par un développement en écho aux questions posées dans la première partie.
Un nœud, ça peut servir à :
Lier (créer un lien, mais aussi lier les langues, les serments, les comportements)
Délier (défaire un lien, mais aussi délier les langues, les désirs, les envies)
Attacher (quelqu’un, quelque chose, une énergie, un sort, quelqu’un avec quelque chose)
Détacher (ou “se” détacher, de quelqu’un, quelque chose, une énergie, un sort)
Retenir, limiter, Entraver, Écrouer
Libérer (quelqu’un, un élément, une énergie, un potentiel…)
Tisser (macramé par exemple)
Défiler (une histoire, un passé, un héritage…)
Nouer (un problème, une difficulté, un raisonnement, une incompréhension)
Dénouer (une situation, un problème, une alliance, une liaison…)
Fixer (quelque chose qui bat de l’aile), sécuriser, protéger, assurer
Défaire (une contrainte, une échéance, un étau, une pression)
Faire
Défaire
Il est fondamental de retenir qu’en magie des nœuds, on peut tout aussi bien nouer un nœud que le dénouer, cela dépend de la finalité du rituel que l’on pratique.
Le nœud est en effet regardé comme le réceptacle d’une énergie magique, presque comme un contenant : une fois noué, il peut contenir une énergie, un élément, une intention, il peut la retenir, et il peut surtout la matérialiser dans le domaine physique. Lorsqu’on le défait, il libère cette énergie.
Un nœud est un objet présentant une mémoire magique : il conserve non seulement une part d’énergie une fois noué, mais il est aussi un objet de rappel de l’intention et de la volonté que l’on a exprimées lors d’un rituel magique. Il peut servir à la confection d’objets de culte (par exemple, un chapelet, où chaque nœud représente une prière ou une pensée). Cela explique qu’il ne faut jamais oublier un nœud magique ou le laisser traîner sans intention associée : il deviendra alors une énergie stagnante, une magie contre productive.
Quels sont les types de nœuds à utiliser ?
Il existe différents types de nœuds, servant différents objectifs ou pratiques : cela va du nœud simple (ou demi-nœud) aux nœuds plus élaborés, qu’il s’agisse de nœuds de marins ou de nœuds décoratifs ou ornementaux. Plus le nœud est simple, plus la magie est instinctive, spontanée et potentiellement éphémère. Plus le nœud est complexe, plus la magie est ritualisée, préparée, et l’intention fixée dans un écrin ornementé.
N’oubliez jamais : en magie, le mieux est l’ennemi du bien. Il vaut mieux un nœud simple mais bien exécuté et servant une intention et une volonté claires, à un nœud complexe et difficile à manier qui concentrera votre attention et dissipera votre intention.
La variété de noeuds que l’on peut utiliser est immense, mais voici les noeuds “de base” avec lesquels je vous propose de vous entrainer pour la réalisation, parce qu’ils seront les plus simples et efficaces pour vos rituels :
Le nœud simple (overhand knot) : c’est LE nœud “de base”, il est simple, efficace, direct, sans chichi. Il est idéal pour sceller une intention simple et directe (protection, bénédiction, souhait…) ;
Le noeud plat (reef knot ou square knot) : ce nœud permet de lier deux cordes différentes ensemble, son rôle symbolique est donc de lier, unir deux éléments. Il permet de renforcer une union, un partenariat, de créer un lien solide entre deux personnes ;
Le nœud en “8” (figure 8 knot) : parce qu’il permet de représenter le symbole de l’infini, ce nœud permet de représenter la stabilité, la continuité, le temps long, les cycles qui s’enchaînent et ne se brisent pas. Idéal pour représenter la continuité, ou les choses que l’on souhaite voir se poursuivre et ne pas s’arrêter. Idéal aussi pour représenter une boucle, un cercle infini, quelque chose qui se répète ;
Le nœud coulant (slip knot) : idéal pour les sorts que l’on souhaite libérer d’un geste, pour concentrer des énergies à libérer d’un coup, quelque chose d’immédiat et d’instantané. C’est un très bon nœud pour des sorts de soutien temporaire, qui seront défaits très rapidement après. A l’inverse, associé à des éléments représentatifs d’une personne ou d’un enjeu, il peut servir à augmenter la pression, enserrer un sort ;
Le nœud d’arrêt et les nœuds de lestage (nœud de capucin, nœud de franciscain…) : ces nœuds permettent de lester la corde lorsqu’il faut la lancer, mais aussi de prévoir une sécurité lorsqu’on veut déterminer la longueur maximale de corde qui restera “courante”. En magie, ces nœuds permettent de lester (ou délester) une personne, de mettre fin à quelque chose, de bloquer une énergie, de la limiter.
Ces nœuds « de base » doivent être parfaitement maitrisés : je vous invite à les faire, les refaire, les refaire encore jusqu’à ce qu’ils deviennent de véritables réflexes (quand vous regardez la télévision par exemple, vous prenez votre cordelette et vous travaillez votre technique).
Une fois maitrisés, vous pourrez aller sur des nœuds plus élaborés que vous pourrez trouver dans des livres de nœuds de marins ou nœuds ornementaux, ou bien encore sur des sites internets consacrés aux nœuds, notamment pour la paracorde qui sont très complets, ou sur youtube avec énormément de tutos.
Quelques exemples de nœuds réalisés par mes soins :
Pourquoi avoir recours à la magie des nœuds ?
En général, la magie des nœuds est :
Très peu chère (on trouve des cordes, cordelettes, rubans et fils à bas prix) ;
Discrète (on peut apprendre à nouer un nœud à une main, le faire dans sa poche ou même en présence d’autres personnes qui ne se douteront de rien, on peut aussi laisser un nœud à la vue de tous, ou le lier discrètement à un objet ou un meuble) ;
Partout dans notre quotidien et facile à porter sur soi sans attirer l’attention (nœud de lacets, nœud de cravate, de ruban dans les cheveux, hoodie, un bracelet ou un collier disposant d’un nœud coulant, un sac ou un porte-clé en macramé, un scoubidou, etc) ;
très utile pour constituer des objets magiques ou les charger d’une intention (poupées en cheveux ou en feuilles de maïs, croix, pendules, pentagrammes, clous, pierres, talismans, charmes, etc) ;
redoutablement efficace et propice aux expérimentations magiques.
En effet, tous les types de magie peuvent impliquer l’usage de nœuds, par exemple la Protection, le Soin, l’Amour, la Chance, les Ensorcellement / bannissement…
Plus largement, la magie des nœuds peut être utilisée pour tout ce qui doit être lié, attaché, limité, contenu, ou à l’inverse défait, libéré, délié, dénoué… Cela trouve un écho dans de nombreuses pratiques magiques et permet une connexion simple entre intention et réalisation.
Surtout, un des grands avantages de la magie des nœuds est qu’elle peut être conçue pour être réversible (on choisit alors un nœud ou une corde qui le permettent) ou irréversible (nœuds complexes, cordes fines, serrage, etc), et qu’elle peut durer quelques instants (si l’on défait le nœud rapidement) ou indéfiniment (si l’on conserve le nœud à l’abri ou on l’enterre dans une boite par exemple).
Enfin, la magie des nœuds est évolutive et adaptable selon le type de nœud, le nombre de nœuds, leur placement sur la corde, les caractéristiques des cordes utilisées, la préparation réalisée en amont (consécration de la corde, imbibage dans une décoction, frottement avec des herbes, onction…), le moment de réalisation du rituel, les entités / énergies / éléments / divinités invoqués…
Pourquoi ça marche ? Qu’est-ce qui fait que cela fonctionne ?
En magie des noeuds, il faut tout d’abord allier “intention” et “volonté” pour concevoir un rituel efficace :
Cela est très bien décrit par Tylluan Penry dans son livre “Knot magic”, où elle présente l’intention et la volonté comme deux piliers indissociables sur lesquels repose la magie des nœuds (mais ces principes sont plus largement valables et applicables en magie).
Pour elle, l’intention correspond au but clair et précis que l’on souhaite atteindre : elle oriente l’énergie et donne un sens au geste magique. Sans intention définie, le nœud n’est qu’un acte mécanique, vide de portée. Pour que l’intention soit constituée, il faut qu’elle soit :
Claire (c’est à dire simple, précises, sans ambiguïté) ;
Sincère et ressentie (ce n’est pas qu’un processus intellectuel, l’intention doit provoquer une émotion), mais aussi alignée et éthique (en cohérence avec nos valeurs, respectueuse du libre arbitre (enfin, tout dépend de l’intention du sort ;-)) ;
Il faut qu’elle soit formulée de façon positive (éviter les formulations du type “je ne veux plus avoir peur”) ;
Elle doit guider l’action tout au long du rituel (le praticien doit donc l’avoir en tête en permanence).
Mais l’intention seule ne suffit pas : elle doit être soutenue par la volonté, c’est-à-dire la force intérieure, la concentration et l’énergie personnelle que le praticien investit dans l’action de faire et mettre en œuvre le rituel. La volonté agit comme un moteur, elle met en mouvement l’intention et la charge d’efficacité. Pour que la volonté soit engagée efficacement, elle doit :
Mobiliser la force personnelle du praticien, son énergie active (cela passe par la force mentale, émotionnelle, parfois physique) ;
Faire l’objet d’une concentration intense et persistante tout au long du rituel (ici, intention et volonté se rejoignent, pour que chaque étape, chaque nœud soit réalisé avec la même intensité et la même charge magique, au service de l’intention) ;
Faire l’objet d’une intensité émotionnelle (chaque action est pleinement ressentie, elle est sincère et pleine de conviction).
Ainsi, faire un nœud de protection ne consiste pas seulement à penser vaguement à la sécurité, mais à visualiser intensément la protection désirée, à ressentir qu’elle existe déjà, et à insuffler cette conviction dans chaque geste. En somme, l’intention trace la direction, c’est le contenu et l’objet du sort, tandis que la volonté fournit la puissance nécessaire pour que l’acte magique devienne réel et actif, c’est la force qui l’anime.
La portée symbolique est très importante dans la magie des nœuds :
C’est le cas, en général, dans la magie : les rituels concentrent des représentations symboliques qui aident à fixer l’intention. La magie des nœuds n’échappe pas à la règle ! Ainsi, le type de corde utilisée (matière, réalisation, couleur), le nombre de nœuds, leur complexité, l’intégration d’objets (bois, pierres, cartes, charms, parchemins, cheveux, clés…) et leur intégration dans un rituel plus grand, tout cela contribue à la portée symbolique des nœuds.
En effet, une corde est un talisman, créé pour un objectif spécifique en utilisant une matière aux propriétés spécifiques, teinte selon nos besoins. Que ce soit Brandy Williams, dans son livre « Cord Magic« , ou Noémie Myara, dans son livre “La magie des nœuds et du tissage”, ces auteures décrivent les différentes matières que l’on peut employer pour faire des cordes et leurs propriétés magiques. Voici trois exemples de matières que l’on peut mobiliser en magie des nœuds et leurs propriétés (il y a évidemment beaucoup plus de contenu sur ces matières, et beaucoup plus de matières dans décrites dans leurs livres auxquels je vous renvoie) :
le coton : Matériau naturel, associé à la douceur, la pureté, la paix, la sérénité. Idéal dans les rituels tendant à éloigner les énergies négatives, mais aussi les rituels de purification ou de protection. Matériau que l’on peut porter sur la peau, le coton peut contribuer à des sorts de guérison physique ou émotionnelle.
le cuir : Il s’agit d’une peau animale, il évoque la transformation, la force primordiale de la nature, la force brute et sauvage, mais aussi (au regard des propriétés du cuir) la protection. Le cuir est également utilisé pour guider sur le chemin spirituel, et tout ce qui a trait à l’instinct.
les cheveux : ils représentent l’essence d’une personne et donc son flux, son énergie vitale. Ils contiennent les souvenirs, les émotions et les liens énergétiques d’une personne, sont liés au mental et au corps et représentent la croissance, le changement, l’évolution…
Évidemment, selon la matière utilisée, vous ne pourrez pas pratiquer les mêmes types de nœuds (plus un nœud est complexe, moins la corde employée doit être fine, plus un nœud doit être serré, moins la corde doit être cassante, etc).
Au-delà de la matière utilisée, le type de corde peut varier selon les usages. Ainsi, certains praticiens vont-ils tresser eux-mêmes leurs cordes, d’autres les acheter déjà tressées (je suis de cette seconde catégorie !). Mais là encore, il existe différents types de cordes qui n’ont pas les mêmes propriétés : si vous regardez les modalités de tressage, il y a des cordes peignées, des cordes torsadées ou des cordes tressées, et certaines peuvent disposer d’une gaine et d’un nombre très aléatoire de fuseaux. Puis, il y existe des cordes avec des propriétés physiques différentes : des cordes statiques ou dynamiques, de rétention, de rappel ou bien encore flottantes. Toutes ces données seront importantes pour contribuer à la construction du récit de votre sort.
Puis, une fois la corde choisie, il faudra s’intéresser à sa couleur : la symbolique des couleurs est une donnée très importante en magie, et un élément rouge (encre, boisson, cire…) ne produira pas les mêmes effets qu’un élément bleu ou jaune. Intéressez-vous au sens des couleurs pour vous, à ce qu’elles représentent. Il existe de nombreux livres sur le sens des couleurs, que ce soit à l’époque médiévale (coucou Michel Pastoureau !) ou à l’époque moderne, avec notamment l’usage marketing des couleurs. Vous pouvez aussi vous inspirer du sens alchimique des couleurs, des étapes du grand œuvre auxquelles elles sont associées. Vous pouvez aussi choisir la couleur qui vous suit en ce moment, ou la couleur que vous visualisez en fermant les yeux, pour une approche plus instinctive des couleurs. Autant de données intéressantes à explorer pour choisir avec soin la couleur de votre corde (voire la teindre si, à l’origine, elle est en fibres naturelles non teintes).
Enfin, le nombre de nœuds à réaliser durant votre rituel aura également une importance élevée. Le pouvoir symbolique des nombres est bien connu, on ne compte plus le nombre d’ouvrages sur la numérologie. Il est très facile de mobiliser ce pouvoir symbolique en magie des nœuds : un nœud pour l’unité, deux pour la dualité, trois pour la perfection, quatre pour la stabilité, etc etc etc. Là encore, je vous laisse creuser cette dimension symbolique et choisir avec soin le nombre de nœuds à réaliser pour renforcer votre intention.
Vous commencez, ici, à toucher du doigt le fait qu’en magie des nœuds, notre intention se manifeste déjà de manière très concrète et ancrée avant même d’avoir effectué le moindre nœud. C’est comme constituer une phrase, une incantation : on choisit ses mots avec soin, on veille à ce qu’ils se complètent bien, à ce qu’ils soient plaisants à l’oreille, et à ce qu’ils renforcent notre détermination. C’est un usage magique très puissant et qui fonctionne vraiment très bien, et qui est une très bonne école des usages magiques pour qui voudrait, ensuite, aller plus loin dans la pratique !
Fin de la partie 2 !
J’espère que ça vous aura plu, et que vous aurez pu rentrer plus avant dans la compréhension de la magie des nœuds et son fonctionnement !
Retrouvez, en partie 3, des recommandations pour réaliser vos propres rituels, avec des exemples concrets et intéressants à réaliser !
Nous débutons aujourd’hui notre introduction à la Magie des Cordes et des Nœuds ! Pour cela, je vous propose une petite bibliographie, des questions préalables pour vous tester un peu sur le sujet et vous permettre de commencer à y réfléchir, et enfin un tour d’horizon, en images, de l’usage magique des nœuds dans différentes civilisations !
Bibliographie :
Je vous mets dès maintenant quelques références qui m’ont été utiles pour construire ce contenu et qui vous permettront d’aller plus loin si cela vous intéresse :
En français :
La Magie des nœuds et du tissage : Art occulte d’hier et d’aujourd’hui, de Noémie Myara, aux éditions Bussière
Sortilèges et nœuds magiques : amour, fortune, protection, succès, bien-être… de Sarah Bartlett, chez Rustica éditions
En anglais (ils sont tous disponibles en Kindle) :
Knot Magic, de Tylluan Penry [mon préféré !]
Cord Magic : tapping into the power of string, yarn, twistq & knots, de Brandy Williams, chez Llewellyn Publications
Knot Magic Guide : Harness the power of sacred knots for protection, manifestation, love, and healing spells – Step by step rituals for starters and advanced practitionners in Wicca and Witchcraft, de Rhiannon Starwitch
Il en existe d’autres en anglais, en particulier sur Kindle, mais attention : beaucoup sont la reprise du même texte, avec simplement des noms d’auteurs différents ou des jaquettes différentes. Au moins, avec ces 3 là, vous avez un bon panorama.
Au-delà de ces livres sur le sujet de la magie des nœuds, si vous souhaitez travailler le sujet et progresser, je vous recommande d’acquérir des livres sur les nœuds de marins et les nœuds décoratifs ou ornementaux qui vous expliqueront, pas à pas, comment faire des nœuds plus ou moins élaborés (il en existe une quantité non négligeable, à vous de trouver ceux qui seront les plus clairs pour vous !).
Questions préalables :
Comme je l’ai fait en atelier, je vous propose de débuter cette séquence par quelques questions qui vous aideront à faire un premier tour d’horizon du sujet et de vos connaissances. N’hésitez pas à prendre en notes vos réflexions, et à y revenir plus tard, au gré des développements à venir.
Je vous ai mis quelques pistes de réflexion si cela vous est utile pour approfondir chacune des questions, pour les voir il suffit de cliquer sur les flèches au début de chaque question.
C’est parti !
Lorsque je vous parle de « nœuds », à quoi pensez-vous spontanément ? Qu’est-ce que cela vous évoque ?
Ici, libre à vous d’explorer différents domaines : des nœuds que vous avez l’habitude de faire, une image ou allégorie des nœuds, des évocations qui vous viennent à l’esprit lorsqu’on parle de nœuds ou de cordes…
Parmi les images possibles, il y a tout le domaine maritime qui dérive des nœuds de marins, tout le domaine de la montagne avec les nœuds employés pour l’alpinisme, le domaine médical (avec les sutures, les points, etc), vous avez aussi tout ce qui relève de l’usage pratique des nœuds (nouer une ceinture, des couettes, des lacets…), des souvenirs d’enfance (avec les scoubidous par exemple).
Avez-vous fait des nœuds aujourd’hui ?
Cette question vous permettra de voir à quel point les nœuds font partie de notre quotidien à tou-te-s : on apprend à les faire très jeunes, on en fait tous les jours sans même s’en rendre compte.
Quelques exemples de nœuds du quotidien (mais il y en a bien plus !) : nouer ses lacets, nouer sa cravate, nouer un ruban dans ses cheveux, faire un nœud décoratif sur un paquet cadeau, nouer un bracelet d’amitié, nouer la laisse d’un chien le temps d’entrer dans une pâtisserie, nouer le pochon d’un tarot, ficeler un rôti ou un poulet, nouer un sac poubelle…
Connaissez-vous des expressions impliquant le mot “nœud” ?
Les nœuds sont tellement présents dans nos vies qu’ils sont entrés dans notre vocabulaire pour marquer la complexité d’un sujet, les réactions physiques ou mentales liées au stress ou à des difficultés, les personnages retors.
Exemples d’expressions : le nœud du problème, se faire des nœuds au cerveau, nœud gordien, sac de nœuds, avoir un nœud dans l’estomac, tête de nœud…
Pour vous, à quoi peut servir un nœud ? Quelle est sa fonction, son effet ? (objectif : retirer des verbes d’action autour du nœud)
Cette question vous aidera à rentrer dans le sujet spécifique de la magie des nœuds : chacun des verbes que vous trouverez peut représenter un usage en magie des nœuds.
Entrons maintenant dans le vif du sujet : pourquoi considérer les nœuds comme magiques ?
La magie des nœuds est souvent perçue par les praticiens modernes comme une magie un peu enfantine, simpliste, et n’est pas toujours prise au sérieux. Il suffit de lire les ouvrages modernes de magie pour s’en rendre compte : très peu proposent des développements sur l’usage des nœuds.
Or, la magie des nœuds est un héritage ésotérique qui est le fruit d’une histoire riche, qui traverse toutes les cultures et mythologies, et continue d’être pratiquée aujourd’hui.
Pour vous en convaincre, voici une série d’images, connaissez-vous leurs significations ou leurs usages ? (Je vous donne un indice à chaque fois, et pour plus de détails sur l’image cliquez sur la petite flèche !).
Indice : Egypte antique !
Vous avez probablement entendu l’histoire d’Osiris, dieu du passage, des cycles et de la résurrection, qui fut trahi par son frère, assassiné, dépecé et les parties de son corps disséminées dans toute l’Egypte. C’est sa femme, Isis, qui, aidée de sa sœur Nephtys, a réuni toutes les parties du corps et les a assemblées à l’aide de nœuds réalisés sur un cordon.
Le nœud d’Isis (aussi appelé Tit ou Tiet) est devenu un symbole représentant la déesse, rouge sang, il représente son pouvoir magique, il est un symbole de vie, mais aussi de protection, dans la vie comme dans la mort (raison pour laquelle cette amulette était souvent placée sur les corps momifiés, pour le protéger des éventuels pillards, mais aussi pour le protéger dans l’après-vie). Ainsi, ce nœud était susceptible de produire des effets sur plan matériel et spirituel.
Indice : Phrygie !
Le roi de Phrygie meurt sans héritier. Un oracle prédit que la première personne qui arrivera à la ville sur un char sera fait roi. Dans l’Empire perse, le char était le symbole de la royauté et de la divinité. Le premier qui se présente sur un char est le paysan Gordias, qui entre dans la ville sur son char à bœufs. Il est fait roi, et son char est conservé dans le temple de Zeus. Le timon et le joug de son char sont attachés ensemble avec un nœud inextricable, sans début et sans fin apparente. Un oracle prédit alors que celui qui arrivera à défaire le nœud régnera sur l’Asie. En 333 avant Jésus-Christ arrive Alexandre le Grand qui, ne pouvant défaire le nœud, décide de le trancher avec son épée. Alexandre va ainsi régner sur l’Asie.
Indice : Rome Antique !
Dans la Rome antique, la mariée serrait sa tunique par un nœud d’Héraclès (un nœud plat décoratif et symbolique formé de deux boucles opposées, dont les brins se croisent alternativement dessus et dessous) que seul le mari dénouait lors des noces. Héraclès ayant eu soixante dix enfants selon la tradition antique, le nœud qui lui est associé était un présage de fécondité.
Indice : Mythologie Nordique !
Dans les croyances de la mythologie nordique, les Nornes tissaient le destin des Hommes, dont la vie était représentée par un fil plus ou moins long selon son espérance de vie. Wyrd, le destin, était représenté comme une toile, dans laquelle la vie de chacun était tissée. Pour représenter cette destinée, et l’entrelacement des liens, les nœuds étaient régulièrement utilisés comme des représentations physiques, et étaient utilisés pour des charmes de protection, de victoire sur les champs de bataille, d’amour…
Un Noeud particulièrement connu est le nœud des occis, aussi appelé Valknut, un nœud formé de 3 triangles. Et dans les pratiques de Seidr (pratiques magiques associées aux croyances nordiques surtout pratiquées par les femmes (mais maîtrisées par Odin !)), les nœuds étaient utilisés pour retenir l’énergie magique lors des incantations, et la libérer lorsqu’ils étaient défaits.
Indice : Civilisations Andines !
Si, comme moi, vous regardiez les Cités d’or dans votre jeunesse (« haaaaa hahahahaaaaaa, Esteban, Sia, Tao les cités d’oooooooOOOOOr ! » (ne me remerciez pas !)), vous vous rappelez sûrement que Sia utilisait un objet atypique : un Quipu (mot qui signifie “nœud” et “compte” en quechua).
Il s’agit d’un ensemble de cordes, cordelettes et nœuds (différents types de nœuds selon l’information à représenter) utilisé par les civilisations andines pour conserver une trace de certaines informations ou données (par exemple, des données administratives ou statistiques). Des usages à fin de communication voire d’écriture semblent également possible, certains témoignages évoquant l’usage de Quipu pour se rappeler les détails d’une histoire à raconter. Certains pourraient dater de plusieurs milliers d’années, comme ceux découverts par Ruth Shady sur le site de la civilisation de Caral remontant à 4 500 ans.
Indice : Tradition Celte !
Pour les Celtes, les nœuds symbolisent l’interconnexion entre la vie, la mort et le monde des esprits. C’est dans la tradition celte que les nœuds sont les plus reconnaissables esthétiquement et probablement les plus connus. Ils ont été utilisés comme éléments décoratifs et réemployés ensuite par l’église lors de son installation et son développement, ce qui explique qu’on les retrouve aujourd’hui sur des croix et des édifices religieux.
Indice : tradition Chinoise !
Les nœuds décoratifs traditionnels chinois sont des arts locaux typiques de la Chine, ils ornent les salles de palais et les objets quotidiens des foyers. En chinois, « nœud » signifie réunion, amitié, paix, chaleur, mariage, amour, etc. Les nœuds chinois sont souvent utilisés pour exprimer de bons vœux, y compris le bonheur, la prospérité, l’amour et l’absence de mal. Ils sont des porte-bonheur que l’on peut s’offrir ou accrocher dans sa maison, mais aussi dans des commerces ou restaurants.
Indice : Folklore Lapon !
En Laponie, et plus généralement autour de la Baltique, les sorcières vendaient aux marins des cordes avec trois nœuds : le premier peut libérer un zéphyr, un vent léger ; le second relâche un vent plus fort et le dernier déclenche une effroyable tempête. L’ouverture des nœuds augmente la force du vent, et il appartenait aux marins de gérer la vélocité du vent avec ces nœuds.
Ce type de sorcellerie peut être associé à celle des tempestaires, connus depuis la Rome antique.Une précision sur l’image : elle est extraite de la banque d’images du Museum of Witchcraft and Magic, ce qui explique la petite règle sur le bas de l’image, qui est là pour permettre de répertorier les collections du musée.
Indice : Tradition Anglo-saxonne !
En 1881, dans le Somerset, a été découvert dans le grenier d’une maison à Wellington une corde de chanvre, longue d’environ 1,5 m, avec des plumes de coq insérées dans les nœuds. Cette corde, qui se trouvait entourée de balais et de pots en terre, immédiatement été associée à des pratiques sorcières, et les théories furent nombreuses (elle servirait à jeter des sorts, chaque nœud affaiblissant la personne visée, mais elle servirait aussi à guérir, chaque nœud emprisonnant la maladie, ou à prier, chaque nœud représentant une prière (comme un chapelet), ou encore à bénir et protéger une maison). Ce qui a rendu célèbre cette échelle de sorcière (witch’s ladder), c’est que l’objet a été décrit dans le journal folklorique anglais Folklore en 1887 par l’occultiste E. B. Tylor, qui s’intéressait aux croyances populaires. Cet article en fait, encore aujourd’hui, la plus ancienne échelle de sorcière connue et décrite comme telle. Elle est désormais conservée au Pitt Rivers Museum d’Oxford, dans les collections d’anthropologie.
Indice : Religion Orthodoxe !
Dans la religion orthodoxe, notamment, est utilisé un “Chotki”, aussi appelé chapelet Byzantin, dont chaque noeud représente une prière et la répétition des prières était réputée conférer à l’objet du pouvoir spirituel.
Indice : Sorcellerie du Moyen-Age !
Au Moyen-Age, la magie des nœuds était surtout connue sous le nom de Ligature, ou « Ligatura ». Il s’agissait d’une forme de magie considérée comme dangereuse (notamment parce qu’elle était simple à mettre en œuvre, à la portée de tous, et extrêmement discrète), ce qui a conduit l’église à édicter, dès ses débuts, des édits pour l’interdire. Ceux qui utilisaient la “ligatura” étaient persécutés voire exécutés, et cette posture de l’église s’est poursuivie jusqu’au 18e siècle en France et en Ecosse.
L’usage le plus connu de la ligature est celui consistant à « nouer l’aiguillette » : l’aiguillette est l’ancêtre de la braguette, il s’agissait d’un cordon, ferré aux deux bouts, qu’utilisaient les hommes pour lacer sur l’avant de leur vêtement le haut-de-chausse au pourpoint. Nouer l’aiguillette revenait donc à rendre l’homme impuissant, soit de manière temporaire (pour qu’il laisse son épouse tranquille), soit de manière plus définitive (pour se venger ou empêcher un mariage).
Dans les Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, que j’ai retenu en illustration, on retrouve notamment la mention de la ligature de l’aiguillette : « Ayez la verge d’un loup nouvellement rué, & étant proche de la porte de celui que vous voudrez lier, vous l’appellerez par son propre nom, & aussi-tôt qu’il aura répondu, vous lierez ladite verge du loup avec un lacet de fil blanc, & il sera rendu si impuissant à l’acte de Vénus, qu’il ne le seroit pas davantage s’il étoit châtré. De bonnes expériences ont fait connoître que pour remédier, & même pour empêcher cette espece d’enchantement, il n’y a qu’à porter un anneau dans lequel soit enchassé l’œil droit d’une belette ».
Saviez-vous que l’on prête à la Vierge Marie la capacité de “défaire les nœuds” ? On évoque ainsi Sainte Marie qui défait les nœuds pour lui demander de résoudre les problèmes difficiles de la vie, particulièrement les conflits familiaux et crises personnelles (elle est souvent honorée dans le cadre de neuvaines).
Cette croyance est liée à un tableau baroque du XVIIIe siècle, nommé “Marie qui défait les nœuds”, détenu dans l’église Saint-Pierre de Perlach à Augsbourg (Allemagne). Le Pape François a contribué à la vénération de cette représentation de la Vierge en Argentine, puis dans le monde entier.
Exemple de prière dédiée à la Marie qui défait les nœuds :
“Vierge Marie, mère du bel Amour, mère qui n’a jamais abandonné un enfant qui crie au secours, mère dont les mains travaillent sans cesse pour tes enfants bien aimés, car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui déborde de ton cœur, tourne ton regard plein de compassion vers moi. Vois le paquet de « nœuds » qui étouffe ma vie. Tu connais mon désespoir et ma douleur. Tu sais combien ces nœuds me paralysent. Marie, mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de tes enfants, je dépose le ruban de ma vie dans tes mains. Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à ton aide miséricordieuse. Dans tes mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait. Mère toute puissante, par ta grâce et par ton pouvoir d’intercession auprès de ton Fils Jésus, Mon Libérateur, reçois aujourd’hui ce « nœud » [le nommer, si possible]. Pour la gloire de Dieu, je te demande de le défaire, et de le défaire pour toujours. J’espère en Toi. Tu es l’unique Consolatrice que Dieu m’a donnée, tu es la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m’empêche d’être avec le Christ.”
Indice : Psychologie !
Connaissez-vous la topologie des nœuds de Lacan ? C’est par le nœud borroméen (trois cercles entrelacés qui ont la propriété que si l’un des cercles disparaît, les deux autres sont détachés) que Lacan choisit de représenter la structure du sujet, le R du réel, le S du symbolique et le I de l’imaginaire. C’est un outil pour l’analyste, il aide à la modélisation des différents systèmes de compréhension du fonctionnement psychique.
Indice : Pop Culture !
La saga “A discovery of Witches” de Deborah Harkness suit les aventures d’une sorcière (Diana) qui doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs.
Cette sorcière est une tisseuse, elle sera appelée à maîtriser le tissage de nœuds complexes, allant jusqu’à réaliser 10 nœuds pour lancer un sort et déployer sa puissance magique !
Comme vous le voyez avec l’ensemble de ces éléments, quelles que soient les époques ou les civilisations, les nœuds ont toujours eu une place à part, on leur prêtait des vertus magiques, la capacité d’attirer des énergies et de les retenir, une force symbolique à part.
Ce sont les bases de la magie des nœuds que nous allons aborder dès la partie 2 !
Fin de la première partie !
J’espère qu’elle aura déjà été riche d’enseignements !
Il y a quelques semaines, j’ai animé pour l’association Etrange Tarot un atelier de 2h consacré à la magie des nœuds et des cordes. J’ai décidé de transformer mon support de formation en articles pour ce blog, je l’ai donc divisé en 3 parties, et j’en posterai une par semaine jusqu’à la fin du mois :
L’introduction (que vous retrouverez ici dès demain)
Les principes d’application (que vous retrouverez donc dans une semaine)
Les rituels (que vous retrouverez dans 15 jours)
Pour tout matériel, il vous faudrait, dans l’idéal, une cordelette ou une paracorde pour pouvoir pratiquer les différents nœuds et de quoi prendre des notes pour y revenir facilement au moment opportun (si vous avez un Livre des Ombres, cela peut être un bon support !).
C’est ma première publication ici sur le thème de la magie (même si on a un peu effleuré le sujet parfois), j’espère qu’elle vous plaira ! Si c’est le cas, je pourrai vous proposer d’autres contenus autour des grands principes théoriques de la magie et de la sorcellerie, mais aussi des focus sur des aspects pratiques, des rituels, etc.
En parallèle, je travaille sur plusieurs articles qui arriveront ici dans les prochaines semaines (je ne m’engage pas sur un délai, comme ça je ne me mets pas la pression inutilement !). Pensez à vous abonner au site pour être prévenu-e-s lorsqu’un nouvel article est mis en ligne !
Heureux de vous retrouver pour une petite guidance de la semaine à venir !
Je n’ai pas pu vous en faire une la semaine dernière, parce que j’étais en déplacement en Bretagne pour fêter mon anniversaire (la vieillesse les amis, la vieillesse !). J’en ai profité pour déjeuner avec Nico (Salon des Arcanes) et sa moitié qui passaient quelques jours dans le coin, pour aller à Brocéliande où j’ai pris des infusions sur mesure chez L’Hermine et l’Ajonc, et je me suis acheté un pendule qui me plait de ouf (un peu reuch, mais bon un coup de cœur c’est un coup de cœur). Les couleurs de l’automne en Brocéliande étaient dingues, très cinématographiques, par contre la saison de la chasse bâtait son plein et on n’a pas pu profiter de la forêt comme nous l’aurions voulu, mais c’est la vie !
Allez, pour le plaisir, quelques photos !
Allez, pour mémoire, notre tirage de guidance :
Le contexte général, les énergies et influences extérieures
Un point d’attention dans la sphère professionnelle
Un point d’attention dans la sphère personnelle
Un conseil pour passer la semaine
Cette semaine, on va tirer les cartes avec le Oak, Ash and Thorn de Three Trees Tarot, tout à fait de saison et en lien avec mes quelques jours à Brocéliande !
1. Le contexte général : La Force !
Cette semaine se présente sous le signe de la Force, un arcane majeur du tarot qui, d’ordinaire, vient sous la forme d’une jeune femme, tout de blanc vêtue, accompagnée d’un lion dont elle ouvre la gueule avec ses mains.
Je trouve le Oak Ash and Thorn tellement beau, regardez le contraste entre, d’une part, la sérénité de ce blaireau, expression de la force tranquille, de la maitrise, de la résolution et, d’autre part, ce serpent qui se débat, qui s’apprête à mordre, qui cherche à se libérer par tout moyen de la contrainte qu’on lui impose. Regardez aussi, sur cette carte, la présence d’autres animaux qui pourraient être des proies du serpent s’il était libre d’agir à sa guise, et que l’action du blaireau vient protéger.
J’aime l’idée que la représentation de la force se retrouve à la fois chez le blaireau et chez le serpent : d’une part, lorsqu’on agit en alignement avec ses convictions et ses valeurs, la force se manifeste au moyen d’une résolution inébranlable qui nous permettra d’agir avec courage, calme et détermination. D’autre part, lorsqu’on est limités, empêchés, entravés dans notre action, dans notre expression, alors on a un sursaut d’expression brute, primaire, proche de l’instinct de conservation qui sera rapide, peut-être même violent.
Ainsi, pour la semaine à venir, le contexte général devrait être particulièrement mobilisateur et toucher chez nous une corde sensible qui va beaucoup nous challenger et nous pousser à agir, à réagir. Il y aura, dans l’air, une sensibilité forte, qui pourra confiner à l’irrationnel parfois, tant nos réactions ne seront pas anticipées ou comprises, y compris par nous ! Face à certains évènements majeurs, nous allons rester stables, résolus, agir avec simplicité et pragmatisme malgré l’agitation ambiante. Puis face à certaines expressions, certains mots, certaines actions plus anodines, nous allons réagir au quart de tour avec une expression ultra forte, viscérale, qui pourrait paraitre disproportionnée mais qui sera à la hauteur de l’effet produit sur nous.
Comme c’est le contexte général de la semaine, nous aurons à gérer ces réactions chez nous mais aussi chez les autres, et nous aurons parfois l’impression de marcher sur des œufs, de s’excuser d’être là, puis tout d’un coup nous mettrons un coup d’arrêt aux comportements qui nous irriteront ou nous toucheront. Une semaine où, clairement, on n’encaisse pas sans broncher, mais on va devoir gérer nos émotions et doser nos réactions (typiquement une semaine où on peut nous dire « arrête d’être hystérique » alors que nous serons dans une expression juste).
2. Le point d’attention dans la sphère pro : la Justice
Deuxième arcane majeur intervenant dans ce tirage (ça va être bien challengeant cette semaine niveau pro !), nous devons prêter attention cette semaine à l’archétype de la Justice.
Cette carte peut représenter plusieurs réalités : évidemment, elle peut représenter la Justice elle-même, donc les tribunaux, les juges, les contentieux, les affaires juridiques et juridictionnelles, mais aussi les avocats, les greffiers, les médiateurs, les huissiers, les notaires, toutes ces professions à forte dimension juridique. Elle peut représenter le fait de rendre la justice ou de se faire justice, c’est à dire de restaurer un équilibre dans une relation déséquilibrée par un abus (quel qu’il soit), et cela peut aller jusqu’à l’expression de la loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent. Plus largement, la justice embrasse tout ce qui touche à l’administratif, l’administration, les papiers, les documents et les procédures à remplir ou à suivre. En terme de qualités, elle parle de droiture (raideur ?! haha), de probité, d’équité, d’impartialité…
En tant que point d’attention dans la sphère pro, la Justice alerte sur le fait de tenir une posture juste, droite, éclairée par la matérialité des faits. Elle alerte aussi sur le respect des procédures, des usages, sur le fait de formaliser les choses et de ne pas réagir au quart de tour. Le temps de la justice n’est pas le temps du commun des mortels : elle a besoin d’agir dans un contexte pacifié, dépassionné, qui est indispensable pour rendre une décision juste.
Dans le contexte général de la semaine décrit plus haut, la présence de la Justice en point d’attention exige, lorsque nous sentirons arriver une expression forte dans la sphère professionnelle, de la retenir, au moins le temps de la formater pour qu’elle soit plus juste, proportionnée, et qu’elle soit moins épidermique. Elle implique aussi la nécessité de rappeler à toutes et tous les règles, les usages, le formalisme que les relations professionnelles impliquent : on ne se comporte pas au boulot comme à la maison, on veille à ce que son expression soit toujours impeccable. Nous avons tous des droits et obligations et chacun doit agir dans ce cadre qui est fait pour protéger chacun.
3. Le point d’attention dans la sphère perso : le 7 de Coupes
Dans la sphère personnelle, cette semaine on prête attention au 7 de Coupes et à ce qu’il représente. Avant d’aller sur le fond de la carte, je trouve intéressant de souligner que le serpent qui se trouvait au centre de la carte de la Force se retrouve ici dans l’une des coupes !
Cette carte est ambivalente : elle représente à la fois des potentiels, des potentialités qui s’offrent à nous et que l’on pourrait saisir, et dans le même temps des illusions, des chimères que l’on pourrait croire accessible et qui se déroberont toujours, soit parce que notre jugement est biaisé, soit parce qu’on nous fait croire qu’une situation est accessible alors qu’elle est hors de notre portée. Comme nous sommes dans le domaine des Coupes, et donc la sphère des sentiments et de la spiritualité, cette carte implique une situation d’introspection, d’interrogation et d’indécision, puisqu’on ne sait pas encore faire la part des choses entre le vrai et le faux, le positif et le négatif, l’opportunité et la menace (si vous connaissez l’exercice du SWOT, c’est typiquement le genre de carte qui peut vous pousser à en faire un pour réussir à prendre une décision éclairée !).
Dans le contexte général de la semaine, qui évoque des situations qui vont toucher notre corde sensible et nous faire réagir, cette carte appelle, dans la sphère personnelle, à faire attention à discerner le vrai du faux, à ne pas présumer des intentions ou des actions, et à ne pas agir dans le brouillard de nos pensées, de notre imagination, de notre fiction personnelle. Essayons d’analyser nos réaction et leur caractère fondé ou non. C’est peut-être une bonne semaine, justement, pour essayer de démystifier les choses, de ne pas rester avec ses doutes et ses questionnements, mais d’utiliser l’influence de la Force pour poser frontalement les questions qui nous taraudent et lever ainsi les situations floues, lever un pan de brouillard.
4. Le conseil pour passer la semaine : le 4 de Bâtons
Pour passer cette semaine, nous aurons collectivement besoin d’avoir recours à l’énergie du 4 de Bâtons, une carte de stabilité dans le domaine des Bâtons, qui peut évoquer les célébrations, les fêtes, les moments de cohésion où l’on se rassemble, mais aussi les engagements (mariages), les contrats, les liens entre les personnes (les liens forts, hein ! Ceux qui, véritablement, nous lient), la parole donnée et les promesses que l’on fait…
Dans le contexte général dessiné pour cette semaine, et vu les points d’attention à avoir dans les sphères pro et perso, la première chose à laquelle j’ai pensé en voyant cette carte c’est « une personne ressource ». Un point d’ancrage. Une personne de confiance vers laquelle on peut se retourner et qui accueillera nos émotions, notre expression et saura percevoir ce qui s’exprime à travers nous.
C’est quelqu’un avec qui nous avons un lien de confiance, un lien solide, clair, qui a de l’importance pour nous, suffisamment d’importance pour qu’on se sente engagés avec cette personne qui sera un bon recours pour nous. Cette personne, elle saura nous redonner un cadre, des règles, nous rappeler les usages dans la sphère pro. Cette personne, elle saura avec clarté et douceur dissiper les brumes de nos interrogations, lever les questionnements et les indécisions.
Cette semaine, identifiez votre personne ressource (qui n’est pas forcément votre femme ou votre mari, hein ! Mais une personne de confiance, vers laquelle vous irez naturellement) et n’hésitez pas à la solliciter lorsque vous en ressentez le besoin.
Avant de vous quitter, simplement vous dire qu’il est souvent bénéfique de s’exprimer avec détermination et en vérité, n’ayez pas peur de le faire. Simplement, apprenez à discerner l’expression de votre vérité profonde de la manifestation de vos peurs. La première sera un moteur puissant de libération pour avancer, la seconde sera un frein et une contrainte.
Ça fait un bail qu’on n’a pas papoté par ici ! J’espère que vous allez bien en cette période où la saison sombre s’installe, appelant chacun-e à ralentir, à s’installer dans le confort de sa maison et à plonger dans ses ténèbres intérieures avec plus ou moins d’envie ou de conviction ! C’est la période idéale pour ressortir ses jeux de tarots, et pour se lancer dans un tirage de l’ombre.
Mais parfois, alors que nous n’avons pas utilisé un jeu pendant quelques semaines, au moment de tirer les cartes à nouveau, il ne “fonctionne” plus avec nous. C’est étrange : c’est comme si nous n’étions plus alignés avec le jeu, comme si son énergie était différente et ne collait plus avec nous. Cela se voit directement avec les tirages : il ne se mélange plus comme avant, les cartes qui sortent ne semblent pas à leur place, elles nous laissent perplexes et semblent hors de propos alors que d’habitude, ce jeu entre en synergie avec nous. Cela peut aussi arriver lorsque nous prêtons notre jeu à quelqu’un, qui va le manipuler et tirer des cartes avec. Lorsque nous le récupérons, nous n’avons curieusement plus envie de l’utiliser, nous le laissons dans sa boîte, parce qu’il n’a plus vraiment notre énergie, comme s’il avait été modifié par ce simple prêt.
Ne serait-ce pas le moment de faire un petit rituel de purification des cartes ?
1. Ca veut dire quoi « purifier » ? Mon jeu serait « impur » ?
Entendons nous sur les termes : selon le Larousse, purifier (du latin purificare) peut signifier « rendre un liquide, une matière, etc. plus sains en les débarrassant des impuretés qui les altèrent« , mais aussi « rendre plus pur, plus correct« .
Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, dans leur “Dictionnaire des symboles : mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres” (publié chez Robert Laffont), rappellent que les rites de purification existent dans toutes les religions, avec des listes d’interdits et un cérémonial inépuisables. “Ce qui est impur, actes, nourriture, animaux, c’est ce qui déplait à Dieu. Ce peut être une impureté physique ou une désobéissance des lois, dont il importe de se purifier”. Ainsi, ce qui est considéré comme impur dépend de votre religion et de vos croyances.
Cette définition (plaire à Dieu) est-elle celle à laquelle on se réfère lorsqu’on parle de “purifier” son jeu de tarot ? Pas vraiment, sauf si vous utilisez votre jeu dans le cadre d’une pratique rituelle religieuse ou en contradiction flagrante avec vos principes religieux (mais ce n’est pas le cas que l’on va développer ici). Nous allons plutôt aborder ici le domaine du subtil, du ressenti, de l’énergétique.
Pour vous expliquer cela de la façon la plus simple et explicite possible, je vais m’appuyer sur deux ouvrages : “Purification : principes et méthodes” d’Arnaud Thuly, publié aux éditions Alliance Magique et “Bilans et techniques de purification énergétique personnelle” de Marc Neu, publié par Le Lotus et l’Éléphant.
Dans son livre, Arnaud Thuly explicite les notions d’énergies “positive” et “négative”. S’il considère ces qualificatifs comme impropres, parce qu’ils conduisent à une confusion liée à notre éducation occidentale entre ce qui serait bon, et donc d’ordre divin, et ce qui serait mauvais, relevant donc du malin, il tente une autre explication moins “classique” selon lui de ce qu’est une énergie négative mais mieux adaptée pour comprendre ce que ce terme peut recouvrir : “toutes les énergies qui nous apparaissent comme désagréables au premier abord. Ainsi, dès qu’une énergie est ressentie comme agressive, pesante, indésirable et mal vécue, nous la classons comme énergie négative. Nous ne sommes plus dans une notion de bien et de mal mais dans une question d’interprétation de nos ressentis vis-à-vis d’une sensation”.
Il distingue ensuite deux aspects différents selon lesquels distinguer les énergies négatives que l’on peut rencontrer dans le cadre de sa pratique : d’une part, l’énergie négative résiduelle (qui est l’énergie émise par différents objets présents dans un environnement et qui s’accumule dans un espace confiné ou dans un objet) et, d’autre part, l’énergie à charge négative (la charge étant une information, une intention transmise par un vecteur qui n’est autre que de l’énergie projetée dans une intention déterminée, en l’occurrence négative).
Marc Neu emploie des notions légèrement différentes pour expliquer ces mêmes concepts, qui peuvent être complémentaires pour bien comprendre les notions que l’on manie ici : il évoque pour sa part l’énergie “matérielle” et l’énergie “mentale”.
L’énergie matérielle est, pour lui, “une énergie qui réagit avec la matière ou est produite par celle-ci. C’est aussi une énergie quantitative, car son accumulation et donc son stockage sont possibles”. Par abus de langage, c’est une énergie que l’on qualifie de “basse” (qui serait négative lorsque l’énergie est passive ou inactive) ou de “haute” (qui serait positive lorsque l’énergie est active et dynamique), mais l’auteur explique que ce serait trop manichéen et que cela dépend des personnes et des situations : “en tant qu’êtres humains, nous avons besoin d’une plage d’énergie définie. Si elle descend trop bas, donc si elle est moins active, elle nous sera nuisible en créant des blocages. Si elle est trop rapide, elle nous forcera à fonctionner en surrégime, en surconsommant notre carburant”, mais ce qui nous est nuisible peut être bénéfique pour d’autres. C’est donc la quantité et le caractère actif ou passif de cette énergie qui fera varier ses effets sur nous et notre perception. Cela rejoint la notion d’énergie résiduelle mentionnée par Arnaud Thuly pour qualifier une modalité d’identification de l’énergie “négative” : si l’énergie matérielle est stagnante, elle est inactive et s’accumule et finit par générer une énergie “basse” ou “négative”.
L’énergie mentale, elle, est de nature différente : elle ne peut pas être stockée dans la matière et n’en est pas dépendante, elle n’est donc pas de nature quantitative (contrairement à l’énergie matérielle). Il s’agit plutôt d’une information, également appelée “charge”, qui peut être reliée à la matière pour en diriger l’énergie selon deux modalités d’action : d’un côté, l’ordre, l’harmonie, la néguentropie, de l’autre côté, le désordre, le chaos, l’entropie. On retrouve ici l’énergie à charge négative décrite par Arnaud Thuly, lorsque l’intention reliée à un objet tend vers le chaos.
Marc Neu ajoute une subtilité complémentaire dans l’identification de ces énergies : la combinaison des énergies matérielle et mentale, qui conduiront à des effets différents selon les polarités envisagées (4 catégories sont ainsi dessinées : énergie stagnante et néfaste à la vie, énergie stagnante et favorable à la vie, énergie vive et néfaste à la vie, énergie vive et favorable à la vie). Selon les catégories envisagées, les actions de purification / protection varieront (pour plus d’information sur le sujet, je vous invite à lire son livre).
Vous l’aurez donc compris : il peut arriver que votre jeu de tarot soit chargé d’une énergie négative qui sera soit le fait d’une énergie matérielle accumulée qui ne vous correspond pas, soit le fait d’une charge (a priori volontaire, ou involontairement transmise mais étant l’écho d’une volonté claire) qui vous sera défavorable ou néfaste.
2. Comment « purifier » / « nettoyer » / « réinitialiser » mon jeu alors ?
Arnaud Thuly le rappelle clairement dans son livre : il n’y a pas UNE purification mais DES purifications, qui peuvent globalement être classées en 3 catégories :
La purification par absorption (consiste en l’utilisation d’un élément extérieur qui va venir absorber l’énergie résiduelle et/ou l charge contenue dans l’objet par effet de transfert) ;
la purification par dégagement (qui permet de remettre l’énergie en mouvement et de la faire quitter l’objet, ce qui peut être fait au moyen de différentes méthodes, comme la vibration, la séquestration, la répulsion, la réaction (à l’encens notamment)) ;
la purification par transformation (pour les objets ayant subi une puissante charge volontaire, qui est tellement ancrée dans l’objet qu’elle se confond avec lui, et pour laquelle une libération énergétique implique d’altérer l’objet lui-même, la vibration ou l’information). Cette dernière technique ne sera pas utilisée pour “purifier” un tarot (sauf à ce que vous ayez récupéré le jeu d’un praticien qui aurait chargé son jeu pendant des années, mais dans ce cas votre intérêt serait probablement d’en conserver la charge).
Il y a énormément de techniques différentes pour “purifier” / “nettoyer” / “réinitialiser” (vous avez compris l’idée !) un jeu de tarot, et de nombreux auteurs et autrices s’en font l’écho dans leurs ouvrages (par exemple, pour une sélection non exhaustive : Mary K. Greer dans son livre “Tarot for your Self”, Sahar Huneidi-Palmer dans son livre “The book of Tarot”, Benebell Wen dans son livre “Holistic Tarot”, Meg Hayertz dans son livre “Le tarot pour débutants”, ou bien encore Melinda Lee Holm dans son livre “Your tarot guide : learn to navigate life with the help of the cards”…).
Je vous propose donc de nourrir votre pratique avec un petit florilège des techniques que l’on peut rencontrer au détour d’une lecture de livre sur le tarot ou d’une pratique !
Les techniques de purification sans matériel particulier :
“Toc toc toc” : La première technique que je voudrais vous donner, je la tiens de ma mère qui le faisait régulièrement avec son tarot de Marseille lorsque quelqu’un d’autre qu’elle le manipulait. Il suffit de placer l’intégralité de son tarot en pile sur une table, les faces des cartes dirigées contre la table (donc vous ne voyez au sommet de la pile que le dos d’une carte). Poing fermé, comme si vous alliez toquer à la porte d’un voisin, tapez 3 coups sur votre jeu. Visualisez, pour chacun de ces coups, la libération énergétique qui se produit dans votre jeu : chaque coup fait se disperser les énergies accumulées et revenir le jeu à la “normale”. Simple, basique. Pendant des années, je n’ai retrouvé ce rituel décrit nulle part, et je me demandais bien d’où il pouvait sortir ! Mais, il y a quelques temps, j’en ai trouvé une variante dans un livre (un seul !), celui de Meg Hayertz, qui recommande pour sa part de déployer votre jeu en éventail, de souffler doucement sur les bords avant de reformer une pile dans votre main et de “toquer” sur le dos de la première carte du paquet. Choisissez votre variante préférée !
Le mélange de cartes en rythme : là encore, c’est une technique simple, qui emprunte cette fois-ci au mouvement, à la dynamique et au rythme. Lorsque vous mélangez votre jeu de tarot, vous déployez de l’énergie, que vous faites passer à travers votre jeu. Il s’agit donc de mélanger le jeu selon un rythme déterminé tout en visualisant le fait que ce mouvement et ce rythme vont produire des effets sur la charge énergétique du jeu. Vous pouvez par exemple mélanger vos cartes selon un rythme ternaire (“tchac tchac tchac // tchac tchac tchac // tchac tchac tchac”), et mélanger aussi longtemps que nécessaire pour que l’énergie contenue dans les cartes se dissipe et une nouvelle énergie les parcours.
Le rangement des cartes dans l’ordre : troisième méthode ne réclamant aucun matériel particulier, qui appelle simplement à ranger son jeu dans l’ordre pour casser l’énergie qu’il peut contenir, le réinitialiser avant de le mélanger à nouveau. Cela implique, avant de ranger le jeu, que vous en ayez défini l’ordre (entre les majeurs et les mineurs), y compris à l’intérieur des suites ou même des arcanes majeurs (le Fou, en premier ou en dernier des arcanes majeurs ?). Moi, pour ranger les suites, j’utilise un moyen mémo-technique : ABCDE. A pour Atouts (les majeurs, et moi je mets le Fou à la fin des majeurs), B pour Bâtons, C pour Coupes, D pour Deniers, E pour Epées. Mais si vous avez un ordre logique différent, évidemment feel free !
La graine de lumière : c’est Mary K. Greer qui propose cette technique de visualisation et d’énergétique. Posez votre jeu sur une table. Fermez les yeux et visualisez, à environ 45 cm au-dessus de votre jeu, une petite graine de pure lumière blanche ou dorée. Imaginez cette graine qui grandit, grandit et forme une couronne de lumière, qui déverse ensuite un flot de lumière blanche et pure sur vos cartes. Ce flot de lumière inonde et purifie votre jeu.
La purification par le souffle : Melinda Lee Holm donne, dans son livre, une astuce à employer lorsque quelqu’un d’autre (que l’on n’apprécie pas vraiment) vient toucher nos cartes. Ne paniquez pas, attendez que l’insupportable touche à tout s’éloigne, tenez vos cartes en éventail devant votre visage, prenez une grande inspiration pendant laquelle vous imaginez un air pur, intense, puissant emplir vos poumons, puis soufflez sur vos cartes, en imaginant que votre souffle est empreint de magie purificatrice et nettoie vos cartes comme un jet d’eau peut nettoyer un mur ou une terrasse ! Ca ira rapidement beaucoup mieux !
Les techniques de purification nécessitant un accessoire ou du matériel :
La fumigation : technique classique, connue de toutes et tous, le fait de passer son jeu de cartes dans la fumée d’encens ou d’herbes sèches, pour que la fumée emporte avec elle et disperse les énergies emprisonnées dans le jeu. Vous pouvez utiliser des plantes identifiées pour la purification, par exemple du cèdre, de la sauge, du palo santo, de l’oliban… (tous ceux-là, durables s’il vous plaît !). Attention toutefois à ne pas prendre un encens susceptible de produire de la fumée un peu grasse ou collante, pour ne pas affecter vos cartes (et si vous êtes sensibles à la fumée, évitez cette technique !). Tiens, j’en profite, savez vous pourquoi il est souvent écrit, dans les livres ésotériques, qu’il faut brûler les bâtons de sauge dans une coquille d’ormeau ? Ce n’est pas seulement un critère esthétique ! C’est pour que l’opération de purification rassemble l’influence des 4 éléments : l’ormeau pour l’eau, le bâton de sauge pour la terre, le feu qui se représente lui-même, et la fumée pour l’air.
Le son : Une autre technique de purification d’un jeu de tarot consiste en l’utilisation d’un bol chantant, d’une cloche ou d’une clochette. C’est la vibration du son et sa fréquence qui vont venir modifier l’énergie de votre jeu. Choisissez un outil qui produit un son agréable à vos oreilles, et à chaque tintement, visualisez l’onde sonore pénétrer votre jeu de tarot et dissiper les énergies négatives qu’il pourrait contenir.
Frotter le jeu et les cartes avec un tissus en coton ou en soie : on est ici encore dans une notion de déclenchement d’énergie par le mouvement, prenez un morceau de tissu en fibres naturelles non abrasives, comme du coton ou de la soie, et frottez doucement et patiemment votre jeu complet pour débuter, puis carte après carte, en visualisant, avec ce frottement, la disparition de l’énergie contenue dans la carte et l’activation de votre propre énergie pour la remplir à nouveau. Cela nécessite un peu de patience et de concentration, pour tenir cet exercice de visualisation sur tout le processus, mais c’est très efficace !
Pour les cartes plastifiées, la purification par l’eau salée ou l’eau de Floride : préparez un récipient avec de l’eau claire et du sel de mer mélangés. Avec une éponge très légèrement humidifiée et essorée, passez cette préparation sur les cartes que vous sècherez immédiatement. Évidemment, n’appliquez cette technique que pour les cartes dont vous êtes certain-e-s qu’elles sont bien plastifiées et ne risquent pas de se détériorer dans l’opération. Si les cartes collent un peu après l’opération, appliquer du talc fin (il en existe spécialement créés pour les cartes à jouer). Vous pouvez utiliser la même technique en remplaçant l’eau salée par de l’Eau de Floride, connue pour ses vertus de purification. Dans ce cas, appliquez un peu d’Eau de Floride sur un linge propre, et appliquez la, carte à carte (là encore, uniquement sur un jeu plastifié).
La purification par le sel : lorsque vous avez vraiment le sentiment que votre jeu est imprégné d’une énergie qui vous est défavorable, vous pouvez opter par une purification par le sel. Il s’agit tout simplement, dans une boite adaptée à la taille de votre jeu, de remplir le fond de la boîte de gros sel de mer, puis d’y placer le jeu et de le recouvrir de sel, avant de le laisser au moins 24h pour que le sel puisse nettoyer les énergies en présence. Attention : le sel peut détériorer votre jeu s’il reste en contact trop longtemps avec les cartes. Je ne peux que vous recommander d’emballer votre jeu dans un linge fin, par exemple de la gaze, qui empêchera le sel d’être en contact direct avec les cartes mais permettra à l’opération d’agir. Si votre jeu est fragile, vous pouvez aussi l’emballer dans du plastique avant l’opération.
La purification par les cristaux : je ne suis pas spécialiste en la matière, mais j’ai trouvé deux propositions différentes pour l’utilisation des cristaux dans la purification d’un jeu de tarot : la première implique du cristal de roche ou quartz blanc, la seconde implique de la sélénite. Dans les deux cas, le principe est de placer votre tarot dans une boite, accompagné d’une de ces pierres, qui agira directement sur l’énergie de votre jeu. Laissez alors votre jeu le temps qu’il faudra pour ressentir les propriétés d’absorption de pierre et donc la disparition des énergies négatives sur votre jeu.
La purification par la terre : ici, il faut avoir un accès à l’extérieur, à un lieu où l’on pourra enterrer son jeu de tarot. Cette technique est peu utilisée, elle est surtout employée lorsque l’énergie négative est très importante et que les autres méthodes n’ont pas fonctionné. Il convient alors de bien emballer son jeu (pour éviter le contact direct avec la terre humide et grasse), vous pouvez le mettre dans une boîte, dans un linge ou même dans un sachet plastique (que vous récupérerez à la fin de l’opération pour le recycler). Il convient ensuite de l’enterrer puis de le laisser 7 jours et 7 nuits en terre ou, dans l’idéal, entre la pleine lune et la nouvelle lune (période de décroissance, permettant de faire décroitre l’énergie jusqu’à sa disparition).
Vous voilà armé-e-s avec un panel conséquent de rituels de purification à votre main !
3. Et une fois purifié, c’est bon ? Je peux utiliser mon jeu immédiatement ?
Si vous n’avez aucune pratique énergétique, et ne souhaitez pas “charger” votre jeu, alors oui ! Il sera “réinitialisé”, comme on remet un téléphone aux paramètres constructeur, simplement il ne sera plus configuré selon vos paramètres à vous mais fonctionnera quand même très bien !
Si vous avez en revanche une pratique énergétique ou une pratique magique, alors vous savez probablement comment agir avec votre jeu et je n’en rajoute pas ! Agissez selon les principes qui dirigent votre pratique.
Enfin, dernière hypothèse, si vous n’avez pas de pratique énergétique ou magique particulière mais vous aimeriez quand même disposer d’une technique simple et efficace pour charger votre jeu, voici 3 propositions, entièrement à votre main :
La première, vous avez toujours la possibilité d’exposer votre jeu à la lumière du soleil ou à la lumière de la lune avec la volonté que cet astre “charge” de son énergie votre jeu (le soleil pour les émotions positives, le rayonnement, la mise en lumière… La lune pour l’introspection, la réflexion, l’intuition…). Attention toutefois à ne pas juste mettre votre jeu dehors pour une journée ou une nuit, parce qu’au soleil les cartes risquent de se décolorer, à la lune elles risquent d’être humides et de gondoler si elles ne sont pas plastifiées. La charge n’a pas forcément besoin de durer des heures, et elle peut aussi se faire à travers la vitre d’une fenêtre pour garantir l’intégrité de votre jeu !
La deuxième, je l’ai trouvée dans le livre de Benebell Wen, “Holistic Tarot” (chapitre 4, “Connecting to and caring for a tarot deck”).
Pour charger un jeu de sa propre énergie, elle recommande de placer le jeu de tarot dans un espace de votre maison ou de votre appartement qui vous est clairement personnel : cela peut être votre autel si vous en avez un, mais aussi le tiroir de votre bureau où vous conservez votre matériel préféré de travail ou de correspondance, ou bien encore un tiroir de votre commode contenant des affaires personnelles ou des petits objets auxquels vous tenez. L’idée est ainsi de placer votre jeu dans un endroit où votre vibration personnelle est suffisamment importante pour qu’elle puisse “tempérer” l’énergie initiale du jeu.
Une fois trouvé cet endroit personnel, laissez votre jeu dans cet espace pendant plusieurs jours, votre énergie devrait progressivement “imprégrer” le jeu. Benebell Wen raconte que, elle, elle a gardé un de ses jeux de tarot pendant une semaine sous son oreiller, et qu’elle dormait dessus. Elle a constaté des tirages plus fluides et naturels avec ce jeu après cette opération, sans qu’elle s’explique la raison exacte (est-ce magique ? psychologique ? placebo ? peu importe au fond, tant que ça marche !).
La troisième vous intéressera davantage si vous êtes plutôt versé-e-s sur la magie et appréciez les rituels : Lilith Dorsey donne, dans son livre “Tarot Every Witch Way”, un rituel de bénédiction de son jeu de tarot qui, pour elle, revient à “mettre au monde” son jeu de carte. Si ce rituel vous intéresse, vous aurez besoin :
d’un grand morceau de tissus blanc en fibres naturelles, du coton par exemple ;
d’un petit bougeoir adapté au bougies chauffe-plat ;
d’une bougie chauffe plat de couleur violette ;
d’une huile essentielle de lavande (3 gouttes suffisent) ;
d’une pincée de poudre de bois de santal ;
de votre jeu de tarot.
Lilith Dorsey préconise de conserver tous les ingrédients nécessaires à portée de main, dans un endroit où ils ne vont pas vous déranger, et de vous asseoir devant une table. Commencez par étaler le tissus blanc sur la table, placez le bougeoir au milieu du tissus. Prenez la bougie chauffe-plat violette, ajoutez-y les 3 gouttes d’huile essentielle de lavande et la pincée de bois de santal. Placez-la dans le bougeoir et allumez-la. placez les cartes sur la table en face de vous, de manière à ce que la bougie se trouve entre vous et les cartes.
Pendant que la bougie brûle, prenez le temps de dire aux cartes toutes les informations que vous considérez nécessaires pour établir une connexion psychique entre vous et partager la manière dont vous souhaitez travailler avec les cartes : cela peut-être votre lieu de naissance, là où vous habitez, votre histoire, vos ancêtres, votre cheminement ésotérique ou psychologique… Lorsque vous aurez partagé ces informations avec vos cartes (veillez à privilégier un moment seul-e pour le faire, si vous ne souhaitez pas avoir à vous justifier !), restez assis-e en silence le temps que la bougie finisse de brûler, et concentrez-vous sur le lien que vous souhaitez créer avec vos cartes. Vous pouvez renouveler cet exercice autant de fois que vous le souhaitez pour affirmer votre connexion avec vos cartes.
Voilà, j’espère que ces petits rituels vous permettront, une fois votre jeu purifié, de reconnecter votre énergie avec lui et de vous sentir à nouveau à l’aise et serein-e dans vos tirages !
Deux derniers points avant de nous quitter :
Tout d’abord, que faire si, après purification de votre jeu, vous ressentez toujours une énergie lourde, désagréable lorsque vous utilisez votre tarot ? Quelles options vous reste-t-il ?
Dans ce cas, soit cela vient intrinsèquement du tarot (et vous pourrez tenter une procédure de purification plus longue ou différente de celle engagée, à moins que cela ne vienne des représentations présentes sur les cartes du tarot qui peuvent être en dissonance avec votre énergie propre ou vos croyances, auquel cas vous ne pourrez pas y faire grand chose, peut-être alors envisagerez-vous de ne plus l’utiliser ou de vous en séparer), soit il vous faudra envisager la purification de l’espace dans lequel vous pratiquez (une projection d’eau magique, une fumigation à l’encens…) qui est peut-être à l’origine de votre trouble, et/ou de vous purifier vous-même (par un bain rituel, une amulette, une prière, un sigil…).
Ensuite, si vous ne croyez pas à l’existence d’énergies négatives ou à la purification, ou si plus simplement vous ne ressentez pas (pour pas encore très bien) ces énergies et ne savez pas apprécier si une purification est nécessaire, alors considérez ces rituels comme des instants privilégiés qui vous permettront de consacrer du temps à mieux vous approprier votre jeu de tarot et vous y connecter. La vertu des rituels est indéniable : elle est reconnue et valorisée par tous les anthropologues et se retrouve dans toutes les sociétés. Alors expérimentez les vertus d’un rituel dans l’approfondissement de votre lien avec le tarot ! Après tout, même si vous n’y croyez pas, frotter vos cartes avec de la soie ou toquer 3 fois sur votre jeu n’emporteront pas de conséquences, et au pire vous aurez passé du temps à bichonner votre jeu de cartes et à l’observer sous toutes les coutures.
J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à venir partager en commentaire autour de vos propres rituels de purification, ou autour des rituels que vous allez faire après avoir lu cet article !
Très bonnes célébrations de Samhain dans les jours qui viennent, joyeuse Toussaint le 1er novembre (si vous pratiquez la magie des Saints, c’est un moment idéal pour remercier, célébrer, prier…), bonne célébrations de vos disparus le 2 novembre (journée idéale pour fleurir les tombes, avoir une pensée pour nos ancêtres, les honorer…), et à bientôt pour un autre article autour du tarot et/ou de la magie !
PS1 : j’avais rédigé cet article pour qu’il intègre la newsletter de l’association Etrange Tarot de Samhain, mais je n’ai pas réussi à tenir la deadline fixée à lundi pour les articles et j’ai quand même envie de vous le partager sans attendre, alors le voici !
PS2 : Pour votre parfaite information, j’ai décidé que j’écrirai plus occasionnellement dans la newsletter désormais, je privilégierai mon blog pour mes prochains articles thématiques et séances d’écriture. Ce sera plus confortable pour moi en termes de délais (entièrement à ma main et sans stress du coup), et pour vous en termes de lecture !
PS3 : je vous avais promis un article « magie des nœuds » suite à l’atelier que j’ai donné pour l’association, il va arriver ! Il faut juste que je prenne le temps de reformater mon support d’atelier afin qu’il soit mieux adapté à une publication sur un blog. Encore un tout petit peu de patience !
vous aurez certainement remarqué que je n’ai pas posté de tirage pour la semaine passée. Ce n’est pas faute d’avoir tiré les cartes, mais je l’ai fait le dimanche soir, en rentrant du week-end Etrange Tarot sur la côte normande, j’étais vraiment fatigué (genre vraiment vraiment !) et du coup j’ai pas trouvé l’énergie de rédiger un article ! Et les soirées suivantes, j’étais pas mal pris, alors j’ai laissé tomber !
Mais bonne nouvelles, voici le tirage de la semaine à venir ! Tirage fait avec The Haptic Tarot (first edition), de Nick Jacobs.
Pour mémoire :
Le contexte général, les énergies et influences extérieures
Un point d’attention dans la sphère professionnelle
Un point d’attention dans la sphère personnelle
Un conseil pour passer la semaine
1. Le contexte général : Le Diable
Le contexte général de cette semaine sera marqué par l’énergie et l’influence du Diable. En d’autres termes, cette semaine devrait nous confronter aux aspects les sombres de la nature humaine, ceux que d’ordinaire nous cherchons à dissimuler, quelle que soit l’emprise qu’ils ont sur nous.
Cette carte évoque non seulement ce qui nous attache et nous entrave (nos addictions, nos obsessions, nos sentiments, les chaines du matérialisme…), mais également les comportements que cela induit vis-à-vis de nous-mêmes ou des autres (désespoir, pulsions, méchanceté, influence, manipulation, domination). Cette carte ne parle pas de rationalité, elle parle de céder à des besoins, des envies, des désirs primaires, sans penser aux conséquences pour soi ou pour les autres.
Ainsi, cette semaine sera propice aux tentatives de prise de contrôle et d’influence, chacun poursuivant ses propres intérêts en ne faisant pas cas des conséquences de ses actes. Nous aurons l’impression de voir émerger des personnalités fortes, qui feront tout pour nous séduire, obtenir quelque chose de nous, jouant sur nos pulsions et nos désirs.
C’est aussi une semaine où nous aurons envie de céder à la tentation, et où nous voudrons assouvir nos désirs, quels qu’en soient les coûts. Une semaine où, finalement, l’individualisme sera poussé à son paroxysme.
2. Un point d’attention dans la sphère professionnelle : Le Hiérophante
Cette semaine, dans la sphère professionnelle, il faudra prêter attention aux énergies du Hiérophante. C’est encore un arcane majeur, et lorsque le Hiérophante suit le Diable, ca promet une semaine explosive !
Avec le Hiérophante, nous devrons cette semaine prêter attention aux règles, aux normes sociales, aux dogmes établis dans notre sphère professionnelle, et à toute personne qui les incarne. Nous sommes également invités à nous replacer dans un contexte hiérarchique, à veiller à la qualité de notre discours (dans les accords Toltèques, ce serait celui visant à ce « que ta parole soit impeccable »), et à nous assurer que lorsque nous agissons, nous avons l’aval de notre hiérarchie (ou de nos partenaires susceptibles d’exercer une influence sur nous). Si nous sommes en posture managériale, nous devrons cette semaine veiller à bien communiquer avec nos équipes, transmettre messages, instructions, règles, protocoles, pour que tout se passe au mieux.
Si l’on croise ce point d’attention avec le contexte général de la semaine, nous voyons que nous serons confronter cette semaine à des comportements individuels tendant à des prises de contrôle, à des prises de pouvoir qui seront déclenchés par pulsion, simple opportunité. Pour éviter des comportements problématiques ou susceptibles d’affecter notre travail, un rappel aux règles, aux procédures, et à l’obéissance hiérarchique sera bienvenu. Trouver un tiers de confiance, un médiateur ou un arbitre permettra également de faire redescendre la température et encadrer les ardeurs.
3. Un point d’attention dans la sphère personnelle : le 5 de Deniers
Dans la sphère personnelle, cette semaine, on prête attention au 5 de Deniers. C’est une carte qui évoque le manque, la privation, l’exclusion (notamment sociale), l’isolement, la misère réelle ou ressentie, et l’incapacité à assouvir ses besoins les plus primaires. Cette carte évoque également la recherche d’une aide, d’une sécurité, que l’on ne parvient pas encore à trouver, ce qui ne fait que renforcer ce sentiment d’exclusion.
Dans un contexte général tel que celui de cette semaine, il y a là une conjonction de facteurs qui peut être très difficile à vivre et nous mettre dans une posture délicate. En effet, dans un contexte de manque et de misère, on peut très vite considérer que l’on n’a rien à perdre et céder à toutes les tentations qui nous rendront la maitrise de notre vie, réelle ou supposée. Il y a clairement ici le motif et l’opportunité.
Alors cette semaine, on fait attention à tout ce qui, dans notre sphère personnelle, peut provoquer un manque : on évite de céder aux achats impulsifs, on veille à combler nos besoins primaires et ceux de nos proches, on s’attache à être présents pour notre famille et nos amis, on prend des nouvelles, on ne laisse personne de côté, et on évite d’agir sur un coup de tête (claquer la porte après une petite dispute dans un couple par exemple).
Ce sera très sollicitant, parce que nous mêmes, nous aurons le sentiment d’être seuls cette semaine, et de devoir tout gérer. A force de sentir le manque, on pourrait se recentrer sur nos propres désirs et les moyens de les assouvir facilement. Mais cette semaine, prenons soin de nous et de nos proches, et même lorsque nous avons peu, partageons et cherchons la compagnie de notre prochain. Seules la solidarité et l’implication personnelle rompront l’isolement.
4. Le conseil pour passer la semaine : Le Roi de Coupes
Le conseil du Tarot pour la semaine à venir est incarné par le Roi de Coupes. Cette carte parle de maitriser ses sentiments, d’équilibre émotionnel dans la prise de décision. Ce Roi est empreint de sagesse, de maturité, il prête attention à ses sentiments et à ceux des autres, il sait faire preuve d’empathie, de compassion et de compréhension.
Dans le contexte général de cette semaine, cette carte nous invite à ne pas céder aux tensions qui pourront naitre du fait de comportements individuels opérés sous l’influence du Diable. Ces actes, spontanés, fruits de pulsions et, par définition, irréfléchis, évoqueront bien plus les manques et les frustrations de notre entourage qu’une réelle volonté de nuire. Il sera donc important, cette semaine, d’être à l’écoute, d’essayer de comprendre vraiment ce que chacun traverse et de ne pas juger trop vite les comportements d’autrui.
Parfois, il faudra faire preuve de compassion et de solidarité. Parfois, il faudra recadrer, rappeler les règles et remettre chacun sur le droit chemin.
C’est donc une semaine qui va beaucoup nous solliciter, nous fatiguer, elle sera éprouvante puisque nous naviguerons entre nos propres sentiments et ceux des autres. Reposez-vous bien, prenez le temps de faire de vraies nuits, et essayez d’avoir un sommeil réparateur : vous allez avoir besoin de toute votre énergie et de toute votre clairvoyance !
J’espère que vous allez bien ! Comment s’est passée votre semaine ? Avez-vous été appelé-e-s à ressentir l’énergie du Magicien, et l’ébullition qui en découle ? Les sollicitations ont-elles été plus nombreuses ? Et quelle stratégie avez vous développée pour gérer tout cela ? Très preneur de vos retours !
A l’aube d’une nouvelle semaine, je vous propose un nouveau tirage, avec le Tarot aux Ramures Etranges de Rouxalis (un de mes decks préférés, et idéal pour la saison !).
Les emplacements restent inchangés :
Le contexte général, les énergies et influences extérieures
Un point d’attention dans la sphère professionnelle
Un point d’attention dans la sphère personnelle
Un conseil pour passer la semaine
1. Le contexte général : 3 de Pentacles
Si la semaine dernière était favorable aux initiatives individuelles, aux autodidactes et au fanfarons, cette semaine sera marquée par une période de collaboration, de partage et d’association de compétences. En effet, le 3 de Pentacles évoque les équipes pluridisciplinaires, celles qui rassemblent des individus et des expertises différents pour tendre vers un objectif commun, vers une réalisation commune, un véritable accomplissement que nul-le ne pourrait réaliser seul-e.
En tant qu’énergie de contexte général, cette carte nous indique qu’il sera vain, cette semaine, de chercher à faire les choses seul-e-s, qu’il n’y a qu’avec le concours d’autrui que nous pourrons avancer, qu’il faudra apprendre à faire « communauté » (de travail, de vie). Cela ne signifie pas pour autant que cette collaboration sera facile ou évidente : travailler en équipe demande implication, sérieux, communication, compréhension mutuelle, partage (d’informations, d’expérience, de pratiques, de ressentis, de sentiments, d’expertises…).
Il faut également apprendre à reconnaitre la portée de chaque contribution, et à accepter qu’elles seront nécessaires à l’accomplissement de grandes choses ! C’est donc une semaine avec de fortes potentialités, où nos projets pourront porter leurs fruits !
2. Un point d’attention dans la sphère professionnelle : le 2 de Bâtons
Dans la sphère professionnelle, cette semaine, il conviendra de prêter attention au 2 de Bâtons, cette carte qui évoque la capacité à se projeter vers l’avenir, à anticiper les actions à réaliser, les efforts à faire et à les planifier. Dans l’imagerie traditionnelle du tarot RWS, le 2 de Bâtons évoque la situation d’Alexandre le Grand qui, après une vague de conquêtes, s’interroge sur la suite des évènements. Au-delà du paysage qui se dévoile sous ses yeux, il regarde le monde et les perspectives qu’il a à lui offrir.
Ainsi, cette semaine, on ne confond pas vitesse et précipitation, et on veille à ce que nos actions soient le fruit d’un programme de travail bien préparé et bien huilé et on prend un peu de recul pour s’assurer que l’on part suffisamment préparé-e-s.
Croisée avec le contexte général de la semaine, cette carte peut nous inciter à vérifier que notre équipe dispose bien de toutes les compétences nécessaires pour la réalisation de nos projets. Elle peut également nous suggérer de consulter les retours d’expériences de nos collaborateurs ou prédécesseurs sur des projets passés. Enfin, elle peut nous conduire à mieux anticiper et définir le rôle de chacun, les réalisations attendues, les plannings d’interventions… En d’autres termes, veiller à anticiper les besoins du collectif, les phases de collaboration, etc.
3. Un point d’attention dans la sphère personnelle : le Valet de Bâtons
Le point d’attention à avoir en tête cette semaine dans la sphère personnelle est le Valet de Bâtons. Cette carte croise une énergie juvénile avec le dynamisme propre à l’élément feu. Elle évoque l’envie de se lancer dans de nouveaux projets, l’enthousiasme, le dynamisme, une passion naissante, une belle excitation, source d’empressement et spontanéité. Un feu que l’on cherche à nourrir et à faire grandir.
En point d’attention, cette carte nous rappelle que le quotidien peut parfois nous conduire à agir de manière « automatique », complètement mangés par le triptyque métro / boulot / dodo. Mais ce type de quotidien ne nourrit pas la personne que nous sommes, il bride notre énergie et notre enthousiasme. Cette semaine, ménageons-nous des moments cools, des instants ludiques et motivants, qui nous rechargeront en énergie et motivation. Et si on faisait quelque chose de spontané ? D’inattendu ? Quelque chose de « non programmé » mais qui nous ferait quand même vachement plaisir ?
Dans le contexte général de cette semaine, cette carte nous invite à ne pas prendre le collectif dans lequel nous évoluons (couple, famille, amis…) pour acquis. Il faut entretenir le feu et, pour cela, trouver des occasions de se retrouver et de passer des bons moments ensemble qui entretiendront la flamme.
Pourquoi ne pas aller au concert d’un artiste qu’on ne connait pas encore ? Lancer spontanément une invitation à diner ou un apéro à la maison ? Saisissons toute opportunité de passer un moment plaisant en couple, en famille ou entre amis cette semaine.
4. Le conseil pour passer la semaine : le 2 de Coupes
Le 2 de Coupes est une carte qui parle de rencontre, d’égal à égal, de relations interpersonnelles, de connexion forte et instantanée, de communication positive, de partenariat… C’est une carte qui parle souvent de rencontrer quelqu’un avec le cœur ouvert.
Au regard de l’énergie de la semaine, plutôt tournée vers le collectif et la conjonction des profils et des expertises, cette carte nous invite à nous positionner dans ce collectif avec confiance en nous et en les autres, à rencontrer « pour de vrai » les personnes qui nous entourent, avec lesquelles on travaille ou on vit, à les considérer avec sincérité, ouverture, écoute. Cette semaine, on ne se dissimule pas, on ne s’isole pas, mais on va à la rencontre de l’autre avec à l’esprit le fait qu’une relation se construit forcément à deux, et qu’il faut donc prendre notre part. Cette démarche volontaire, ouverte, honnête, ne fera que renforcer nos connexions aux autres et nourrir le collectif dans lequel nous évoluons.
Croisée avec le point d’attention professionnel, cette carte nous conduit à explorer les attentes et les besoins de nos collaborateurs, pour veiller à leur bonne prise en compte. Nous marquerons ainsi notre attention et notre considération. Partageons également avec eux nos propres préoccupations et nos besoins pour la suite. C’est grâce à la rencontre des besoins mutuels que nos projets seront bien préparés.
Croisée avec le point d’attention personnel, cette carte nous incite à engager des activités qui, certes, nous plairont, mais plairont aussi et surtout à celleux qui partagent notre vie. On nourrit le feu de nos relations en les alimentant de petit bois : des petites attentions, des signes que l’on entend et que l’on écoute, que l’on comprend et que l’on considère. La spontanéité doit servir la rencontre : alors on privilégie cette semaine des activités que nous pourrons vraiment partager, et qui seront aussi le support idéal pour se nourrir mutuellement (un spectacle que l’on pourra commenter, un film qui nous fera discuter, un resto original qui constituera une expérience à partager…).
Cette semaine, n’ayons pas peur d’aller vers l’autre, de nourrir nos relations, et de contribuer à construire notre communauté de travail et de vie. Cela ne pourra que nous être bénéfique !
je vais tester de nouveaux formats par ici, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! On débute avec… Un tirage général pour la semaine à venir en 4 cartes !
Les emplacements sont les suivants :
Le contexte général, les énergies et influences extérieures
Un point d’attention dans la sphère professionnelle
Un point d’attention dans la sphère personnelle
Un conseil pour passer la semaine
Allez, c’est parti pour le tirage de la semaine, avec le Queer Crow Death Magic Tarot de Franck Duffy Art (je crois qu’une seconde édition de ce tarot auto-édité à seulement 250 exemplaires est en cours d’impression) !
1. Le contexte général : I. Le Magicien
Le contexte dans lequel nous allons évoluer cette semaine est favorable aux initiatives personnelles et aux approches proactives. Nous connaissons tous l’expression : « Fake it until you make it » !
Cette semaine, nous allons voir se multiplier les initiatives autour de nous, ce qui pourra nous donner le sentiment que tout le monde se lance avec succès dans de nouveaux projets, et transforme le plomb en or ! Nous allons aussi être très sollicités par ces initiatives qui vont avoir des répercussions sur nous (notre plan de charge, nos activités, notre temps disponible), et nous aurons un peu l’impression que tout le monde a besoin de nous, nous utilise ou se sert de nous comme on se sert d’un outil ou une ressource. Beaucoup se serviront de nous pour se mettre en avant, et nous pourrions avoir le sentiment d’être le dindon de la farce !
Deux choses à garder en tête dans ce contexte : la première, c’est que nous pouvons nous aussi bénéficier ce de contexte et nous lancer, il suffit pour cela de se faire un peu confiance et de croire en ses ressources propres (mais aussi de développer la capacité de mobiliser – avec mesure et honnêteté ! – les ressources d’autrui), la seconde c’est que rares sont les personnes qui avouent publiquement échouer dans leurs projets, il ne faut pas se laisser berner par ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux. Il y a beaucoup d’esbroufe et les gens bruyants seront nombreux cette semaine !
2. Un point d’attention dans la sphère professionnelle : IX. L’Hermite
Avec l’Hermite en point d’attention pour la sphère professionnelle, le tarot nous met en garde sur le fait de nous isoler de nos collègues et collaborateurs, de ne pas partager les informations dont nous disposons ou les initiatives que nous prenons et de rester « dans nos têtes ».
Croisée avec le contexte général de la semaine, qui implique une multiplication des initiatives et des projets autour de nous, cette carte nous rappelle que prendre un peu de recul face aux évènements extérieurs est une bonne chose pour garder la tête froide, mais il convient de doser les choses pour ne pas se déconnecter complètement et paraitre « hors jeu ».
Si vous portez un projet dans votre boulot, c’est une semaine idéale pour capitaliser sur les actions menées ces dernières semaines avec la rédaction et/ou la présentation d’un retour d’expérience, la recherche dans vos actions passées de leviers d’amélioration, la proposition de mesures correctives ou de nouveaux axes de développement. Vous ne manquerez pas de ressource pour se faire et cela contribuera à votre envie de recul et de hauteur de vue.
Si vous êtes impliqué-e-s dans un projet collectif ou si vous êtes chef-fe-s d’équipes, ne restez pas dans votre grotte ! Cette semaine, suscitez les initiatives chez vos collaborateurs, et montrez la voie à suivre : vos propres initiatives, vos propres sorties de zone de confort constitueront de beaux exemples à suivre ! Et, qui sait, peut-être aurez vous un effet d’entrainement qui vous servira à terme !
3. Un point d’attention dans la sphère personnelle : le 6 d’Epées
Avec le 6 d’Epées, le tarot appelle notre attention sur le fait que, face à l’agitation et aux turbulence, nous aurons tendance cette semaine à vouloir nous éloigner, mettre de la distance entre les sujets qui nous prennent la tête et nous, pour changer d’air, trouver un peu de répit, même s’il est temporaire ou illusoire.
Croisé avec le contexte général de la semaine, cette carte évoque une période de sur-sollicitation, durant laquelle tout le monde cherchera à capter notre attention et à obtenir quelque chose de nous. Peut-être s’agit-il de choses que serions tout à fait enclin-e-s à faire en temps normal, mais l’accumulation et la pression ambiante nous mettra dans la tourmente et nous donnera seulement envie de fuir !
Pourtant, nous risquons simplement d’emmener tous ces sujets avec nous, et l’accalmie pourrait non seulement ne rien résoudre du tout, mais surtout ajouter une pression supplémentaire : non seulement nous aurons laissé tout le monde en plan, mais nous aurons en plus perdu du temps avec cette faible accalmie. Qui a envie de rentrer à la maison le soir en sachant toutes les choses à faire et qui nous attendent ?
Attention aux paradis artificiels que l’on regrette une fois revenus sur terre !
4. Le conseil pour passer la semaine : le 7 d’Epées
Le 7 d’Epées est une carte qui, dans la représentation classique du tarot RWS, représente la ruse, la tromperie, la malhonnêteté, le mensonge, mais aussi la stratégie, les calculs, la ruse comme levier d’égalité des chances, l’intelligence de situation, les capacités d’adaptation, la discrimination positive.
Un point intéressant à observer ici c’est la composition de la carte dans ce jeu, très différente de la composition classique, parce qu’elle semble se rapprocher davantage d’un 8 de Bâtons, avec ces épées qui semblent voler et haut et vite au dessus des maisons. Mais à y regarder de plus prêt, je trouve qu’elle ne représente pas tant la vitesse de réflexion que ce moment où les personnes du village vont se rendre compte que leurs épées se sont « envolées » pendant la nuit. En cela, la lecture classique et cette réinterprétation de la carte se rejoignent !
Venons-en au conseil : cette semaine, nous l’avons vu, le contexte extérieur sera très sollicitant, tout le monde va faire preuve d’initiative, va se mettre en avant, va faire de l’esbroufe, et nous n’aurons qu’une envie : aller dans notre grotte mentale ou fuir pour trouver des rivages plus paisibles ! Or, on nous conseille de faire l’inverse, et de retourner toute cette agitation à notre avantage : il faudra être un peu stratège cette semaine et trouver comment mener notre barque dans notre propre intérêt.
Cette semaine peut constituer une véritable aubaine pour nous, si nous nous y prenons correctement. Alors gardons les yeux et les oreilles grand ouverts, et soyons opportunistes (dans le bon sens du terme) : saisissons les opportunités qui vont se présenter (parce qu’elles vont se présenter) et tournons les à notre avantage !
Pour cela, faisons en sorte de disposer d’une bonne vision d’ensemble des enjeux de sa semaine, identifions clairement les points de convergences et de divergences, distinguons l’obligatoire du facultatif, et évaluons nos capacités d’action en propre ou via des intermédiaires.
Ainsi, dès que l’occasion se présentera, nous pourrons agir vite et bien !