ces dernières semaines, j’avais des mots qui tournaient dans la tête et j’ai fini par les écrire sur une note sur mon téléphone. Chaque fois que j’avais quelques minutes, j’ajoutais quelques lignes à mon texte qui a bien grandi ! Je vous le partage ici, il s’appelle Le Cercle, et il parle (évidemment) de sorcières et de magie !
Bonne lecture !
Le Cercle
Je les ai vues passer A la nuit tombée, Telles des ombres projetées Fugaces, pressées
Ces femmes dénudées, Ces corps noircis, huilés, Qui se fondent dans l'obscurité, S'enfuient sans difficulté
Où peuvent-elles donc aller, Où sont-elles appelées ? Elles vont se rassembler, Et ensemble célébrer
Dans une clairière, un pré, Elles se sont retrouvées, Autour d'un feu, d'un brasier, Un cercle elles ont formé
Sans parler, sans se regarder, Se laissant porter, guider Par les esprits, les entités, Elles ont commencé à danser
Par la lune éclairées, Par leurs souffles guidées, Leurs corps coordonnés, Sur un rythme endiablé
Ensemble elles ont créé Un espace magique, sacré, Où chacune peut s'exprimer, Et bouger en liberté
Elles sont belles, ainsi débarrassées Des carcans de la société, Qui les ont opprimées, Et si longtemps enfermées
Vives, sauvages, exaltées, Leur nature enfin révélée, Elles sont empouvoirées, Solides, fières, magnifiées
Leurs corps emportés Exhalent des effluves musquées, Un incroyable bouquet D'herbes et de fleurs coupées
De ce cercle entourant un foyer Émane un pouvoir amplifié Par chaque geste réalisé Dans un bal synchronisé
Minuit a fini par sonner Et la danse s'est arrêtée Les sorcières se sont rassemblées Et ont commencé à chanter
Leurs voix d'abord désaccordées Ont fini par s'harmoniser Au gré des paroles exprimées, Tel un sort qu'elles lieraient
Voilà que leurs voix ont changé, Plus profondes, sublimées Par l'energie déployée Dans cet écrin de sororité
Tout autour est désormais Silencieux, muet, Car le chant s'est élevé Des tréfonds aux cieux étoiles
Voilà que la nature dans son entier Vibre et tremble, agitée, subjuguée, Tant la magie que les soeurs ont déployée Est puissante et canalisée
Elles sont désormais connectées A leurs ascendances, leurs lignées, Et expriment en un choeur unifié Un cri primaire et singulier
Comment décrire ce chant particulier Qui remue et fait vaciller Tout ce en quoi l'on croyait, Nos certitudes si ancrées ?
C'est une complainte déchirée, Un sentiment hurlé, Une violence exprimée, Bien trop longtemps réprimée
C'est aussi un cri d'amour extériorisé, Pour la terre humide sous leurs pieds, Pour leurs sœurs rassemblées, Pour la nature dans son entier
C'est comme si elles avaient Canalisé la vie même, concentrée Dans une expression débarrassée Des mots, des phrases et des idées
Une fois leur rituel terminé Elles sont paisiblement retournées Par les chemins, les sentiers Pour retrouver leurs foyers
Sans un bruit, j'observais Ces ombres calmes se disperser Une fois leur office terminé, Le sort était jeté
Comment peut-on accepter Que ces sorcières aux âmes éclairées Aux rituels ancestraux et ancrés Soient toujours discriminées, jugées ?
Elles connaissent tous les noms donnés, Aux hommes, aux animaux, aux objets, Reconnaissent les âmes passées De nouveaux nés à trépassés
Elles sont les gardiennes désignées Des savoirs anciens, cachés, Des puissantes divinités Que l'humanité a fini par oublier
A force de foi et de piété Les hommes se sont détournés De la nature et ses bienfaits, De la magie dont ils disposaient
Les sorcières sont le dernier relais Entre les mondes qu'elles savent relier, Des bas fonds aux sommets éthérés, Leur pouvoir est illimité
Alors pour tous ceux qui ont foulé La terre, cet espace sacré, Un peu de RESPECT Pour ses gardiennes dévouées
Si vous savez les respecter, Elles vous apporteront santé, Amour, joie, prospérité, Ce que chacun peut rêver
Mais si vous les froissez, Les maltraitez, les sous-estimez, En un geste, quelques mots bien placés, Elles scelleront votre destinée
Déploieront des feux et fumées Enverront à votre suite sans ciller Des corbeaux par nuées Et des démons déchaînés
Elles ne pourront pas s'arrêter Tant que votre sort ne sera pas réglé Elles ouvriront les portes de votre passé Vous ne serrez jamais né
Alors chers amis, choisissez la bonté Perdez tout animosité, agressivité, Et n'oubliez jamais de témoigner Votre respect aux covens de vos contrées
Voilà ! J’espère que ce texte vous aura plu et inspiré-e-s !
Prochain article sur le blog => Mercredi midi ! (Je l’ai programmé, donc pas de faux bond !). J’ai pas mal d’idées d’articles à venir, il va y en avoir quelques uns d’ici fin janvier puis je vous ferai un article dédié aux contenus à venir dans les prochains mois !
Il y a quelques temps, en rédigeant mon article blabla, je me rendais compte qu’une grande partie de mon activité autour du tarot est désormais concentrée dans ma contribution aux travaux de l’association Etrange Tarot, et j’avais indiqué que je vous ferai un jour un article sur la manière dont je suis entré dans cette asso et les activités qu’elle mène.
Hé bien le voici ! Pile à temps pour les bonnes résolutions de la nouvelle année, si vous cherchez encore un moyen de progresser dans la pratique du tarot, de vous inscrire dans un collectif qui partage votre passion des cartes, d’adhérer à une belle asso ^^ !
1. Comment, moi, je suis entré dans l’association Etrange Tarot ?
Clairement, par un concours de circonstances (ou des synchronicités, c’est vous qui voyez !) que je vais essayer de vous retranscrire sans m’appesantir, parce que c’est pas l’objet de l’article ! (cliquez sur la flèche à gauche si ca vous intéresse, sinon continuez la lecture au point 2 !)
A l’époque, j’étais en pleine crise existentielle sur Instagram (comme quoi, ça a pas mal duré cette histoire avant que je ne décide de quitter l’appli pour de bon !), provoquée par les changements profonds de la tarosphère en quelques années (bulle spéculative ésotérique) et les « évolutions » techniques de l’application qui me limitaient et me contraignaient chaque jour un peu plus dans mon expression…
En quelques mois, moi qui avais réussi à constituer une petit communauté autour de mes exercices sur le tarot, j’ai vu les contributions de mon audience fondre à vue d’œil avec l’algo, les vues chuter, je me suis senti obligé de publier du contenu sans intérêt (reels, stories) pour être visible, j’ai aussi vu mon contenu pillé par des personnes peu scrupuleuses qui l’ont repris quasiment tel quel sur leur Patreon ou leur compte insta, et je me suis rendu compte que je gagnais plus d’abonnés les semaines où je ne publiais rien (mais relayais quelques stories amusantes mais sans fond) que les semaines où je me creusais le cerveau pour faire du contenu qualitatif… Bref c’était franchement devenu une vraie corvée que de contribuer à ce système dysfonctionnel et si loin de ce que j’avais envie de porter ici !
Du coup, j’ai essayé de trouver une association autour du tarot, pour remettre du concret et de l’humain dans tout ça, mais Tarot Actually (big up à Oraclinzel Professor !) était déjà inactive et en passe de fermer définitivement ses portes, je n’avais rien trouvé d’autre et je n’avais pas suffisamment la foi dans ce contexte pour lancer ma propre association. J’avais été une fois au tarot festival mais je ne projetais pas d’y retourner (et ce n’était qu’une fois par an donc pas à la mesure de ce que je recherchais). Donc impasse !
A un moment, Nico (Salon des Arcanes) m’a dit qu’il avait été contacté par une toute jeune asso du côté de Bayeux qui venait de se monter et voulait créer un festival autour du tarot. Ca a tout de suite capté mon intérêt, parce que j’adore le Bessin et j’y séjourne régulièrement, alors j’ai trouvé la coïncidence amusante ! Je me suis abonné au compte de l’asso et j’ai attendu de voir comment elle évoluait et si son festival se montait.
Puis, quelques mois plus tard, c’est l’asso qui m’a contacté (par l’intermédiaire de Célie), pour savoir si je serais prêt à venir animer un atelier durant la première édition de leur festival. J’ai tout de suite dit oui ! On a eu une longue conversation au téléphone pour évoquer nos attentes respectives et commencer à dessiner un atelier, ensuite on s’est rencontrés à l’occasion d’un de mes week-ends normands (en mangeant une glace de la Haizerie ^^) et enfin, le festival ! J’ai adhéré à l’asso à cette occasion et j’y suis resté depuis, allant jusqu’à prendre la fonction de vice-président de l’association (c’est actuellement mon second mandat).
2. Que fait exactement l’association Etrange Tarot ?
Regardons ses statuts !
Article 2 : But – Objet : « Cette association a pour objet de promouvoir, vulgariser, enseigner, démocratiser le tarot dit « divinatoire ». Et de promouvoir les savoir-faire des artistes et artisans d’inspiration et d’esthétique imaginaire et sorcier (wiccan, druidique, celte, pop culture magique…). Également cette association a pour but d’organiser le Festival Étrange Tarot.«
Je me marre quand je lis ces statuts, parce que le tarot « divinatoire » est finalement très peu pratiqué dans l’asso, et à ce jour les initiations et les ateliers sont surtout tournés vers le tarot psychologique ! Mais bon, l’essentiel y est : on y apprend le tarot, on y promeut le savoir-faire des artistes et artisans d’esthétique et d’imaginaire sorcier, et on y organise un festival !
Et au-delà de ces statuts, que propose concrètement l’association à ses membres ? Faisons un tour d’horizon !
Je suis obligé de commencer par là, même si ce n’est qu’une fois par an, mais c’est par là que je suis rentré dans l’asso alors à tout seigneur tout honneur ! L’association organise son propre festival autour du tarot et des arts sorciers !
Il y a déjà eu 3 éditions de ce festival, une 4ème est en préparation pour 2026, sur le week-end des 23 et 24 mai (réservez votre week-end normand, le programme s’annonce vraiment cool !).
Le festival se tient chaque année à proximité de Bayeux (en 2026, nous changerons de salle pour un environnement normand plus typique mais restons dans le même secteur) et réunit moins d’une quarantaine de participants le temps d’un week-end (cela reste un évènement à taille humaine, et nous tenons à ce que cela demeure ainsi !).
Durant le festival, nous programmons des ateliers et des conférences (pour lesquels nous faisons venir des intervenants), des tirages de cartes (le fameux Tarot Roulette !), des moments collectifs (contes, méditation au tambour, rituels…), le dîner du samedi soir et le brunch du dimanche midi (entièrement préparés par des bénévoles de l’association versées dans la Kitchen Witchery), et convions des exposants (plutôt des artisans, mais nous avons aussi eu un tatoueur !), tout cela pour un tarif très raisonnable qui nous permet néanmoins de financer les intervenants.
Nous avons eu l’occasion d’accueillir du beau monde pour contribuer à la réalisation de ce programme, comme Caroline Duban, la Voie du Tambour, Loa Strega, l’association Alternative Deck Makers, Emmanuelle Iger… Et la grande force de notre festival, c’est que nos intervenant-e-s et exposant-e-s participent à tout le week-end, ce qui permet – au-delà des temps d’ateliers ou de conférences qu’ils animent – de vraiment entrer en contact avec elles et eux à l’occasion d’un repas partagé, d’un tirage échangé ou d’une participation commune à un atelier.
C’est toujours un moment suspendu, où on apprend, on échange, on partage, et on créé du lien autour d’une passion, d’un intérêt commun. Cela a permis à des participants de se rencontrer, de rompre l’isolement, de créer de nouvelles dynamiques.
C’est toujours un moment cool ce festival et j’espère que vous aurez un jour l’occasion d’y participer ! (Et je n’ai même pas parlé de la quantité astronomique de crêpes que je mange chaque année durant le festival !).
L’association organise des ateliers de pratique, il y a deux formules différentes :
La première, ce sont des ateliers en présentiel et payants (quelques euros, sauf si l’atelier nécessite un matériel important fourni par l’asso, là c’est un peu plus cher mais c’est assez rare), qui se tiennent dans le Bessin tous les 15 jours en moyenne (variable selon la période de l’année, la disponibilité d’un animateur et d’un lieu d’accueil pour les participant-e-s). En général, c’est un groupe d’une dizaine de personnes qui se réunit en début de soirée, un-e membre de l’asso anime l’atelier (qui peut porter sur un mode de tirage spécifique, sur une formation généraliste au tarot, sur du « craft »… le thème varie en fonction des envies de l’animateurice et des participant-e-s), chacun-e ramène quelque chose à manger et c’est une soirée sympa partagée toutes et tous ensemble.
La deuxième, une fois par mois en moyenne, il y a des ateliers en visio, notamment pour les membres qui sont à distance mais pas seulement, animés par Sébastien, Célie ou moi, et qui sont basiquement des ateliers de tirages. Celleux qui ont une question l’expriment, il y a ensuite une discussion sur les emplacements utiles à la résolution de la question, puis on désigne quelqu’un pour tirer les cartes et on échange sur l’interprétation. Il peut aussi y avoir des ateliers dédiés à un type de tirage, ou on peut revenir sur un tirage difficile pour un-e participant-e ou dont l’interprétation n’a pas été aboutie. Chacun-e peut parler, chacun-e peut aussi montrer la représentation de la carte tirée dans son jeu préféré (ou son jeu du moment). Ça dure 2h, c’est gratuit pour les adhérents et ça permet aux personnes qui ne sont pas présentes en Normandie de bénéficier aussi d’activités sympas et de temps collectifs en petit groupe (6 personnes en général, pour que tout le monde puisse parler et que cela ne soit pas la cohue !).
Pour tous les ateliers, l’association rappelle l’importance d’un cadre bienveillant, l’importance de l’écoute et du respect mutuel. Nous avons également à cœur de rappeler que, lors d’un tirage, c’est au consultant que revient le dernier mot sur l’interprétation à retenir, et que nous ne pratiquons pas de tirages qui enferment mais au contraire des tirages qui donnent du recul et de l’ouverture, des marges d’action et des idées pour dépasser les blocages identifiés.
L’association organise aussi, chaque année, plusieurs week-ends thématiques, et loue à cette occasion une grande maison où se retrouvent entre 8 et 15 adhérents, pour un séjour tou-te-s ensemble du vendredi soir au dimanche après-midi.
Chacun-e contribue financièrement à la location du lieu (le tarif dépend de la maison louée et du nombre de participants, cela varie entre 50 et 80 euros environ), éventuellement aux frais liés aux ateliers et aux animations du week-end, les chambres sont généralement partagées (on sépare hommes et femmes, sauf s’il y a des couples évidemment) et chacun-e ramène aussi un plat pour contribuer aux repas, tandis que l’association prend en charge le repas du samedi soir (on a toujours pléthore de très bons plats, on ne manque de rien !).
Le dernier week-end auquel j’ai participé était en bord de mer, mais nous avions déjà fait un week-end en forêt, nous avons aussi des thématiques liées aux sabbats, c’est varié et cela évolue en fonction des saisons, des éléments…
Le contenu que je vous ai partagé ici sur la magie des noeuds était initialement le support d’un atelier organisé durant l’un de ces week-ends. Nous avions aussi fait un atelier sur le tirage en croix ce week-end-là, ainsi qu’un atelier craft sur la création de lanternes. Le programme change selon les organisateurs et les contributeurs. En général, nous avons le temps dans le week-end de faire des tirages, des balades en extérieur, de discuter tou-te-s ensemble, et chacun-e est libre de participer ou non aux ateliers, de rester plus « chill », de vivre le week-end à son rythme.
Le plus dur, c’est de repartir !
Nous avons créé une communauté sur WhatsApp pour permettre aux membres d’échanger autour du tarot.
Nous avons une conversation générale avec tous les adhérents à l’association, où chacun peut poser une question, montrer un tirage, échanger autour d’une actualité, une conférence… C’est un groupe assez ouvert où les gens peuvent échanger, discuter librement (tant que les règles élémentaires de respect, d’écoute et de bienveillance sont respectées).
Ensuite, nous avons des conversations plus « thématiques » :
le SAV des tirages : lorsqu’un-e membre de l’asso est bloqué-e avec un tirage, iel peut venir le mettre sur le groupe, partager sa lecture ou son point de blocage et demander aux membres de l’asso leurs interprétations et lectures. Il y a toujours un-e adhérent-e pour répondre (et en général, plutôt 3 ou 4 !), et c’est toujours très enrichissant, aussi bien pour la personne qui a fait le tirage initial que pour les membres qui lisent les contributions !
l’étrange collection : les membres peuvent venir partager autour de leurs dernières acquisitions, de leurs jeux préférés, d’une carte marquante, des cadeaux carto de noël…
Des groupes restreints aux activités organisées par l’asso : un groupe pour les membres élus du bureau, un groupe pour la newsletter, un groupe pour l’organisation des ateliers (en visio et en présentiel), un groupe pour l’orga du festival et la coordo des bénévoles, et des groupes « week-end » pour faciliter l’organisation, les co-voiturages et permettre aux membres d’échanger encore après le week-end (par exemple, en partageant leurs plus beaux noeuds suite à un atelier magique !).
Évidemment, chacun-e est libre de participer ou non à ces conversations, il n’y a pas d’obligation (mais nous ajoutons tous les membres à la communauté, qui choisissent ensuite les groupes à rejoindre).
Une newsletter est produite par des membres de l’association, elle évolue pas mal en ce moment, tant sur son format que sur sa fréquence ! Elle est finalement calée sur les sabbats (ça en fait quand même 8 par an !), contient une information le sabbat en question, des petites activités ou articles de fond, et relaie des publications d’intérêt trouvées sur les réseaux.
Je n’ai plus le temps d’y contribuer autant qu’avant (d’autant que j’aimerais vous proposer ici du contenu de fond qui ne soit pas seulement dicté par mes contributions à l’asso, et qui sera plus adaptable à mes ambitions en termes de formats notamment !), alors j’y contribuerai désormais plus occasionnellement et de manière plus modeste, peut-être en relai d’articles publiés ici et en synthèses d’ouvrages intéressants !
Nous avons aussi ouvert en grand la possibilité aux autres adhérents d’y participer, j’espère qu’ils saisiront cette opportunité parce que nous avons de vrais talents dans cette asso ! J’espère, notamment, voir des gens de saisir de sujets astro, ou de création de tirages… Ce serait cool !
Pour les adhérents qui en exprimeraient le besoin, l’association organise également à la demande de ses membres des sessions de supervision, assurées par Célie et Sébastien, respectivement formés à la bibliothérapie et à l’art thérapie, et tous deux formés à la relation d’aide, à l’accompagnement et à la réorientation vers un professionnel de santé lorsqu’ils en détectent le besoin.
Concrètement, c’est quoi la supervision ? C’est un processus professionnel dans lequel un superviseur expérimenté accompagne un praticien afin de l’aider à réfléchir sur sa pratique, identifier ses points forts et ses difficultés, améliorer la qualité de son intervention. C’est un dispositif idéal pour revenir sur des sessions qui auraient été perçues comme difficiles, ou moins bien vécues par le ou la tarologue, soit en raison de difficultés rencontrées dans le tirage (cartes qui ne parlent pas, tirage « lourd », sujet délicat…), soit dans la relation avec le consultant (pas toujours très simple à gérer ! Je pense par exemple aux cas où le consultant tire également les cartes, et les cas où il nie en bloc les hypothèses et interprétations). C’est une session de travail qui permet de se remettre en mouvement, d’analyser les choses grâce à un œil extérieur et une écoute active, et de trouver les clés ou les outils pour avancer et s’améliorer dans sa pratique.
Ces sessions de supervision sont strictement confidentielles et régies par les règles élémentaires d’éthique. Elles ne sauraient, en revanche, se substituer à une séance avec psychologue ou tout autre professionnel de santé, et n’ont pas vocation à s’inscrire dans le temps : elles sont ponctuelles, pour dépasser une situation ponctuelle.
Alors, c’est un bon panel d’actions pour une petite asso, non ? Et bien sûr, rien n’est inscrit dans le marbre, les actions évoluent avec le temps et les membres qui y prennent part !
3. Mais au-delà des prestations, pourquoi rejoindre une telle association ?
Pour de multiples raisons ! Je vais vous donner les miennes, celles qui ont fait que j’ai trouvé dans cet association un écosystème qui me convient et dans lequel j’aime évoluer :
Un esprit associatif : ça, c’est fondamental pour moi ! Si vous me connaissez (ou si vous avez lu le point 1. du présent article), vous savez que j’ai toujours eu à cœur de développer une approche du tarot centrée sur l’échange et le partage, la collaboration, l’enrichissement mutuel. Ces fondamentaux, je les retrouve pleinement dans l’esprit associatif et Célie, la présidente de l’association, le rappelle régulièrement : ensemble, nous créons du lien et nous faisons société.
Des valeurs : Il y a clairement des valeurs fortes au sein de l’association, qui découlent de l’ambition forte que l’on se donne tous ensemble : respect, humilité, partage, bienveillance, honnêteté, absence de jugement, et le travail aussi quand on voit que les bénévoles et le bureau ne comptent pas leurs heures ! On se retrouve autour de l’engagement bénévole et de la solidarité.
Des rencontres : Nous croisons dans l’association des personnes issues de tous milieux, exerçant des professions diverses et variées, ayant des connaissances et centres d’intérêt variés, plusieurs générations se côtoient et se retrouvent autour d’une passion commune et c’est tellement riche !
Je pourrais aussi ajouter qu’on mange très bien (je crois que ça transparait un petit peu dans les développements précédents), qu’on y lie des amitiés sincères, qu’on y est accueillis comme au sein de la famille (lorsqu’on a une famille cool et aimante !), qu’on a l’impression d’avoir toujours fait partie de cette communauté, et qu’on y puise beaucoup de force et d’énergie !
Je m’arrête là pour cet article, j’espère qu’il vous aura intéressés, que vous aurez découvert et appréhendé un peu mieux les activités de cette association, et que vous aurez envie de nous y rejoindre !
Bon réveillon à toutes et tous, très belle fin d’année et surtout, tous mes vœux pour 2026 !
Nous voici déjà en janvier 2026 ! 2025 nous aura bien roulé dessus, mais au moins elle ne se sera pas attardée ! J’espère que vous avez pu prendre le temps, ces dernières semaines, de vous reposer, de retrouver vos proches, de bien manger et de profiter, entre les bûches et les cadeaux !
On ne se ferait pas un petit bilan 2025 et une projection sur 2026 pour bien commencer l’année ? Cela fait quelques temps que j’ai envie de faire un gros tirage, alors voici le canevas sur lequel je me suis arrêté, je vous le partage s’il peut vous être utile pour faire votre propre bilan !
Pour faire le bilan 2025, je vous propose de débuter par une matrice relativement simple que vous pourrez soit utiliser pour un bilan général de l’année 2025, soit décliner dans les différents domaines de l’existence que vous pourriez vouloir sonder :
la sphère personnelle / les relations personnelles / l’amour / la parentalité ;
la sphère professionnelle / les réalisations ou projets menés en 2025 ;
la sphère psychologique / mentale ;
la sphère spirituelle / ésotérique / magique ;
l’engagement associatif / politique / bénévolat ;
tout autre aspect de la vie que vous voudriez sonder parce qu’il a marqué votre année 2025.
Et évidemment, vous pourrez aussi coupler bilan 2025 et analyses par domaines pour un bilan plus qualitatif (si, comme moi, vous aimez les gros tirages, ce sera idéal !).
Petit conseil quand même : si vous pratiquez avec un seul jeu de tarot, commencez par le premier tirage que vous souhaitez réaliser, notez précisément votre tirage, votre ressenti et votre interprétation, puis remettez les cartes dans le jeu, mélangez bien avant de procéder au tirage suivant. Si vous avez plusieurs jeux, vous pouvez utiliser un jeu par tirage en choisissant avec soin le jeu correspondant à chaque domaine que vous souhaitez analyser, ou déterminer un jeu par emplacement (et coupler par exemple avec un oracle pour les ressentis), ce qui vous permettra de conserver les différents tirages sous les yeux en même temps (il est parfois sympa, dans un tirage de bilan couvrant plusieurs domaines, de voir les liens, les échos, et symétries, les dissonances…).
Voici la composition de cette matrice (rien de révolutionnaire !) :
Le détail des emplacements :
Quel est le contexte dans lequel j’ai évolué en 2025 concernant ce domaine ? (Les éléments extérieurs à mon action)
Comment j’ai vécu ce domaine de ma vie en 2025 ? (ressenti)
La plus grande réussite qui ont marqué mon année (aspect positif)
Le principal échec qui a marqué mon année (aspect négatif)
Ce que j’emporte avec moi dans ce domaine pour 2026 (les acquis de mon expérience en 2025)
A vos cartes, prêts, mélangez, tirez, interprétez !!!
Une fois votre bilan réalisé, que diriez vous de passer à une projection sur 2026 ?
Là encore, je vous propose une matrice, que vous pourrez utiliser soit pour une projection générale, soit pour une projection par domaine analysé. La voici :
Le détail des emplacements :
Comment je me présente en 2026 (état d’esprit)
quelle ambition je me donne pour cette nouvelle année (objectif)
dans quel contexte serai-je appelé à évoluer ? (contexte extérieur)
quel défi devrai-je relever ? (problématique, obstacles sur ma route)
un conseil pour relever ce défi et atteindre mes objectifs
Et voilà, cela vous fait a minima un tirage en 10 cartes pour faire le bilan 2025 et la projection en 2026 (et potentiellement beauuuuucoup plus si vous déclinez à l’envie !).
J’espère que ces matrices toutes simples vous seront utiles, j’adorerais voir vos partages de tirages ou avoir vos retours sur vos tirages en commentaires, alors n’hésitez pas !
Je clôture cet article en vous adressant tous mes vœux pour 2026, que cette année soit celle de l’amour, de la paix, de la solidarité entre les hommes et les femmes. Que cette année fasse sens, qu’elle soit motivante, exaltante, et qu’elle regorge de projets et d’ambitions.
A chacune et chacun d’entre vous, je souhaite santé, courage et force. Je vous souhaite des 9 et des 10 de Coupes en pagaille, des Soleils éclairants et des Mondes accueillants dans tous vos tirages ! Et, si cela vous sied, des Fous qui vous emporteront avec entrain et légèreté sur des voies encore inexplorées…
Troisième et dernière partie de cette introduction à la magie des nœuds, dans laquelle on va se concentrer sur l’usage des nœuds en rituels. J’espère que vous êtes prêt-e-s à vous lancer !
C’est parti !
Comment dérouler un rituel faisant intervenir la magie des nœuds ?
Prenons le déroulé d’un rituel, de sa préparation à sa finalisation :
En amont du rituel :
En amont, il faut bien anticiper et préparer le rituel pour qu’il se déroule au mieux :
Travailler sur l’intention et la volonté que l’on souhaite mobiliser avec notre rituel ;
en fonction de cette intention, choisir un type de corde adapté, tant dans sa matière que dans sa couleur, et définir le type de nœuds et le nombre de nœuds à réaliser pour accroître la portée symbolique du rituel ;
si les nœuds sont complexes dans leur réalisation ou leur placement sur la corde, les travailler au cours des jours qui précèdent le rituel, pour s’assurer de les maîtriser parfaitement au moment d’y lier intention et volonté ;
avant toute pratique de la magie des nœuds, veiller à “purifier” la corde, en la passant dans la fumée d’encens ou au moyen d’eau ou d’huile consacrées.
Pendant le rituel :
Comme tout acte magique, débutez par un rituel de protection, par exemple en traçant un cercle magique ou en travaillant votre aura de lumière ;
Pendant le rituel, vous pouvez décomposer le rituel à venir et le verbaliser pour en faire une incantation ou un chant : vous pourrez par exemple, pour un rituel d’ancrage, dire tout haut “une corde de chanvre pour figurer la robustesse naturelle et la connexion à la terre”, “4 noeuds pour représenter la stabilité et l’ancrage”, puis décrire la portée de chacun des noeuds, etc. ;
Si vous avez bien préparé votre rituel, vous saurez la taille de corde nécessaire pour réaliser les nœuds, les emplacements où débuter vos noeuds pour les réaliser de manière optimale, et vous aurez enregistré les mouvements. Votre esprit sera donc centré sur l’intention que porte ce rituel, et sur la volonté qui déploie votre pouvoir.
Après le rituel :
Après le rituel, se pose la question du devenir de la corde nouée (ou dénouée) qui a servi de réceptacle pour notre pouvoir magique : faut-il la conserver ou la détruire ? Hé bien cela dépend de l’intention que le rituel servait :
Si la corde sert une sorte de protection, de porte-chance, si elle a permis de confectionner un talisman ou de matérialiser un souhait : dans ce cas, il est possible de la porter pour une durée limitée sur soi, dans sa poche, nouée autour du poignet, attachée à sa ceinture… Une durée limitée parce que, une fois exaucé, le sort sera levé et le noeud pourra être défait ou détruit ;
Si le sort a été lancé et que nous n’avons pas besoin d’y revenir, s’il s’agissait d’une intention immédiate (exemple : un sort de guérison où le noeud emprisonne la maladie), alors il est possible de détruire la corde et le nœud : ils peuvent avoir être brûlés (pour symboliser la transformation, le passage d’un état à un autre), enterrés (pour symboliser le retour à la terre des énergies déployées, mais aussi l’assimilation du sort), ou jetés à l’eau d’une rivière ou de la mer (pour symboliser la dissolution, ou pour faire circuler les énergies, symboliser le mouvement) ;
Plus rarement, si la corde et le nœud constituent une amulette par exemple, alors ils pourront être gardés longtemps, en tout cas aussi longtemps que l’on en ressentira le besoin. Mais attention : il ne faut jamais laisser un cordon traîner sans décision consciente. L’énergie stagne et perd de sa cohérence.
Quelques propositions de rituels à réaliser
Pour débuter : nouer le beau temps
Ce n’est pas ici un “grand rituel”, mais un exercice d’entraînement que propose Tylluan Denry dans son livre “Knot Magic”. Pour l’autrice, la magie s’apprend par des exercices pratiques, pas seulement par la théorie (et je suis bien d’accord avec elle). L’objectif de ce rituel est donc d’apprendre à formuler une intention claire, de pratiquer le geste de nouage avec concentration et de tester l’efficacité d’un sort sans conséquences graves (bon, cela se discute sur les conséquences de détraquer le temps, mais l’exercice reste intéressant !).
Vous aurez besoin pour ce rituel d’un petit cordon (n’importe quelle couleur, mais si vous le souhaitez vous pouvez privilégier le blanc ou bleu clair qui évoquent le ciel).
L’intention est simple : “J’appelle le beau temps”.
Étapes du rituel :
Visualiser un ciel dégagé, la chaleur du soleil, le plaisir du beau temps ;
Faire un ou plusieurs nœuds en répétant une formule simple (par ex. : “Je noue le soleil, je noue le beau temps”) ;
Conserver le cordon jusqu’au lendemain ou jusqu’à l’observation du résultat ;
Défaire le nœud ou libérer le cordon une fois l’exercice terminé.
Observez des résultats : le beau temps n’arrive pas toujours et ce n’est pas grave. L’intérêt de cet exercice est d’apprendre à sentir la différence entre un nœud fait machinalement et un nœud fait avec intention et volonté réelles.
Et évidemment, si le beau temps arrive, bravo ! Mais pensez bien à libérer votre nœud rapidement pour éviter les conséquences d’une météo détraquée (faire venir le beau temps chez vous veut nécessairement dire envoyer les nuages ailleurs).
Ce rituel peut ensuite être adapté, par exemple pour nouer un moment joyeux, un instant auquel on tient, un souvenir que l’on souhaite garder sur soi.
Pour progresser : l’échelle de sorcière
Dans la sorcellerie moderne, l’échelle de sorcière est une corde sur laquelle on effectue 9 nœuds, dans un ordre précis. Chaque nœud est associé à une “formule” qui permet de composer un sort. En anglais, cette formule fait rimer le nombre du nœud et l’effet qu’il produit, et reste suffisamment “large” pour servir différentes intentions. Voici la formule, avec une traduction littérale en français, et une représentation graphique de l’enchainement des nœuds à réaliser :
By knot of one, the spell’s begun / Par le nœud un, le sort commence
By knot of two, it cometh true / Par le nœud deux, il devient vrai
By knot of three, so mote it be / Par le nœud trois, qu’ainsi il soit
By knot of four, this power I store / Par le nœud quatre, ce pouvoir je conserve
By knot of five, the spell’s alive / Par le nœud cinq, le sort est vivant
By knot of six, the spell I fix / Par le nœud six, le sort je fixe
By knot of seven, events I’ll leaven / Par le nœud sept, les événements j’élève
By knot of eight, it will be fate / Par le nœud huit, ce sera le destin
By knot of nine, what’s done is mine / Par le nœud neuf, ce qui est fait est à moi
Cette formule peut être adaptée selon la finalité du sort, avec la même logique : on débute par « Par le nœud premier… » et la suite peut évoluer en fonction du besoin pour constituer un sort bien ficelé. Il y a de nombreux exemples de déclinaisons sur la toile (bon, essentiellement en anglais). C’est un bon exercice de préparation de rituel que je vous invite à pratiquer !
Une anecdote intéressante : dans les romans de Deborah Harkness “Le livre perdu des Sortilèges” (A Discovery of Witches), évoqué en introduction, l’héroïne est la seule à savoir réaliser un 10e nœud qui lui permet de libérer pleinement son pouvoir. Toutefois, je n’ai trouvé que des formules liées à un sort en 9 nœuds, ce 10ème nœud est une coquetterie littéraire. L’occasion pour moi de vous le redire : ce qui est important, ce n’est pas d’avoir un sort en 9 ou 10 nœuds, c’est que le nombre de nœuds soit associé à une intension qui sera évocatrice pour vous, qui fera sens et vous permettra de construire un sort puissant. ainsi, 1 nœud, 3 nœuds fonctionneront aussi parfaitement.
Pour développer ses talents : sort de guérison
Tylluan Penry mentionne un sort de guérison dans son livre.
Il repose sur l’idée d’un accompagnement progressif : on choisit un cordon de couleur blanche ou bleue, symbole de pureté et de rétablissement, et l’on y fait sept nœuds successifs, chacun représentant une étape du processus de guérison.
À chaque nœud, le praticien concentre son intention en visualisant la personne (soi-même ou un proche) entourée de lumière apaisante et régénératrice, puis affirme mentalement que la guérison avance peu à peu.
Le cordon est ensuite conservé près du malade — dans un sac, sous l’oreiller, ou sur l’autel — comme soutien énergétique. À mesure que l’état s’améliore, on dénoue un nœud en remerciant pour le progrès accompli, jusqu’à ce que le cordon soit totalement défait et que la guérison soit considérée comme achevée.
Enfin, le fil est rendu à la nature (brûlé, enterré ou offert à l’eau courante), pour libérer l’énergie et clore le travail.
Ouverture : Comment pousser la magie des nœuds à un niveau supérieur ?
Intégrer les noeuds dans des rituels plus élaborés
Le nœud n’est pas forcément la finalité d’un rituel : c’est un des nombreux moyens à la main du praticien pour agir en conscience et concentrer son intention. Vous pouvez travailler autour du nœud pour construire tout un rituel impliquant purification, protection, onction, divers objets magiques, herbes et encens… C’est à votre main, et cela quelle que soit la tradition magique dans laquelle vous évoluez ou les entités / énergies / éléments / déités que vous servez.
Passer du physique à l’énergétique
La mécanique de la magie des nœuds est finalement la représentation de la mécanique d’un sort. Une fois maîtrisée, vous pourrez passer à des cordes énergétiques, magiques ! En effet, avec de l’entraînement, vous pourrez voir les fils (des évènements, des destinées) apparaître, et travailler dessus. Vous pourrez “nouer” des énergies ou des évènements, des intentions. Travaillez, travaillez encore vos nœuds, et en parallèle travailler sur la dimension énergétique et magique du monde qui vous entoure.
Passer de la corde et du nœud à la trame et au tissage
Là encore, cela relève du passage à la dimension énergétique de la magie des nœuds : pour passer à un autre niveau, il vous faudra comprendre comment les nœuds peuvent interagir entre eux, comment les cordes peuvent se croiser, comment tout cela s’ordonne dans une trame bien plus grande. C’est là que vous pourrez toucher du doigt la destinée !
Et voilà !
C’est déjà la fin de cette introduction à la magie des nœuds, j’espère qu’elle vous aura donné les clés nécessaire pour comprendre l’usage des nœuds en magie, la manière dont tout cela fonctionne, comment construire un rituel et vous lancer pour pratiquer cette forme de magie accessible et puissante.
N’hésitez pas à venir dans les commentaires pour en parler, j’adorerais avoir vos retours, vos éventuelles expérimentations, vos résultats…
Voici la deuxième partie de notre introduction à la magie des nœuds, dans laquelle nous allons aborder les principes qui sous-tendent cette magie.
Elle a un peu tardé à arriver par rapport à ma prévision initiale, je n’ai juste pas eu le temps de finaliser la transformation d’un annexe à mon fascicule initial en un court développement pour vous orienter dans cet article, mais c’est désormais chose faite ! Et pour me faire pardonner, la partie 3 va sortir aujourd’hui également (programmée pour dans une heure !), comme ça vous pourrez aller au bout de cette introduction sans attendre davantage !
On s’y remet ?
Des nœuds et de leur usage
Commençons par un développement en écho aux questions posées dans la première partie.
Un nœud, ça peut servir à :
Lier (créer un lien, mais aussi lier les langues, les serments, les comportements)
Délier (défaire un lien, mais aussi délier les langues, les désirs, les envies)
Attacher (quelqu’un, quelque chose, une énergie, un sort, quelqu’un avec quelque chose)
Détacher (ou “se” détacher, de quelqu’un, quelque chose, une énergie, un sort)
Retenir, limiter, Entraver, Écrouer
Libérer (quelqu’un, un élément, une énergie, un potentiel…)
Tisser (macramé par exemple)
Défiler (une histoire, un passé, un héritage…)
Nouer (un problème, une difficulté, un raisonnement, une incompréhension)
Dénouer (une situation, un problème, une alliance, une liaison…)
Fixer (quelque chose qui bat de l’aile), sécuriser, protéger, assurer
Défaire (une contrainte, une échéance, un étau, une pression)
Faire
Défaire
Il est fondamental de retenir qu’en magie des nœuds, on peut tout aussi bien nouer un nœud que le dénouer, cela dépend de la finalité du rituel que l’on pratique.
Le nœud est en effet regardé comme le réceptacle d’une énergie magique, presque comme un contenant : une fois noué, il peut contenir une énergie, un élément, une intention, il peut la retenir, et il peut surtout la matérialiser dans le domaine physique. Lorsqu’on le défait, il libère cette énergie.
Un nœud est un objet présentant une mémoire magique : il conserve non seulement une part d’énergie une fois noué, mais il est aussi un objet de rappel de l’intention et de la volonté que l’on a exprimées lors d’un rituel magique. Il peut servir à la confection d’objets de culte (par exemple, un chapelet, où chaque nœud représente une prière ou une pensée). Cela explique qu’il ne faut jamais oublier un nœud magique ou le laisser traîner sans intention associée : il deviendra alors une énergie stagnante, une magie contre productive.
Quels sont les types de nœuds à utiliser ?
Il existe différents types de nœuds, servant différents objectifs ou pratiques : cela va du nœud simple (ou demi-nœud) aux nœuds plus élaborés, qu’il s’agisse de nœuds de marins ou de nœuds décoratifs ou ornementaux. Plus le nœud est simple, plus la magie est instinctive, spontanée et potentiellement éphémère. Plus le nœud est complexe, plus la magie est ritualisée, préparée, et l’intention fixée dans un écrin ornementé.
N’oubliez jamais : en magie, le mieux est l’ennemi du bien. Il vaut mieux un nœud simple mais bien exécuté et servant une intention et une volonté claires, à un nœud complexe et difficile à manier qui concentrera votre attention et dissipera votre intention.
La variété de noeuds que l’on peut utiliser est immense, mais voici les noeuds “de base” avec lesquels je vous propose de vous entrainer pour la réalisation, parce qu’ils seront les plus simples et efficaces pour vos rituels :
Le nœud simple (overhand knot) : c’est LE nœud “de base”, il est simple, efficace, direct, sans chichi. Il est idéal pour sceller une intention simple et directe (protection, bénédiction, souhait…) ;
Le noeud plat (reef knot ou square knot) : ce nœud permet de lier deux cordes différentes ensemble, son rôle symbolique est donc de lier, unir deux éléments. Il permet de renforcer une union, un partenariat, de créer un lien solide entre deux personnes ;
Le nœud en “8” (figure 8 knot) : parce qu’il permet de représenter le symbole de l’infini, ce nœud permet de représenter la stabilité, la continuité, le temps long, les cycles qui s’enchaînent et ne se brisent pas. Idéal pour représenter la continuité, ou les choses que l’on souhaite voir se poursuivre et ne pas s’arrêter. Idéal aussi pour représenter une boucle, un cercle infini, quelque chose qui se répète ;
Le nœud coulant (slip knot) : idéal pour les sorts que l’on souhaite libérer d’un geste, pour concentrer des énergies à libérer d’un coup, quelque chose d’immédiat et d’instantané. C’est un très bon nœud pour des sorts de soutien temporaire, qui seront défaits très rapidement après. A l’inverse, associé à des éléments représentatifs d’une personne ou d’un enjeu, il peut servir à augmenter la pression, enserrer un sort ;
Le nœud d’arrêt et les nœuds de lestage (nœud de capucin, nœud de franciscain…) : ces nœuds permettent de lester la corde lorsqu’il faut la lancer, mais aussi de prévoir une sécurité lorsqu’on veut déterminer la longueur maximale de corde qui restera “courante”. En magie, ces nœuds permettent de lester (ou délester) une personne, de mettre fin à quelque chose, de bloquer une énergie, de la limiter.
Ces nœuds « de base » doivent être parfaitement maitrisés : je vous invite à les faire, les refaire, les refaire encore jusqu’à ce qu’ils deviennent de véritables réflexes (quand vous regardez la télévision par exemple, vous prenez votre cordelette et vous travaillez votre technique).
Une fois maitrisés, vous pourrez aller sur des nœuds plus élaborés que vous pourrez trouver dans des livres de nœuds de marins ou nœuds ornementaux, ou bien encore sur des sites internets consacrés aux nœuds, notamment pour la paracorde qui sont très complets, ou sur youtube avec énormément de tutos.
Quelques exemples de nœuds réalisés par mes soins :
Pourquoi avoir recours à la magie des nœuds ?
En général, la magie des nœuds est :
Très peu chère (on trouve des cordes, cordelettes, rubans et fils à bas prix) ;
Discrète (on peut apprendre à nouer un nœud à une main, le faire dans sa poche ou même en présence d’autres personnes qui ne se douteront de rien, on peut aussi laisser un nœud à la vue de tous, ou le lier discrètement à un objet ou un meuble) ;
Partout dans notre quotidien et facile à porter sur soi sans attirer l’attention (nœud de lacets, nœud de cravate, de ruban dans les cheveux, hoodie, un bracelet ou un collier disposant d’un nœud coulant, un sac ou un porte-clé en macramé, un scoubidou, etc) ;
très utile pour constituer des objets magiques ou les charger d’une intention (poupées en cheveux ou en feuilles de maïs, croix, pendules, pentagrammes, clous, pierres, talismans, charmes, etc) ;
redoutablement efficace et propice aux expérimentations magiques.
En effet, tous les types de magie peuvent impliquer l’usage de nœuds, par exemple la Protection, le Soin, l’Amour, la Chance, les Ensorcellement / bannissement…
Plus largement, la magie des nœuds peut être utilisée pour tout ce qui doit être lié, attaché, limité, contenu, ou à l’inverse défait, libéré, délié, dénoué… Cela trouve un écho dans de nombreuses pratiques magiques et permet une connexion simple entre intention et réalisation.
Surtout, un des grands avantages de la magie des nœuds est qu’elle peut être conçue pour être réversible (on choisit alors un nœud ou une corde qui le permettent) ou irréversible (nœuds complexes, cordes fines, serrage, etc), et qu’elle peut durer quelques instants (si l’on défait le nœud rapidement) ou indéfiniment (si l’on conserve le nœud à l’abri ou on l’enterre dans une boite par exemple).
Enfin, la magie des nœuds est évolutive et adaptable selon le type de nœud, le nombre de nœuds, leur placement sur la corde, les caractéristiques des cordes utilisées, la préparation réalisée en amont (consécration de la corde, imbibage dans une décoction, frottement avec des herbes, onction…), le moment de réalisation du rituel, les entités / énergies / éléments / divinités invoqués…
Pourquoi ça marche ? Qu’est-ce qui fait que cela fonctionne ?
En magie des noeuds, il faut tout d’abord allier “intention” et “volonté” pour concevoir un rituel efficace :
Cela est très bien décrit par Tylluan Penry dans son livre “Knot magic”, où elle présente l’intention et la volonté comme deux piliers indissociables sur lesquels repose la magie des nœuds (mais ces principes sont plus largement valables et applicables en magie).
Pour elle, l’intention correspond au but clair et précis que l’on souhaite atteindre : elle oriente l’énergie et donne un sens au geste magique. Sans intention définie, le nœud n’est qu’un acte mécanique, vide de portée. Pour que l’intention soit constituée, il faut qu’elle soit :
Claire (c’est à dire simple, précises, sans ambiguïté) ;
Sincère et ressentie (ce n’est pas qu’un processus intellectuel, l’intention doit provoquer une émotion), mais aussi alignée et éthique (en cohérence avec nos valeurs, respectueuse du libre arbitre (enfin, tout dépend de l’intention du sort ;-)) ;
Il faut qu’elle soit formulée de façon positive (éviter les formulations du type “je ne veux plus avoir peur”) ;
Elle doit guider l’action tout au long du rituel (le praticien doit donc l’avoir en tête en permanence).
Mais l’intention seule ne suffit pas : elle doit être soutenue par la volonté, c’est-à-dire la force intérieure, la concentration et l’énergie personnelle que le praticien investit dans l’action de faire et mettre en œuvre le rituel. La volonté agit comme un moteur, elle met en mouvement l’intention et la charge d’efficacité. Pour que la volonté soit engagée efficacement, elle doit :
Mobiliser la force personnelle du praticien, son énergie active (cela passe par la force mentale, émotionnelle, parfois physique) ;
Faire l’objet d’une concentration intense et persistante tout au long du rituel (ici, intention et volonté se rejoignent, pour que chaque étape, chaque nœud soit réalisé avec la même intensité et la même charge magique, au service de l’intention) ;
Faire l’objet d’une intensité émotionnelle (chaque action est pleinement ressentie, elle est sincère et pleine de conviction).
Ainsi, faire un nœud de protection ne consiste pas seulement à penser vaguement à la sécurité, mais à visualiser intensément la protection désirée, à ressentir qu’elle existe déjà, et à insuffler cette conviction dans chaque geste. En somme, l’intention trace la direction, c’est le contenu et l’objet du sort, tandis que la volonté fournit la puissance nécessaire pour que l’acte magique devienne réel et actif, c’est la force qui l’anime.
La portée symbolique est très importante dans la magie des nœuds :
C’est le cas, en général, dans la magie : les rituels concentrent des représentations symboliques qui aident à fixer l’intention. La magie des nœuds n’échappe pas à la règle ! Ainsi, le type de corde utilisée (matière, réalisation, couleur), le nombre de nœuds, leur complexité, l’intégration d’objets (bois, pierres, cartes, charms, parchemins, cheveux, clés…) et leur intégration dans un rituel plus grand, tout cela contribue à la portée symbolique des nœuds.
En effet, une corde est un talisman, créé pour un objectif spécifique en utilisant une matière aux propriétés spécifiques, teinte selon nos besoins. Que ce soit Brandy Williams, dans son livre « Cord Magic« , ou Noémie Myara, dans son livre “La magie des nœuds et du tissage”, ces auteures décrivent les différentes matières que l’on peut employer pour faire des cordes et leurs propriétés magiques. Voici trois exemples de matières que l’on peut mobiliser en magie des nœuds et leurs propriétés (il y a évidemment beaucoup plus de contenu sur ces matières, et beaucoup plus de matières dans décrites dans leurs livres auxquels je vous renvoie) :
le coton : Matériau naturel, associé à la douceur, la pureté, la paix, la sérénité. Idéal dans les rituels tendant à éloigner les énergies négatives, mais aussi les rituels de purification ou de protection. Matériau que l’on peut porter sur la peau, le coton peut contribuer à des sorts de guérison physique ou émotionnelle.
le cuir : Il s’agit d’une peau animale, il évoque la transformation, la force primordiale de la nature, la force brute et sauvage, mais aussi (au regard des propriétés du cuir) la protection. Le cuir est également utilisé pour guider sur le chemin spirituel, et tout ce qui a trait à l’instinct.
les cheveux : ils représentent l’essence d’une personne et donc son flux, son énergie vitale. Ils contiennent les souvenirs, les émotions et les liens énergétiques d’une personne, sont liés au mental et au corps et représentent la croissance, le changement, l’évolution…
Évidemment, selon la matière utilisée, vous ne pourrez pas pratiquer les mêmes types de nœuds (plus un nœud est complexe, moins la corde employée doit être fine, plus un nœud doit être serré, moins la corde doit être cassante, etc).
Au-delà de la matière utilisée, le type de corde peut varier selon les usages. Ainsi, certains praticiens vont-ils tresser eux-mêmes leurs cordes, d’autres les acheter déjà tressées (je suis de cette seconde catégorie !). Mais là encore, il existe différents types de cordes qui n’ont pas les mêmes propriétés : si vous regardez les modalités de tressage, il y a des cordes peignées, des cordes torsadées ou des cordes tressées, et certaines peuvent disposer d’une gaine et d’un nombre très aléatoire de fuseaux. Puis, il y existe des cordes avec des propriétés physiques différentes : des cordes statiques ou dynamiques, de rétention, de rappel ou bien encore flottantes. Toutes ces données seront importantes pour contribuer à la construction du récit de votre sort.
Puis, une fois la corde choisie, il faudra s’intéresser à sa couleur : la symbolique des couleurs est une donnée très importante en magie, et un élément rouge (encre, boisson, cire…) ne produira pas les mêmes effets qu’un élément bleu ou jaune. Intéressez-vous au sens des couleurs pour vous, à ce qu’elles représentent. Il existe de nombreux livres sur le sens des couleurs, que ce soit à l’époque médiévale (coucou Michel Pastoureau !) ou à l’époque moderne, avec notamment l’usage marketing des couleurs. Vous pouvez aussi vous inspirer du sens alchimique des couleurs, des étapes du grand œuvre auxquelles elles sont associées. Vous pouvez aussi choisir la couleur qui vous suit en ce moment, ou la couleur que vous visualisez en fermant les yeux, pour une approche plus instinctive des couleurs. Autant de données intéressantes à explorer pour choisir avec soin la couleur de votre corde (voire la teindre si, à l’origine, elle est en fibres naturelles non teintes).
Enfin, le nombre de nœuds à réaliser durant votre rituel aura également une importance élevée. Le pouvoir symbolique des nombres est bien connu, on ne compte plus le nombre d’ouvrages sur la numérologie. Il est très facile de mobiliser ce pouvoir symbolique en magie des nœuds : un nœud pour l’unité, deux pour la dualité, trois pour la perfection, quatre pour la stabilité, etc etc etc. Là encore, je vous laisse creuser cette dimension symbolique et choisir avec soin le nombre de nœuds à réaliser pour renforcer votre intention.
Vous commencez, ici, à toucher du doigt le fait qu’en magie des nœuds, notre intention se manifeste déjà de manière très concrète et ancrée avant même d’avoir effectué le moindre nœud. C’est comme constituer une phrase, une incantation : on choisit ses mots avec soin, on veille à ce qu’ils se complètent bien, à ce qu’ils soient plaisants à l’oreille, et à ce qu’ils renforcent notre détermination. C’est un usage magique très puissant et qui fonctionne vraiment très bien, et qui est une très bonne école des usages magiques pour qui voudrait, ensuite, aller plus loin dans la pratique !
Fin de la partie 2 !
J’espère que ça vous aura plu, et que vous aurez pu rentrer plus avant dans la compréhension de la magie des nœuds et son fonctionnement !
Retrouvez, en partie 3, des recommandations pour réaliser vos propres rituels, avec des exemples concrets et intéressants à réaliser !
Nous débutons aujourd’hui notre introduction à la Magie des Cordes et des Nœuds ! Pour cela, je vous propose une petite bibliographie, des questions préalables pour vous tester un peu sur le sujet et vous permettre de commencer à y réfléchir, et enfin un tour d’horizon, en images, de l’usage magique des nœuds dans différentes civilisations !
Bibliographie :
Je vous mets dès maintenant quelques références qui m’ont été utiles pour construire ce contenu et qui vous permettront d’aller plus loin si cela vous intéresse :
En français :
La Magie des nœuds et du tissage : Art occulte d’hier et d’aujourd’hui, de Noémie Myara, aux éditions Bussière
Sortilèges et nœuds magiques : amour, fortune, protection, succès, bien-être… de Sarah Bartlett, chez Rustica éditions
En anglais (ils sont tous disponibles en Kindle) :
Knot Magic, de Tylluan Penry [mon préféré !]
Cord Magic : tapping into the power of string, yarn, twistq & knots, de Brandy Williams, chez Llewellyn Publications
Knot Magic Guide : Harness the power of sacred knots for protection, manifestation, love, and healing spells – Step by step rituals for starters and advanced practitionners in Wicca and Witchcraft, de Rhiannon Starwitch
Il en existe d’autres en anglais, en particulier sur Kindle, mais attention : beaucoup sont la reprise du même texte, avec simplement des noms d’auteurs différents ou des jaquettes différentes. Au moins, avec ces 3 là, vous avez un bon panorama.
Au-delà de ces livres sur le sujet de la magie des nœuds, si vous souhaitez travailler le sujet et progresser, je vous recommande d’acquérir des livres sur les nœuds de marins et les nœuds décoratifs ou ornementaux qui vous expliqueront, pas à pas, comment faire des nœuds plus ou moins élaborés (il en existe une quantité non négligeable, à vous de trouver ceux qui seront les plus clairs pour vous !).
Questions préalables :
Comme je l’ai fait en atelier, je vous propose de débuter cette séquence par quelques questions qui vous aideront à faire un premier tour d’horizon du sujet et de vos connaissances. N’hésitez pas à prendre en notes vos réflexions, et à y revenir plus tard, au gré des développements à venir.
Je vous ai mis quelques pistes de réflexion si cela vous est utile pour approfondir chacune des questions, pour les voir il suffit de cliquer sur les flèches au début de chaque question.
C’est parti !
Lorsque je vous parle de « nœuds », à quoi pensez-vous spontanément ? Qu’est-ce que cela vous évoque ?
Ici, libre à vous d’explorer différents domaines : des nœuds que vous avez l’habitude de faire, une image ou allégorie des nœuds, des évocations qui vous viennent à l’esprit lorsqu’on parle de nœuds ou de cordes…
Parmi les images possibles, il y a tout le domaine maritime qui dérive des nœuds de marins, tout le domaine de la montagne avec les nœuds employés pour l’alpinisme, le domaine médical (avec les sutures, les points, etc), vous avez aussi tout ce qui relève de l’usage pratique des nœuds (nouer une ceinture, des couettes, des lacets…), des souvenirs d’enfance (avec les scoubidous par exemple).
Avez-vous fait des nœuds aujourd’hui ?
Cette question vous permettra de voir à quel point les nœuds font partie de notre quotidien à tou-te-s : on apprend à les faire très jeunes, on en fait tous les jours sans même s’en rendre compte.
Quelques exemples de nœuds du quotidien (mais il y en a bien plus !) : nouer ses lacets, nouer sa cravate, nouer un ruban dans ses cheveux, faire un nœud décoratif sur un paquet cadeau, nouer un bracelet d’amitié, nouer la laisse d’un chien le temps d’entrer dans une pâtisserie, nouer le pochon d’un tarot, ficeler un rôti ou un poulet, nouer un sac poubelle…
Connaissez-vous des expressions impliquant le mot “nœud” ?
Les nœuds sont tellement présents dans nos vies qu’ils sont entrés dans notre vocabulaire pour marquer la complexité d’un sujet, les réactions physiques ou mentales liées au stress ou à des difficultés, les personnages retors.
Exemples d’expressions : le nœud du problème, se faire des nœuds au cerveau, nœud gordien, sac de nœuds, avoir un nœud dans l’estomac, tête de nœud…
Pour vous, à quoi peut servir un nœud ? Quelle est sa fonction, son effet ? (objectif : retirer des verbes d’action autour du nœud)
Cette question vous aidera à rentrer dans le sujet spécifique de la magie des nœuds : chacun des verbes que vous trouverez peut représenter un usage en magie des nœuds.
Entrons maintenant dans le vif du sujet : pourquoi considérer les nœuds comme magiques ?
La magie des nœuds est souvent perçue par les praticiens modernes comme une magie un peu enfantine, simpliste, et n’est pas toujours prise au sérieux. Il suffit de lire les ouvrages modernes de magie pour s’en rendre compte : très peu proposent des développements sur l’usage des nœuds.
Or, la magie des nœuds est un héritage ésotérique qui est le fruit d’une histoire riche, qui traverse toutes les cultures et mythologies, et continue d’être pratiquée aujourd’hui.
Pour vous en convaincre, voici une série d’images, connaissez-vous leurs significations ou leurs usages ? (Je vous donne un indice à chaque fois, et pour plus de détails sur l’image cliquez sur la petite flèche !).
Indice : Egypte antique !
Vous avez probablement entendu l’histoire d’Osiris, dieu du passage, des cycles et de la résurrection, qui fut trahi par son frère, assassiné, dépecé et les parties de son corps disséminées dans toute l’Egypte. C’est sa femme, Isis, qui, aidée de sa sœur Nephtys, a réuni toutes les parties du corps et les a assemblées à l’aide de nœuds réalisés sur un cordon.
Le nœud d’Isis (aussi appelé Tit ou Tiet) est devenu un symbole représentant la déesse, rouge sang, il représente son pouvoir magique, il est un symbole de vie, mais aussi de protection, dans la vie comme dans la mort (raison pour laquelle cette amulette était souvent placée sur les corps momifiés, pour le protéger des éventuels pillards, mais aussi pour le protéger dans l’après-vie). Ainsi, ce nœud était susceptible de produire des effets sur plan matériel et spirituel.
Indice : Phrygie !
Le roi de Phrygie meurt sans héritier. Un oracle prédit que la première personne qui arrivera à la ville sur un char sera fait roi. Dans l’Empire perse, le char était le symbole de la royauté et de la divinité. Le premier qui se présente sur un char est le paysan Gordias, qui entre dans la ville sur son char à bœufs. Il est fait roi, et son char est conservé dans le temple de Zeus. Le timon et le joug de son char sont attachés ensemble avec un nœud inextricable, sans début et sans fin apparente. Un oracle prédit alors que celui qui arrivera à défaire le nœud régnera sur l’Asie. En 333 avant Jésus-Christ arrive Alexandre le Grand qui, ne pouvant défaire le nœud, décide de le trancher avec son épée. Alexandre va ainsi régner sur l’Asie.
Indice : Rome Antique !
Dans la Rome antique, la mariée serrait sa tunique par un nœud d’Héraclès (un nœud plat décoratif et symbolique formé de deux boucles opposées, dont les brins se croisent alternativement dessus et dessous) que seul le mari dénouait lors des noces. Héraclès ayant eu soixante dix enfants selon la tradition antique, le nœud qui lui est associé était un présage de fécondité.
Indice : Mythologie Nordique !
Dans les croyances de la mythologie nordique, les Nornes tissaient le destin des Hommes, dont la vie était représentée par un fil plus ou moins long selon son espérance de vie. Wyrd, le destin, était représenté comme une toile, dans laquelle la vie de chacun était tissée. Pour représenter cette destinée, et l’entrelacement des liens, les nœuds étaient régulièrement utilisés comme des représentations physiques, et étaient utilisés pour des charmes de protection, de victoire sur les champs de bataille, d’amour…
Un Noeud particulièrement connu est le nœud des occis, aussi appelé Valknut, un nœud formé de 3 triangles. Et dans les pratiques de Seidr (pratiques magiques associées aux croyances nordiques surtout pratiquées par les femmes (mais maîtrisées par Odin !)), les nœuds étaient utilisés pour retenir l’énergie magique lors des incantations, et la libérer lorsqu’ils étaient défaits.
Indice : Civilisations Andines !
Si, comme moi, vous regardiez les Cités d’or dans votre jeunesse (« haaaaa hahahahaaaaaa, Esteban, Sia, Tao les cités d’oooooooOOOOOr ! » (ne me remerciez pas !)), vous vous rappelez sûrement que Sia utilisait un objet atypique : un Quipu (mot qui signifie “nœud” et “compte” en quechua).
Il s’agit d’un ensemble de cordes, cordelettes et nœuds (différents types de nœuds selon l’information à représenter) utilisé par les civilisations andines pour conserver une trace de certaines informations ou données (par exemple, des données administratives ou statistiques). Des usages à fin de communication voire d’écriture semblent également possible, certains témoignages évoquant l’usage de Quipu pour se rappeler les détails d’une histoire à raconter. Certains pourraient dater de plusieurs milliers d’années, comme ceux découverts par Ruth Shady sur le site de la civilisation de Caral remontant à 4 500 ans.
Indice : Tradition Celte !
Pour les Celtes, les nœuds symbolisent l’interconnexion entre la vie, la mort et le monde des esprits. C’est dans la tradition celte que les nœuds sont les plus reconnaissables esthétiquement et probablement les plus connus. Ils ont été utilisés comme éléments décoratifs et réemployés ensuite par l’église lors de son installation et son développement, ce qui explique qu’on les retrouve aujourd’hui sur des croix et des édifices religieux.
Indice : tradition Chinoise !
Les nœuds décoratifs traditionnels chinois sont des arts locaux typiques de la Chine, ils ornent les salles de palais et les objets quotidiens des foyers. En chinois, « nœud » signifie réunion, amitié, paix, chaleur, mariage, amour, etc. Les nœuds chinois sont souvent utilisés pour exprimer de bons vœux, y compris le bonheur, la prospérité, l’amour et l’absence de mal. Ils sont des porte-bonheur que l’on peut s’offrir ou accrocher dans sa maison, mais aussi dans des commerces ou restaurants.
Indice : Folklore Lapon !
En Laponie, et plus généralement autour de la Baltique, les sorcières vendaient aux marins des cordes avec trois nœuds : le premier peut libérer un zéphyr, un vent léger ; le second relâche un vent plus fort et le dernier déclenche une effroyable tempête. L’ouverture des nœuds augmente la force du vent, et il appartenait aux marins de gérer la vélocité du vent avec ces nœuds.
Ce type de sorcellerie peut être associé à celle des tempestaires, connus depuis la Rome antique.Une précision sur l’image : elle est extraite de la banque d’images du Museum of Witchcraft and Magic, ce qui explique la petite règle sur le bas de l’image, qui est là pour permettre de répertorier les collections du musée.
Indice : Tradition Anglo-saxonne !
En 1881, dans le Somerset, a été découvert dans le grenier d’une maison à Wellington une corde de chanvre, longue d’environ 1,5 m, avec des plumes de coq insérées dans les nœuds. Cette corde, qui se trouvait entourée de balais et de pots en terre, immédiatement été associée à des pratiques sorcières, et les théories furent nombreuses (elle servirait à jeter des sorts, chaque nœud affaiblissant la personne visée, mais elle servirait aussi à guérir, chaque nœud emprisonnant la maladie, ou à prier, chaque nœud représentant une prière (comme un chapelet), ou encore à bénir et protéger une maison). Ce qui a rendu célèbre cette échelle de sorcière (witch’s ladder), c’est que l’objet a été décrit dans le journal folklorique anglais Folklore en 1887 par l’occultiste E. B. Tylor, qui s’intéressait aux croyances populaires. Cet article en fait, encore aujourd’hui, la plus ancienne échelle de sorcière connue et décrite comme telle. Elle est désormais conservée au Pitt Rivers Museum d’Oxford, dans les collections d’anthropologie.
Indice : Religion Orthodoxe !
Dans la religion orthodoxe, notamment, est utilisé un “Chotki”, aussi appelé chapelet Byzantin, dont chaque noeud représente une prière et la répétition des prières était réputée conférer à l’objet du pouvoir spirituel.
Indice : Sorcellerie du Moyen-Age !
Au Moyen-Age, la magie des nœuds était surtout connue sous le nom de Ligature, ou « Ligatura ». Il s’agissait d’une forme de magie considérée comme dangereuse (notamment parce qu’elle était simple à mettre en œuvre, à la portée de tous, et extrêmement discrète), ce qui a conduit l’église à édicter, dès ses débuts, des édits pour l’interdire. Ceux qui utilisaient la “ligatura” étaient persécutés voire exécutés, et cette posture de l’église s’est poursuivie jusqu’au 18e siècle en France et en Ecosse.
L’usage le plus connu de la ligature est celui consistant à « nouer l’aiguillette » : l’aiguillette est l’ancêtre de la braguette, il s’agissait d’un cordon, ferré aux deux bouts, qu’utilisaient les hommes pour lacer sur l’avant de leur vêtement le haut-de-chausse au pourpoint. Nouer l’aiguillette revenait donc à rendre l’homme impuissant, soit de manière temporaire (pour qu’il laisse son épouse tranquille), soit de manière plus définitive (pour se venger ou empêcher un mariage).
Dans les Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, que j’ai retenu en illustration, on retrouve notamment la mention de la ligature de l’aiguillette : « Ayez la verge d’un loup nouvellement rué, & étant proche de la porte de celui que vous voudrez lier, vous l’appellerez par son propre nom, & aussi-tôt qu’il aura répondu, vous lierez ladite verge du loup avec un lacet de fil blanc, & il sera rendu si impuissant à l’acte de Vénus, qu’il ne le seroit pas davantage s’il étoit châtré. De bonnes expériences ont fait connoître que pour remédier, & même pour empêcher cette espece d’enchantement, il n’y a qu’à porter un anneau dans lequel soit enchassé l’œil droit d’une belette ».
Saviez-vous que l’on prête à la Vierge Marie la capacité de “défaire les nœuds” ? On évoque ainsi Sainte Marie qui défait les nœuds pour lui demander de résoudre les problèmes difficiles de la vie, particulièrement les conflits familiaux et crises personnelles (elle est souvent honorée dans le cadre de neuvaines).
Cette croyance est liée à un tableau baroque du XVIIIe siècle, nommé “Marie qui défait les nœuds”, détenu dans l’église Saint-Pierre de Perlach à Augsbourg (Allemagne). Le Pape François a contribué à la vénération de cette représentation de la Vierge en Argentine, puis dans le monde entier.
Exemple de prière dédiée à la Marie qui défait les nœuds :
“Vierge Marie, mère du bel Amour, mère qui n’a jamais abandonné un enfant qui crie au secours, mère dont les mains travaillent sans cesse pour tes enfants bien aimés, car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui déborde de ton cœur, tourne ton regard plein de compassion vers moi. Vois le paquet de « nœuds » qui étouffe ma vie. Tu connais mon désespoir et ma douleur. Tu sais combien ces nœuds me paralysent. Marie, mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de tes enfants, je dépose le ruban de ma vie dans tes mains. Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à ton aide miséricordieuse. Dans tes mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait. Mère toute puissante, par ta grâce et par ton pouvoir d’intercession auprès de ton Fils Jésus, Mon Libérateur, reçois aujourd’hui ce « nœud » [le nommer, si possible]. Pour la gloire de Dieu, je te demande de le défaire, et de le défaire pour toujours. J’espère en Toi. Tu es l’unique Consolatrice que Dieu m’a donnée, tu es la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m’empêche d’être avec le Christ.”
Indice : Psychologie !
Connaissez-vous la topologie des nœuds de Lacan ? C’est par le nœud borroméen (trois cercles entrelacés qui ont la propriété que si l’un des cercles disparaît, les deux autres sont détachés) que Lacan choisit de représenter la structure du sujet, le R du réel, le S du symbolique et le I de l’imaginaire. C’est un outil pour l’analyste, il aide à la modélisation des différents systèmes de compréhension du fonctionnement psychique.
Indice : Pop Culture !
La saga “A discovery of Witches” de Deborah Harkness suit les aventures d’une sorcière (Diana) qui doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs.
Cette sorcière est une tisseuse, elle sera appelée à maîtriser le tissage de nœuds complexes, allant jusqu’à réaliser 10 nœuds pour lancer un sort et déployer sa puissance magique !
Comme vous le voyez avec l’ensemble de ces éléments, quelles que soient les époques ou les civilisations, les nœuds ont toujours eu une place à part, on leur prêtait des vertus magiques, la capacité d’attirer des énergies et de les retenir, une force symbolique à part.
Ce sont les bases de la magie des nœuds que nous allons aborder dès la partie 2 !
Fin de la première partie !
J’espère qu’elle aura déjà été riche d’enseignements !
Il y a quelques semaines, j’ai animé pour l’association Etrange Tarot un atelier de 2h consacré à la magie des nœuds et des cordes. J’ai décidé de transformer mon support de formation en articles pour ce blog, je l’ai donc divisé en 3 parties, et j’en posterai une par semaine jusqu’à la fin du mois :
L’introduction (que vous retrouverez ici dès demain)
Les principes d’application (que vous retrouverez donc dans une semaine)
Les rituels (que vous retrouverez dans 15 jours)
Pour tout matériel, il vous faudrait, dans l’idéal, une cordelette ou une paracorde pour pouvoir pratiquer les différents nœuds et de quoi prendre des notes pour y revenir facilement au moment opportun (si vous avez un Livre des Ombres, cela peut être un bon support !).
C’est ma première publication ici sur le thème de la magie (même si on a un peu effleuré le sujet parfois), j’espère qu’elle vous plaira ! Si c’est le cas, je pourrai vous proposer d’autres contenus autour des grands principes théoriques de la magie et de la sorcellerie, mais aussi des focus sur des aspects pratiques, des rituels, etc.
En parallèle, je travaille sur plusieurs articles qui arriveront ici dans les prochaines semaines (je ne m’engage pas sur un délai, comme ça je ne me mets pas la pression inutilement !). Pensez à vous abonner au site pour être prévenu-e-s lorsqu’un nouvel article est mis en ligne !
Heureux de vous retrouver pour une petite guidance de la semaine à venir !
Je n’ai pas pu vous en faire une la semaine dernière, parce que j’étais en déplacement en Bretagne pour fêter mon anniversaire (la vieillesse les amis, la vieillesse !). J’en ai profité pour déjeuner avec Nico (Salon des Arcanes) et sa moitié qui passaient quelques jours dans le coin, pour aller à Brocéliande où j’ai pris des infusions sur mesure chez L’Hermine et l’Ajonc, et je me suis acheté un pendule qui me plait de ouf (un peu reuch, mais bon un coup de cœur c’est un coup de cœur). Les couleurs de l’automne en Brocéliande étaient dingues, très cinématographiques, par contre la saison de la chasse bâtait son plein et on n’a pas pu profiter de la forêt comme nous l’aurions voulu, mais c’est la vie !
Allez, pour le plaisir, quelques photos !
Allez, pour mémoire, notre tirage de guidance :
Le contexte général, les énergies et influences extérieures
Un point d’attention dans la sphère professionnelle
Un point d’attention dans la sphère personnelle
Un conseil pour passer la semaine
Cette semaine, on va tirer les cartes avec le Oak, Ash and Thorn de Three Trees Tarot, tout à fait de saison et en lien avec mes quelques jours à Brocéliande !
1. Le contexte général : La Force !
Cette semaine se présente sous le signe de la Force, un arcane majeur du tarot qui, d’ordinaire, vient sous la forme d’une jeune femme, tout de blanc vêtue, accompagnée d’un lion dont elle ouvre la gueule avec ses mains.
Je trouve le Oak Ash and Thorn tellement beau, regardez le contraste entre, d’une part, la sérénité de ce blaireau, expression de la force tranquille, de la maitrise, de la résolution et, d’autre part, ce serpent qui se débat, qui s’apprête à mordre, qui cherche à se libérer par tout moyen de la contrainte qu’on lui impose. Regardez aussi, sur cette carte, la présence d’autres animaux qui pourraient être des proies du serpent s’il était libre d’agir à sa guise, et que l’action du blaireau vient protéger.
J’aime l’idée que la représentation de la force se retrouve à la fois chez le blaireau et chez le serpent : d’une part, lorsqu’on agit en alignement avec ses convictions et ses valeurs, la force se manifeste au moyen d’une résolution inébranlable qui nous permettra d’agir avec courage, calme et détermination. D’autre part, lorsqu’on est limités, empêchés, entravés dans notre action, dans notre expression, alors on a un sursaut d’expression brute, primaire, proche de l’instinct de conservation qui sera rapide, peut-être même violent.
Ainsi, pour la semaine à venir, le contexte général devrait être particulièrement mobilisateur et toucher chez nous une corde sensible qui va beaucoup nous challenger et nous pousser à agir, à réagir. Il y aura, dans l’air, une sensibilité forte, qui pourra confiner à l’irrationnel parfois, tant nos réactions ne seront pas anticipées ou comprises, y compris par nous ! Face à certains évènements majeurs, nous allons rester stables, résolus, agir avec simplicité et pragmatisme malgré l’agitation ambiante. Puis face à certaines expressions, certains mots, certaines actions plus anodines, nous allons réagir au quart de tour avec une expression ultra forte, viscérale, qui pourrait paraitre disproportionnée mais qui sera à la hauteur de l’effet produit sur nous.
Comme c’est le contexte général de la semaine, nous aurons à gérer ces réactions chez nous mais aussi chez les autres, et nous aurons parfois l’impression de marcher sur des œufs, de s’excuser d’être là, puis tout d’un coup nous mettrons un coup d’arrêt aux comportements qui nous irriteront ou nous toucheront. Une semaine où, clairement, on n’encaisse pas sans broncher, mais on va devoir gérer nos émotions et doser nos réactions (typiquement une semaine où on peut nous dire « arrête d’être hystérique » alors que nous serons dans une expression juste).
2. Le point d’attention dans la sphère pro : la Justice
Deuxième arcane majeur intervenant dans ce tirage (ça va être bien challengeant cette semaine niveau pro !), nous devons prêter attention cette semaine à l’archétype de la Justice.
Cette carte peut représenter plusieurs réalités : évidemment, elle peut représenter la Justice elle-même, donc les tribunaux, les juges, les contentieux, les affaires juridiques et juridictionnelles, mais aussi les avocats, les greffiers, les médiateurs, les huissiers, les notaires, toutes ces professions à forte dimension juridique. Elle peut représenter le fait de rendre la justice ou de se faire justice, c’est à dire de restaurer un équilibre dans une relation déséquilibrée par un abus (quel qu’il soit), et cela peut aller jusqu’à l’expression de la loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent. Plus largement, la justice embrasse tout ce qui touche à l’administratif, l’administration, les papiers, les documents et les procédures à remplir ou à suivre. En terme de qualités, elle parle de droiture (raideur ?! haha), de probité, d’équité, d’impartialité…
En tant que point d’attention dans la sphère pro, la Justice alerte sur le fait de tenir une posture juste, droite, éclairée par la matérialité des faits. Elle alerte aussi sur le respect des procédures, des usages, sur le fait de formaliser les choses et de ne pas réagir au quart de tour. Le temps de la justice n’est pas le temps du commun des mortels : elle a besoin d’agir dans un contexte pacifié, dépassionné, qui est indispensable pour rendre une décision juste.
Dans le contexte général de la semaine décrit plus haut, la présence de la Justice en point d’attention exige, lorsque nous sentirons arriver une expression forte dans la sphère professionnelle, de la retenir, au moins le temps de la formater pour qu’elle soit plus juste, proportionnée, et qu’elle soit moins épidermique. Elle implique aussi la nécessité de rappeler à toutes et tous les règles, les usages, le formalisme que les relations professionnelles impliquent : on ne se comporte pas au boulot comme à la maison, on veille à ce que son expression soit toujours impeccable. Nous avons tous des droits et obligations et chacun doit agir dans ce cadre qui est fait pour protéger chacun.
3. Le point d’attention dans la sphère perso : le 7 de Coupes
Dans la sphère personnelle, cette semaine on prête attention au 7 de Coupes et à ce qu’il représente. Avant d’aller sur le fond de la carte, je trouve intéressant de souligner que le serpent qui se trouvait au centre de la carte de la Force se retrouve ici dans l’une des coupes !
Cette carte est ambivalente : elle représente à la fois des potentiels, des potentialités qui s’offrent à nous et que l’on pourrait saisir, et dans le même temps des illusions, des chimères que l’on pourrait croire accessible et qui se déroberont toujours, soit parce que notre jugement est biaisé, soit parce qu’on nous fait croire qu’une situation est accessible alors qu’elle est hors de notre portée. Comme nous sommes dans le domaine des Coupes, et donc la sphère des sentiments et de la spiritualité, cette carte implique une situation d’introspection, d’interrogation et d’indécision, puisqu’on ne sait pas encore faire la part des choses entre le vrai et le faux, le positif et le négatif, l’opportunité et la menace (si vous connaissez l’exercice du SWOT, c’est typiquement le genre de carte qui peut vous pousser à en faire un pour réussir à prendre une décision éclairée !).
Dans le contexte général de la semaine, qui évoque des situations qui vont toucher notre corde sensible et nous faire réagir, cette carte appelle, dans la sphère personnelle, à faire attention à discerner le vrai du faux, à ne pas présumer des intentions ou des actions, et à ne pas agir dans le brouillard de nos pensées, de notre imagination, de notre fiction personnelle. Essayons d’analyser nos réaction et leur caractère fondé ou non. C’est peut-être une bonne semaine, justement, pour essayer de démystifier les choses, de ne pas rester avec ses doutes et ses questionnements, mais d’utiliser l’influence de la Force pour poser frontalement les questions qui nous taraudent et lever ainsi les situations floues, lever un pan de brouillard.
4. Le conseil pour passer la semaine : le 4 de Bâtons
Pour passer cette semaine, nous aurons collectivement besoin d’avoir recours à l’énergie du 4 de Bâtons, une carte de stabilité dans le domaine des Bâtons, qui peut évoquer les célébrations, les fêtes, les moments de cohésion où l’on se rassemble, mais aussi les engagements (mariages), les contrats, les liens entre les personnes (les liens forts, hein ! Ceux qui, véritablement, nous lient), la parole donnée et les promesses que l’on fait…
Dans le contexte général dessiné pour cette semaine, et vu les points d’attention à avoir dans les sphères pro et perso, la première chose à laquelle j’ai pensé en voyant cette carte c’est « une personne ressource ». Un point d’ancrage. Une personne de confiance vers laquelle on peut se retourner et qui accueillera nos émotions, notre expression et saura percevoir ce qui s’exprime à travers nous.
C’est quelqu’un avec qui nous avons un lien de confiance, un lien solide, clair, qui a de l’importance pour nous, suffisamment d’importance pour qu’on se sente engagés avec cette personne qui sera un bon recours pour nous. Cette personne, elle saura nous redonner un cadre, des règles, nous rappeler les usages dans la sphère pro. Cette personne, elle saura avec clarté et douceur dissiper les brumes de nos interrogations, lever les questionnements et les indécisions.
Cette semaine, identifiez votre personne ressource (qui n’est pas forcément votre femme ou votre mari, hein ! Mais une personne de confiance, vers laquelle vous irez naturellement) et n’hésitez pas à la solliciter lorsque vous en ressentez le besoin.
Avant de vous quitter, simplement vous dire qu’il est souvent bénéfique de s’exprimer avec détermination et en vérité, n’ayez pas peur de le faire. Simplement, apprenez à discerner l’expression de votre vérité profonde de la manifestation de vos peurs. La première sera un moteur puissant de libération pour avancer, la seconde sera un frein et une contrainte.
Ça fait un bail qu’on n’a pas papoté par ici ! J’espère que vous allez bien en cette période où la saison sombre s’installe, appelant chacun-e à ralentir, à s’installer dans le confort de sa maison et à plonger dans ses ténèbres intérieures avec plus ou moins d’envie ou de conviction ! C’est la période idéale pour ressortir ses jeux de tarots, et pour se lancer dans un tirage de l’ombre.
Mais parfois, alors que nous n’avons pas utilisé un jeu pendant quelques semaines, au moment de tirer les cartes à nouveau, il ne “fonctionne” plus avec nous. C’est étrange : c’est comme si nous n’étions plus alignés avec le jeu, comme si son énergie était différente et ne collait plus avec nous. Cela se voit directement avec les tirages : il ne se mélange plus comme avant, les cartes qui sortent ne semblent pas à leur place, elles nous laissent perplexes et semblent hors de propos alors que d’habitude, ce jeu entre en synergie avec nous. Cela peut aussi arriver lorsque nous prêtons notre jeu à quelqu’un, qui va le manipuler et tirer des cartes avec. Lorsque nous le récupérons, nous n’avons curieusement plus envie de l’utiliser, nous le laissons dans sa boîte, parce qu’il n’a plus vraiment notre énergie, comme s’il avait été modifié par ce simple prêt.
Ne serait-ce pas le moment de faire un petit rituel de purification des cartes ?
1. Ca veut dire quoi « purifier » ? Mon jeu serait « impur » ?
Entendons nous sur les termes : selon le Larousse, purifier (du latin purificare) peut signifier « rendre un liquide, une matière, etc. plus sains en les débarrassant des impuretés qui les altèrent« , mais aussi « rendre plus pur, plus correct« .
Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, dans leur “Dictionnaire des symboles : mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres” (publié chez Robert Laffont), rappellent que les rites de purification existent dans toutes les religions, avec des listes d’interdits et un cérémonial inépuisables. “Ce qui est impur, actes, nourriture, animaux, c’est ce qui déplait à Dieu. Ce peut être une impureté physique ou une désobéissance des lois, dont il importe de se purifier”. Ainsi, ce qui est considéré comme impur dépend de votre religion et de vos croyances.
Cette définition (plaire à Dieu) est-elle celle à laquelle on se réfère lorsqu’on parle de “purifier” son jeu de tarot ? Pas vraiment, sauf si vous utilisez votre jeu dans le cadre d’une pratique rituelle religieuse ou en contradiction flagrante avec vos principes religieux (mais ce n’est pas le cas que l’on va développer ici). Nous allons plutôt aborder ici le domaine du subtil, du ressenti, de l’énergétique.
Pour vous expliquer cela de la façon la plus simple et explicite possible, je vais m’appuyer sur deux ouvrages : “Purification : principes et méthodes” d’Arnaud Thuly, publié aux éditions Alliance Magique et “Bilans et techniques de purification énergétique personnelle” de Marc Neu, publié par Le Lotus et l’Éléphant.
Dans son livre, Arnaud Thuly explicite les notions d’énergies “positive” et “négative”. S’il considère ces qualificatifs comme impropres, parce qu’ils conduisent à une confusion liée à notre éducation occidentale entre ce qui serait bon, et donc d’ordre divin, et ce qui serait mauvais, relevant donc du malin, il tente une autre explication moins “classique” selon lui de ce qu’est une énergie négative mais mieux adaptée pour comprendre ce que ce terme peut recouvrir : “toutes les énergies qui nous apparaissent comme désagréables au premier abord. Ainsi, dès qu’une énergie est ressentie comme agressive, pesante, indésirable et mal vécue, nous la classons comme énergie négative. Nous ne sommes plus dans une notion de bien et de mal mais dans une question d’interprétation de nos ressentis vis-à-vis d’une sensation”.
Il distingue ensuite deux aspects différents selon lesquels distinguer les énergies négatives que l’on peut rencontrer dans le cadre de sa pratique : d’une part, l’énergie négative résiduelle (qui est l’énergie émise par différents objets présents dans un environnement et qui s’accumule dans un espace confiné ou dans un objet) et, d’autre part, l’énergie à charge négative (la charge étant une information, une intention transmise par un vecteur qui n’est autre que de l’énergie projetée dans une intention déterminée, en l’occurrence négative).
Marc Neu emploie des notions légèrement différentes pour expliquer ces mêmes concepts, qui peuvent être complémentaires pour bien comprendre les notions que l’on manie ici : il évoque pour sa part l’énergie “matérielle” et l’énergie “mentale”.
L’énergie matérielle est, pour lui, “une énergie qui réagit avec la matière ou est produite par celle-ci. C’est aussi une énergie quantitative, car son accumulation et donc son stockage sont possibles”. Par abus de langage, c’est une énergie que l’on qualifie de “basse” (qui serait négative lorsque l’énergie est passive ou inactive) ou de “haute” (qui serait positive lorsque l’énergie est active et dynamique), mais l’auteur explique que ce serait trop manichéen et que cela dépend des personnes et des situations : “en tant qu’êtres humains, nous avons besoin d’une plage d’énergie définie. Si elle descend trop bas, donc si elle est moins active, elle nous sera nuisible en créant des blocages. Si elle est trop rapide, elle nous forcera à fonctionner en surrégime, en surconsommant notre carburant”, mais ce qui nous est nuisible peut être bénéfique pour d’autres. C’est donc la quantité et le caractère actif ou passif de cette énergie qui fera varier ses effets sur nous et notre perception. Cela rejoint la notion d’énergie résiduelle mentionnée par Arnaud Thuly pour qualifier une modalité d’identification de l’énergie “négative” : si l’énergie matérielle est stagnante, elle est inactive et s’accumule et finit par générer une énergie “basse” ou “négative”.
L’énergie mentale, elle, est de nature différente : elle ne peut pas être stockée dans la matière et n’en est pas dépendante, elle n’est donc pas de nature quantitative (contrairement à l’énergie matérielle). Il s’agit plutôt d’une information, également appelée “charge”, qui peut être reliée à la matière pour en diriger l’énergie selon deux modalités d’action : d’un côté, l’ordre, l’harmonie, la néguentropie, de l’autre côté, le désordre, le chaos, l’entropie. On retrouve ici l’énergie à charge négative décrite par Arnaud Thuly, lorsque l’intention reliée à un objet tend vers le chaos.
Marc Neu ajoute une subtilité complémentaire dans l’identification de ces énergies : la combinaison des énergies matérielle et mentale, qui conduiront à des effets différents selon les polarités envisagées (4 catégories sont ainsi dessinées : énergie stagnante et néfaste à la vie, énergie stagnante et favorable à la vie, énergie vive et néfaste à la vie, énergie vive et favorable à la vie). Selon les catégories envisagées, les actions de purification / protection varieront (pour plus d’information sur le sujet, je vous invite à lire son livre).
Vous l’aurez donc compris : il peut arriver que votre jeu de tarot soit chargé d’une énergie négative qui sera soit le fait d’une énergie matérielle accumulée qui ne vous correspond pas, soit le fait d’une charge (a priori volontaire, ou involontairement transmise mais étant l’écho d’une volonté claire) qui vous sera défavorable ou néfaste.
2. Comment « purifier » / « nettoyer » / « réinitialiser » mon jeu alors ?
Arnaud Thuly le rappelle clairement dans son livre : il n’y a pas UNE purification mais DES purifications, qui peuvent globalement être classées en 3 catégories :
La purification par absorption (consiste en l’utilisation d’un élément extérieur qui va venir absorber l’énergie résiduelle et/ou l charge contenue dans l’objet par effet de transfert) ;
la purification par dégagement (qui permet de remettre l’énergie en mouvement et de la faire quitter l’objet, ce qui peut être fait au moyen de différentes méthodes, comme la vibration, la séquestration, la répulsion, la réaction (à l’encens notamment)) ;
la purification par transformation (pour les objets ayant subi une puissante charge volontaire, qui est tellement ancrée dans l’objet qu’elle se confond avec lui, et pour laquelle une libération énergétique implique d’altérer l’objet lui-même, la vibration ou l’information). Cette dernière technique ne sera pas utilisée pour “purifier” un tarot (sauf à ce que vous ayez récupéré le jeu d’un praticien qui aurait chargé son jeu pendant des années, mais dans ce cas votre intérêt serait probablement d’en conserver la charge).
Il y a énormément de techniques différentes pour “purifier” / “nettoyer” / “réinitialiser” (vous avez compris l’idée !) un jeu de tarot, et de nombreux auteurs et autrices s’en font l’écho dans leurs ouvrages (par exemple, pour une sélection non exhaustive : Mary K. Greer dans son livre “Tarot for your Self”, Sahar Huneidi-Palmer dans son livre “The book of Tarot”, Benebell Wen dans son livre “Holistic Tarot”, Meg Hayertz dans son livre “Le tarot pour débutants”, ou bien encore Melinda Lee Holm dans son livre “Your tarot guide : learn to navigate life with the help of the cards”…).
Je vous propose donc de nourrir votre pratique avec un petit florilège des techniques que l’on peut rencontrer au détour d’une lecture de livre sur le tarot ou d’une pratique !
Les techniques de purification sans matériel particulier :
“Toc toc toc” : La première technique que je voudrais vous donner, je la tiens de ma mère qui le faisait régulièrement avec son tarot de Marseille lorsque quelqu’un d’autre qu’elle le manipulait. Il suffit de placer l’intégralité de son tarot en pile sur une table, les faces des cartes dirigées contre la table (donc vous ne voyez au sommet de la pile que le dos d’une carte). Poing fermé, comme si vous alliez toquer à la porte d’un voisin, tapez 3 coups sur votre jeu. Visualisez, pour chacun de ces coups, la libération énergétique qui se produit dans votre jeu : chaque coup fait se disperser les énergies accumulées et revenir le jeu à la “normale”. Simple, basique. Pendant des années, je n’ai retrouvé ce rituel décrit nulle part, et je me demandais bien d’où il pouvait sortir ! Mais, il y a quelques temps, j’en ai trouvé une variante dans un livre (un seul !), celui de Meg Hayertz, qui recommande pour sa part de déployer votre jeu en éventail, de souffler doucement sur les bords avant de reformer une pile dans votre main et de “toquer” sur le dos de la première carte du paquet. Choisissez votre variante préférée !
Le mélange de cartes en rythme : là encore, c’est une technique simple, qui emprunte cette fois-ci au mouvement, à la dynamique et au rythme. Lorsque vous mélangez votre jeu de tarot, vous déployez de l’énergie, que vous faites passer à travers votre jeu. Il s’agit donc de mélanger le jeu selon un rythme déterminé tout en visualisant le fait que ce mouvement et ce rythme vont produire des effets sur la charge énergétique du jeu. Vous pouvez par exemple mélanger vos cartes selon un rythme ternaire (“tchac tchac tchac // tchac tchac tchac // tchac tchac tchac”), et mélanger aussi longtemps que nécessaire pour que l’énergie contenue dans les cartes se dissipe et une nouvelle énergie les parcours.
Le rangement des cartes dans l’ordre : troisième méthode ne réclamant aucun matériel particulier, qui appelle simplement à ranger son jeu dans l’ordre pour casser l’énergie qu’il peut contenir, le réinitialiser avant de le mélanger à nouveau. Cela implique, avant de ranger le jeu, que vous en ayez défini l’ordre (entre les majeurs et les mineurs), y compris à l’intérieur des suites ou même des arcanes majeurs (le Fou, en premier ou en dernier des arcanes majeurs ?). Moi, pour ranger les suites, j’utilise un moyen mémo-technique : ABCDE. A pour Atouts (les majeurs, et moi je mets le Fou à la fin des majeurs), B pour Bâtons, C pour Coupes, D pour Deniers, E pour Epées. Mais si vous avez un ordre logique différent, évidemment feel free !
La graine de lumière : c’est Mary K. Greer qui propose cette technique de visualisation et d’énergétique. Posez votre jeu sur une table. Fermez les yeux et visualisez, à environ 45 cm au-dessus de votre jeu, une petite graine de pure lumière blanche ou dorée. Imaginez cette graine qui grandit, grandit et forme une couronne de lumière, qui déverse ensuite un flot de lumière blanche et pure sur vos cartes. Ce flot de lumière inonde et purifie votre jeu.
La purification par le souffle : Melinda Lee Holm donne, dans son livre, une astuce à employer lorsque quelqu’un d’autre (que l’on n’apprécie pas vraiment) vient toucher nos cartes. Ne paniquez pas, attendez que l’insupportable touche à tout s’éloigne, tenez vos cartes en éventail devant votre visage, prenez une grande inspiration pendant laquelle vous imaginez un air pur, intense, puissant emplir vos poumons, puis soufflez sur vos cartes, en imaginant que votre souffle est empreint de magie purificatrice et nettoie vos cartes comme un jet d’eau peut nettoyer un mur ou une terrasse ! Ca ira rapidement beaucoup mieux !
Les techniques de purification nécessitant un accessoire ou du matériel :
La fumigation : technique classique, connue de toutes et tous, le fait de passer son jeu de cartes dans la fumée d’encens ou d’herbes sèches, pour que la fumée emporte avec elle et disperse les énergies emprisonnées dans le jeu. Vous pouvez utiliser des plantes identifiées pour la purification, par exemple du cèdre, de la sauge, du palo santo, de l’oliban… (tous ceux-là, durables s’il vous plaît !). Attention toutefois à ne pas prendre un encens susceptible de produire de la fumée un peu grasse ou collante, pour ne pas affecter vos cartes (et si vous êtes sensibles à la fumée, évitez cette technique !). Tiens, j’en profite, savez vous pourquoi il est souvent écrit, dans les livres ésotériques, qu’il faut brûler les bâtons de sauge dans une coquille d’ormeau ? Ce n’est pas seulement un critère esthétique ! C’est pour que l’opération de purification rassemble l’influence des 4 éléments : l’ormeau pour l’eau, le bâton de sauge pour la terre, le feu qui se représente lui-même, et la fumée pour l’air.
Le son : Une autre technique de purification d’un jeu de tarot consiste en l’utilisation d’un bol chantant, d’une cloche ou d’une clochette. C’est la vibration du son et sa fréquence qui vont venir modifier l’énergie de votre jeu. Choisissez un outil qui produit un son agréable à vos oreilles, et à chaque tintement, visualisez l’onde sonore pénétrer votre jeu de tarot et dissiper les énergies négatives qu’il pourrait contenir.
Frotter le jeu et les cartes avec un tissus en coton ou en soie : on est ici encore dans une notion de déclenchement d’énergie par le mouvement, prenez un morceau de tissu en fibres naturelles non abrasives, comme du coton ou de la soie, et frottez doucement et patiemment votre jeu complet pour débuter, puis carte après carte, en visualisant, avec ce frottement, la disparition de l’énergie contenue dans la carte et l’activation de votre propre énergie pour la remplir à nouveau. Cela nécessite un peu de patience et de concentration, pour tenir cet exercice de visualisation sur tout le processus, mais c’est très efficace !
Pour les cartes plastifiées, la purification par l’eau salée ou l’eau de Floride : préparez un récipient avec de l’eau claire et du sel de mer mélangés. Avec une éponge très légèrement humidifiée et essorée, passez cette préparation sur les cartes que vous sècherez immédiatement. Évidemment, n’appliquez cette technique que pour les cartes dont vous êtes certain-e-s qu’elles sont bien plastifiées et ne risquent pas de se détériorer dans l’opération. Si les cartes collent un peu après l’opération, appliquer du talc fin (il en existe spécialement créés pour les cartes à jouer). Vous pouvez utiliser la même technique en remplaçant l’eau salée par de l’Eau de Floride, connue pour ses vertus de purification. Dans ce cas, appliquez un peu d’Eau de Floride sur un linge propre, et appliquez la, carte à carte (là encore, uniquement sur un jeu plastifié).
La purification par le sel : lorsque vous avez vraiment le sentiment que votre jeu est imprégné d’une énergie qui vous est défavorable, vous pouvez opter par une purification par le sel. Il s’agit tout simplement, dans une boite adaptée à la taille de votre jeu, de remplir le fond de la boîte de gros sel de mer, puis d’y placer le jeu et de le recouvrir de sel, avant de le laisser au moins 24h pour que le sel puisse nettoyer les énergies en présence. Attention : le sel peut détériorer votre jeu s’il reste en contact trop longtemps avec les cartes. Je ne peux que vous recommander d’emballer votre jeu dans un linge fin, par exemple de la gaze, qui empêchera le sel d’être en contact direct avec les cartes mais permettra à l’opération d’agir. Si votre jeu est fragile, vous pouvez aussi l’emballer dans du plastique avant l’opération.
La purification par les cristaux : je ne suis pas spécialiste en la matière, mais j’ai trouvé deux propositions différentes pour l’utilisation des cristaux dans la purification d’un jeu de tarot : la première implique du cristal de roche ou quartz blanc, la seconde implique de la sélénite. Dans les deux cas, le principe est de placer votre tarot dans une boite, accompagné d’une de ces pierres, qui agira directement sur l’énergie de votre jeu. Laissez alors votre jeu le temps qu’il faudra pour ressentir les propriétés d’absorption de pierre et donc la disparition des énergies négatives sur votre jeu.
La purification par la terre : ici, il faut avoir un accès à l’extérieur, à un lieu où l’on pourra enterrer son jeu de tarot. Cette technique est peu utilisée, elle est surtout employée lorsque l’énergie négative est très importante et que les autres méthodes n’ont pas fonctionné. Il convient alors de bien emballer son jeu (pour éviter le contact direct avec la terre humide et grasse), vous pouvez le mettre dans une boîte, dans un linge ou même dans un sachet plastique (que vous récupérerez à la fin de l’opération pour le recycler). Il convient ensuite de l’enterrer puis de le laisser 7 jours et 7 nuits en terre ou, dans l’idéal, entre la pleine lune et la nouvelle lune (période de décroissance, permettant de faire décroitre l’énergie jusqu’à sa disparition).
Vous voilà armé-e-s avec un panel conséquent de rituels de purification à votre main !
3. Et une fois purifié, c’est bon ? Je peux utiliser mon jeu immédiatement ?
Si vous n’avez aucune pratique énergétique, et ne souhaitez pas “charger” votre jeu, alors oui ! Il sera “réinitialisé”, comme on remet un téléphone aux paramètres constructeur, simplement il ne sera plus configuré selon vos paramètres à vous mais fonctionnera quand même très bien !
Si vous avez en revanche une pratique énergétique ou une pratique magique, alors vous savez probablement comment agir avec votre jeu et je n’en rajoute pas ! Agissez selon les principes qui dirigent votre pratique.
Enfin, dernière hypothèse, si vous n’avez pas de pratique énergétique ou magique particulière mais vous aimeriez quand même disposer d’une technique simple et efficace pour charger votre jeu, voici 3 propositions, entièrement à votre main :
La première, vous avez toujours la possibilité d’exposer votre jeu à la lumière du soleil ou à la lumière de la lune avec la volonté que cet astre “charge” de son énergie votre jeu (le soleil pour les émotions positives, le rayonnement, la mise en lumière… La lune pour l’introspection, la réflexion, l’intuition…). Attention toutefois à ne pas juste mettre votre jeu dehors pour une journée ou une nuit, parce qu’au soleil les cartes risquent de se décolorer, à la lune elles risquent d’être humides et de gondoler si elles ne sont pas plastifiées. La charge n’a pas forcément besoin de durer des heures, et elle peut aussi se faire à travers la vitre d’une fenêtre pour garantir l’intégrité de votre jeu !
La deuxième, je l’ai trouvée dans le livre de Benebell Wen, “Holistic Tarot” (chapitre 4, “Connecting to and caring for a tarot deck”).
Pour charger un jeu de sa propre énergie, elle recommande de placer le jeu de tarot dans un espace de votre maison ou de votre appartement qui vous est clairement personnel : cela peut être votre autel si vous en avez un, mais aussi le tiroir de votre bureau où vous conservez votre matériel préféré de travail ou de correspondance, ou bien encore un tiroir de votre commode contenant des affaires personnelles ou des petits objets auxquels vous tenez. L’idée est ainsi de placer votre jeu dans un endroit où votre vibration personnelle est suffisamment importante pour qu’elle puisse “tempérer” l’énergie initiale du jeu.
Une fois trouvé cet endroit personnel, laissez votre jeu dans cet espace pendant plusieurs jours, votre énergie devrait progressivement “imprégrer” le jeu. Benebell Wen raconte que, elle, elle a gardé un de ses jeux de tarot pendant une semaine sous son oreiller, et qu’elle dormait dessus. Elle a constaté des tirages plus fluides et naturels avec ce jeu après cette opération, sans qu’elle s’explique la raison exacte (est-ce magique ? psychologique ? placebo ? peu importe au fond, tant que ça marche !).
La troisième vous intéressera davantage si vous êtes plutôt versé-e-s sur la magie et appréciez les rituels : Lilith Dorsey donne, dans son livre “Tarot Every Witch Way”, un rituel de bénédiction de son jeu de tarot qui, pour elle, revient à “mettre au monde” son jeu de carte. Si ce rituel vous intéresse, vous aurez besoin :
d’un grand morceau de tissus blanc en fibres naturelles, du coton par exemple ;
d’un petit bougeoir adapté au bougies chauffe-plat ;
d’une bougie chauffe plat de couleur violette ;
d’une huile essentielle de lavande (3 gouttes suffisent) ;
d’une pincée de poudre de bois de santal ;
de votre jeu de tarot.
Lilith Dorsey préconise de conserver tous les ingrédients nécessaires à portée de main, dans un endroit où ils ne vont pas vous déranger, et de vous asseoir devant une table. Commencez par étaler le tissus blanc sur la table, placez le bougeoir au milieu du tissus. Prenez la bougie chauffe-plat violette, ajoutez-y les 3 gouttes d’huile essentielle de lavande et la pincée de bois de santal. Placez-la dans le bougeoir et allumez-la. placez les cartes sur la table en face de vous, de manière à ce que la bougie se trouve entre vous et les cartes.
Pendant que la bougie brûle, prenez le temps de dire aux cartes toutes les informations que vous considérez nécessaires pour établir une connexion psychique entre vous et partager la manière dont vous souhaitez travailler avec les cartes : cela peut-être votre lieu de naissance, là où vous habitez, votre histoire, vos ancêtres, votre cheminement ésotérique ou psychologique… Lorsque vous aurez partagé ces informations avec vos cartes (veillez à privilégier un moment seul-e pour le faire, si vous ne souhaitez pas avoir à vous justifier !), restez assis-e en silence le temps que la bougie finisse de brûler, et concentrez-vous sur le lien que vous souhaitez créer avec vos cartes. Vous pouvez renouveler cet exercice autant de fois que vous le souhaitez pour affirmer votre connexion avec vos cartes.
Voilà, j’espère que ces petits rituels vous permettront, une fois votre jeu purifié, de reconnecter votre énergie avec lui et de vous sentir à nouveau à l’aise et serein-e dans vos tirages !
Deux derniers points avant de nous quitter :
Tout d’abord, que faire si, après purification de votre jeu, vous ressentez toujours une énergie lourde, désagréable lorsque vous utilisez votre tarot ? Quelles options vous reste-t-il ?
Dans ce cas, soit cela vient intrinsèquement du tarot (et vous pourrez tenter une procédure de purification plus longue ou différente de celle engagée, à moins que cela ne vienne des représentations présentes sur les cartes du tarot qui peuvent être en dissonance avec votre énergie propre ou vos croyances, auquel cas vous ne pourrez pas y faire grand chose, peut-être alors envisagerez-vous de ne plus l’utiliser ou de vous en séparer), soit il vous faudra envisager la purification de l’espace dans lequel vous pratiquez (une projection d’eau magique, une fumigation à l’encens…) qui est peut-être à l’origine de votre trouble, et/ou de vous purifier vous-même (par un bain rituel, une amulette, une prière, un sigil…).
Ensuite, si vous ne croyez pas à l’existence d’énergies négatives ou à la purification, ou si plus simplement vous ne ressentez pas (pour pas encore très bien) ces énergies et ne savez pas apprécier si une purification est nécessaire, alors considérez ces rituels comme des instants privilégiés qui vous permettront de consacrer du temps à mieux vous approprier votre jeu de tarot et vous y connecter. La vertu des rituels est indéniable : elle est reconnue et valorisée par tous les anthropologues et se retrouve dans toutes les sociétés. Alors expérimentez les vertus d’un rituel dans l’approfondissement de votre lien avec le tarot ! Après tout, même si vous n’y croyez pas, frotter vos cartes avec de la soie ou toquer 3 fois sur votre jeu n’emporteront pas de conséquences, et au pire vous aurez passé du temps à bichonner votre jeu de cartes et à l’observer sous toutes les coutures.
J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à venir partager en commentaire autour de vos propres rituels de purification, ou autour des rituels que vous allez faire après avoir lu cet article !
Très bonnes célébrations de Samhain dans les jours qui viennent, joyeuse Toussaint le 1er novembre (si vous pratiquez la magie des Saints, c’est un moment idéal pour remercier, célébrer, prier…), bonne célébrations de vos disparus le 2 novembre (journée idéale pour fleurir les tombes, avoir une pensée pour nos ancêtres, les honorer…), et à bientôt pour un autre article autour du tarot et/ou de la magie !
PS1 : j’avais rédigé cet article pour qu’il intègre la newsletter de l’association Etrange Tarot de Samhain, mais je n’ai pas réussi à tenir la deadline fixée à lundi pour les articles et j’ai quand même envie de vous le partager sans attendre, alors le voici !
PS2 : Pour votre parfaite information, j’ai décidé que j’écrirai plus occasionnellement dans la newsletter désormais, je privilégierai mon blog pour mes prochains articles thématiques et séances d’écriture. Ce sera plus confortable pour moi en termes de délais (entièrement à ma main et sans stress du coup), et pour vous en termes de lecture !
PS3 : je vous avais promis un article « magie des nœuds » suite à l’atelier que j’ai donné pour l’association, il va arriver ! Il faut juste que je prenne le temps de reformater mon support d’atelier afin qu’il soit mieux adapté à une publication sur un blog. Encore un tout petit peu de patience !
vous aurez certainement remarqué que je n’ai pas posté de tirage pour la semaine passée. Ce n’est pas faute d’avoir tiré les cartes, mais je l’ai fait le dimanche soir, en rentrant du week-end Etrange Tarot sur la côte normande, j’étais vraiment fatigué (genre vraiment vraiment !) et du coup j’ai pas trouvé l’énergie de rédiger un article ! Et les soirées suivantes, j’étais pas mal pris, alors j’ai laissé tomber !
Mais bonne nouvelles, voici le tirage de la semaine à venir ! Tirage fait avec The Haptic Tarot (first edition), de Nick Jacobs.
Pour mémoire :
Le contexte général, les énergies et influences extérieures
Un point d’attention dans la sphère professionnelle
Un point d’attention dans la sphère personnelle
Un conseil pour passer la semaine
1. Le contexte général : Le Diable
Le contexte général de cette semaine sera marqué par l’énergie et l’influence du Diable. En d’autres termes, cette semaine devrait nous confronter aux aspects les sombres de la nature humaine, ceux que d’ordinaire nous cherchons à dissimuler, quelle que soit l’emprise qu’ils ont sur nous.
Cette carte évoque non seulement ce qui nous attache et nous entrave (nos addictions, nos obsessions, nos sentiments, les chaines du matérialisme…), mais également les comportements que cela induit vis-à-vis de nous-mêmes ou des autres (désespoir, pulsions, méchanceté, influence, manipulation, domination). Cette carte ne parle pas de rationalité, elle parle de céder à des besoins, des envies, des désirs primaires, sans penser aux conséquences pour soi ou pour les autres.
Ainsi, cette semaine sera propice aux tentatives de prise de contrôle et d’influence, chacun poursuivant ses propres intérêts en ne faisant pas cas des conséquences de ses actes. Nous aurons l’impression de voir émerger des personnalités fortes, qui feront tout pour nous séduire, obtenir quelque chose de nous, jouant sur nos pulsions et nos désirs.
C’est aussi une semaine où nous aurons envie de céder à la tentation, et où nous voudrons assouvir nos désirs, quels qu’en soient les coûts. Une semaine où, finalement, l’individualisme sera poussé à son paroxysme.
2. Un point d’attention dans la sphère professionnelle : Le Hiérophante
Cette semaine, dans la sphère professionnelle, il faudra prêter attention aux énergies du Hiérophante. C’est encore un arcane majeur, et lorsque le Hiérophante suit le Diable, ca promet une semaine explosive !
Avec le Hiérophante, nous devrons cette semaine prêter attention aux règles, aux normes sociales, aux dogmes établis dans notre sphère professionnelle, et à toute personne qui les incarne. Nous sommes également invités à nous replacer dans un contexte hiérarchique, à veiller à la qualité de notre discours (dans les accords Toltèques, ce serait celui visant à ce « que ta parole soit impeccable »), et à nous assurer que lorsque nous agissons, nous avons l’aval de notre hiérarchie (ou de nos partenaires susceptibles d’exercer une influence sur nous). Si nous sommes en posture managériale, nous devrons cette semaine veiller à bien communiquer avec nos équipes, transmettre messages, instructions, règles, protocoles, pour que tout se passe au mieux.
Si l’on croise ce point d’attention avec le contexte général de la semaine, nous voyons que nous serons confronter cette semaine à des comportements individuels tendant à des prises de contrôle, à des prises de pouvoir qui seront déclenchés par pulsion, simple opportunité. Pour éviter des comportements problématiques ou susceptibles d’affecter notre travail, un rappel aux règles, aux procédures, et à l’obéissance hiérarchique sera bienvenu. Trouver un tiers de confiance, un médiateur ou un arbitre permettra également de faire redescendre la température et encadrer les ardeurs.
3. Un point d’attention dans la sphère personnelle : le 5 de Deniers
Dans la sphère personnelle, cette semaine, on prête attention au 5 de Deniers. C’est une carte qui évoque le manque, la privation, l’exclusion (notamment sociale), l’isolement, la misère réelle ou ressentie, et l’incapacité à assouvir ses besoins les plus primaires. Cette carte évoque également la recherche d’une aide, d’une sécurité, que l’on ne parvient pas encore à trouver, ce qui ne fait que renforcer ce sentiment d’exclusion.
Dans un contexte général tel que celui de cette semaine, il y a là une conjonction de facteurs qui peut être très difficile à vivre et nous mettre dans une posture délicate. En effet, dans un contexte de manque et de misère, on peut très vite considérer que l’on n’a rien à perdre et céder à toutes les tentations qui nous rendront la maitrise de notre vie, réelle ou supposée. Il y a clairement ici le motif et l’opportunité.
Alors cette semaine, on fait attention à tout ce qui, dans notre sphère personnelle, peut provoquer un manque : on évite de céder aux achats impulsifs, on veille à combler nos besoins primaires et ceux de nos proches, on s’attache à être présents pour notre famille et nos amis, on prend des nouvelles, on ne laisse personne de côté, et on évite d’agir sur un coup de tête (claquer la porte après une petite dispute dans un couple par exemple).
Ce sera très sollicitant, parce que nous mêmes, nous aurons le sentiment d’être seuls cette semaine, et de devoir tout gérer. A force de sentir le manque, on pourrait se recentrer sur nos propres désirs et les moyens de les assouvir facilement. Mais cette semaine, prenons soin de nous et de nos proches, et même lorsque nous avons peu, partageons et cherchons la compagnie de notre prochain. Seules la solidarité et l’implication personnelle rompront l’isolement.
4. Le conseil pour passer la semaine : Le Roi de Coupes
Le conseil du Tarot pour la semaine à venir est incarné par le Roi de Coupes. Cette carte parle de maitriser ses sentiments, d’équilibre émotionnel dans la prise de décision. Ce Roi est empreint de sagesse, de maturité, il prête attention à ses sentiments et à ceux des autres, il sait faire preuve d’empathie, de compassion et de compréhension.
Dans le contexte général de cette semaine, cette carte nous invite à ne pas céder aux tensions qui pourront naitre du fait de comportements individuels opérés sous l’influence du Diable. Ces actes, spontanés, fruits de pulsions et, par définition, irréfléchis, évoqueront bien plus les manques et les frustrations de notre entourage qu’une réelle volonté de nuire. Il sera donc important, cette semaine, d’être à l’écoute, d’essayer de comprendre vraiment ce que chacun traverse et de ne pas juger trop vite les comportements d’autrui.
Parfois, il faudra faire preuve de compassion et de solidarité. Parfois, il faudra recadrer, rappeler les règles et remettre chacun sur le droit chemin.
C’est donc une semaine qui va beaucoup nous solliciter, nous fatiguer, elle sera éprouvante puisque nous naviguerons entre nos propres sentiments et ceux des autres. Reposez-vous bien, prenez le temps de faire de vraies nuits, et essayez d’avoir un sommeil réparateur : vous allez avoir besoin de toute votre énergie et de toute votre clairvoyance !