Aujourd’hui, j’ai animé un atelier autour du tirage contextuel pour l’association Etrange Tarot, et je me suis dit que j’allais vous partager le contenu du petit power point d’introduction que j’avais préparé pour l’occasion, en espérant que cela vous soit utile !
Pourquoi parlons-nous de tirage « contextuel » ?
Cette appellation vient à l’origine de Taronaute (désormais Sylvie Swann), bien que ce type de tirage ait existé bien avant elle (dans les ouvrages classiques, on retrouve plutôt les termes de tirage « libre », « sans emplacement », « global », « à trois cartes », etc). Néanmoins, j’aime bien le terme de tirage contextuel parce qu’il est très explicite.
En sémantique, le sens « contextuel » désigne l’interprétation d’un mot, d’une expression ou d’une phrase influencée par le contexte dans lequel elle est employée. Il met en lumière la façon dont le sens peut évoluer en fonction de facteurs situationnels, des intentions du locuteur et de la relation entre les participants à une conversation. L’intégration du contexte dans l’interprétation permet d’affiner le sens et de nuancer les interprétations.
C’est exactement ce que l’on fait ici, sauf que les mots, phrases ou expressions sont remplacés par des cartes de tarot !
Concrètement, c’est quoi ce tirage ?
C’est assez simple : c’est un tirage pour lequel on pose une question (avec tout le soin habituel pour la formulation de cette question) puis, assez classiquement, on mélange son jeu, on tire 3 ou 5 cartes (les deux possibilités sont décrites dans les ouvrages classiques) et on fait un étalement sans définir préalablement les emplacements (ainsi, il n’y a pas une carte pour le problème, une carte pour le conseil, etc).
Ce faisant, impossible d’appliquer la technique d’interprétation classique venant croiser l’emplacement avec la définition de la carte. Ce qui compte, en tirage contextuel, c’est la lecture globale du tirage, sa dynamique, les interactions entre les cartes.
Et en pratique, ça se lit comment ?
D’abord, on observe les cartes tirées :
Est-ce qu’il y a plutôt des majeurs ? (s’il y en a beaucoup = le tirage décrit une situation structurante, s’il n’y en a qu’un, il aura un intérêt plus important dans la lecture et pourra aider à identifier une narration)
Est-ce qu’il y a une « couleur » de mineurs qui domine ou qui revient, ou des personnages de cour, ou un nombre, ou une colorimétrie ? (ex. : s’il n’y a que des Coupes = tirage sentimental ou relationnel, ou mobilisant les émotions du consultant ; s’il n’y a que des 5 le tirage annonce une crise importante et des remous très forts)
Est-ce que des cartes attendues vu la question sont absentes du tirage ? Ou à l’inverse y a-t-il une carte inattendue qui apparait ?
Est-ce qu’il y a une harmonie dans le champ symbolique des cartes ou au contraire des oppositions ou polarités ? (là, on observe les archétypes et le champ symbolique, si on a 4 de Bâtons, 10 de Coupes et Soleil, o a une certaine harmonie, à l’inverse, si on a la Tour, le Soleil et la Lune, on interprètera avec plus de nuance…)
Ensuite, on interroge la dynamique du tirage :
Est-ce qu’il y a une carte « dominante » ou « leader » ou « clé de voute » ? (un arcane majeur au milieu de mineurs, une carte symbolique plus importante, ou plus simplement une carte qui attire votre attention…)
Est-ce que les cartes sont orientées dans la même direction, en directions contraires, est-ce qu’il y en a de face ? (prêtez attention à l’orientation des cartes, à la manière dont elles « communiquent » entre elles)
Est-ce que les cartes de champ symbolique semblable sont rassemblées, éparses ?
Est-ce qu’un axe narratif se dégage au regard de l’enchainement des cartes ? (de gauche à droite, une suite de nombres, un nœud au milieu du tirage, une convergence ou une divergence, une cassure…)
Enfin… on lit/lie les cartes elles-mêmes !
Pour lire les cartes, on les replace dans le contexte que nous avons préalablement identifié avec l’observation du tirage : ce sont les interactions entre les cartes elles-mêmes, la dynamique du tirage, la narration qu’elles décrivent qui nous servent à lire le tirage dans son ensemble d’abord, puis dans le détail ensuite.
Plutôt simple en théorie !
On tente quelques cas pratiques ?
Je vous propose 3 petits exercices préparés avec l’aide de mon ami ChatGPT (j’avais la flemme de les construire, et surtout je voulais quelque chose de simple, adapté à des débutants, résumés en un paragraphe et pour ça, l’IA fait parfaitement le job !) :
Exercice 1 : Claire
Claire est en couple depuis deux ans. Depuis quelques mois, elle ressent une certaine distance entre elle et son partenaire. Rien de conflictuel en apparence, mais la relation semble moins spontanée et plus incertaine. Elle se demande si cette période est simplement une phase passagère ou si quelque chose de plus profond est en train de changer dans leur relation.
Quelle dynamique traverse actuellement la relation de Claire que peut-elle faire pour améliorer les choses ? (tirage en 3 cartes)
Important : Rappelez-vous les étapes, et ne vous précipitez pas sur l’interprétation des cartes ! D’abord, on applique un regard macro : quelles cartes sont en présences, est-ce qu’il y a des majeurs, est-ce que les couleurs présentes sont attendues, est-ce qu’il y a une carte qui attire mon attention ? Puis en terme de dynamique : des schémas de répètent-ils, des symétries, est-ce qu’il y a une narration, un nœud, etc. Et enfin, on interprète !
Alors, que lisez-vous ? Dites le moi en commentaires !
Exercice 2 : Julien
Julien travaille depuis plusieurs années dans la même organisation. Son poste est stable et il maîtrise bien son travail, mais il ressent de plus en plus un besoin de changement. Une opportunité pourrait se présenter dans un autre service, mais il hésite : rester dans un environnement sécurisé ou tenter une évolution qui comporte des inconnues.
Pouvez-vous aider Julien à y voir clair dans sa situation, ses envies, son futur professionnel ? (tirage en 5 cartes, pour varier les plaisirs)
Alors, que lisez-vous ? Dites le moi en commentaires !
Exercice 3 : Laura
Laura vient de franchir une étape importante de sa vie personnelle : ses enfants ont quitté la maison et son rythme quotidien change beaucoup. Elle ressent à la fois un sentiment de liberté et une forme de questionnement. Elle a l’impression d’entrer dans une nouvelle phase de sa vie et souhaite mieux comprendre ce qui se transforme pour elle.
Quel paysage intérieur et quelles dynamiques caractérisent actuellement cette nouvelle étape de la vie de Laura ? (en 3 cartes)
Alors, que lisez-vous ? Dites le moi en commentaires !
Voilà, c’est la fin de ce support d’atelier de pratique !
Évidemment, durant l’atelier, nous avons prolongé en passant sur de vrais tirages, avec des jeux différents, des questions différentes émanant des participants…
Évidemment aussi, s’agissant d’un support pour débutants, j’ai gardé un dispositif simple et conservé notamment une question préalable, mais une fois que vous serez familiers avec la technique de lecture, vous pourrez aussi faire ce type de tirages sans même poser de question préalable !
Pas de question, pas d’emplacements, et une réponse quand même…. Que demande le peuple ?!
Sur ce, bonne pratique de ce type de tirages et à bientôt !
Aujourd’hui, un article qui sera un peu plus « niche » que d’habitude, mais qui répondra aussi à des questions qu’on me pose souvent lorsque j’indique que je finance des projets de tarots sur Kickstarter. Alors, quels avantages, quels inconvénients ? Parlons-en !
[les illustrations des différents jeux présentes dans cet article sont des vignettes copiées des campagnes que j’ai pu financer sur la plateforme, je n’en suis pas l’auteur, mais si vous souhaitez en voir plus sur les différents jeux, vous pouvez rechercher les campagnes en question qui sont toutes encore accessibles en ligne bien qu’elles soient clôturées]
Kickstarter, c’est quoi déjà ?
C’est facile, c’est une plateforme de financement collaboratif de projets créatifs, qu’on appelle aussi une plateforme de « crowdfunding » en bon français !
Concrètement, Kickstarter permet à des artistes (musicien-ne-s, auteur-e-s, cinéastes, créateurs/créatrices de jeux et bien d’autres choses) qui seul-e-s, n’auraient pas eu les moyens de mettre au monde une de leurs créations, de présenter leur projet au public le temps d’une campagne de quelques semaines avec un objectif de financement fixé par l’artiste (le montant nécessaire pour mener à bien son projet).
Les membres de la communauté Kickstarter peuvent décider de contribuer ou non au financement de ce projet, moyennant une contre-partie définie par avance par l’artiste (en général assortie de paliers selon le niveau de financement : on peut juste faire un don sans contre-partie, avoir simplement une carte postale signée, avoir un ou plusieurs produits, des bonus exclusifs…). Si l’objectif est atteint, alors les contributions sont prélevées, et le projet est lancé ! Si l’objectif n’est pas atteint, la campagne est annulée et aucun prélèvement n’est opéré. C’est donc aux artistes de bien dimensionner leurs campagnes !
Un point important à avoir à l’esprit tout de même : ici, on n’achète pas un produit, ce n’est pas une boutique (même si la contre-partie est bien souvent un produit). On contribue au financement d’un projet, avec tous les risques que cela implique (retard de production (souvent), baisse de qualité ou abandon de paliers (parfois), abandon du projet (peu fréquent en théorie, mais quand même de plus en plus)).
Du coup, lorsqu’on contribue au financement d’une campagne, on aide un artiste à créer, et à vivre de son art (yaaaaaay !), mais on assume également la majorité des risques et si le projet est abandonné on perd notre contribution et nous n’obtenons aucune contre-partie (la looooose).
De même, comme on finance un projet, on paye généralement plus cher dans une campagne Kickstarter que lorsqu’on a l’opportunité d’acheter directement le produit fini a postériori de la campagne (encore une fois, on finance un projet, pas un produit, et ça se paye !). Il faut se dire que sans le financement initial du projet, il ne verrait jamais le jour et qu’on aide vraiment à la création.
Pourquoi j’utilise Kickstarter ?
Vous l’avez compris, j’utilise exclusivement Kickstarter pour financer des projets de tarots ! J’ai financé mon premier projet en avril 2021, il s’agissant de « Sephirot – a tarot board game » créé par Causa Creations. Aujourd’hui, j’en suis à 40 projets différents soutenus sur Kickstarter !
En tant que contributeur, c’est extrêmement facile de financer un projet : on créé un compte sur Kickstarter, on rentre ses coordonnées bancaires et ses coordonnées tout court, et on navigue parmi des centaines de projets, tous à portée de main ! Il suffit de rentrer quelques recherches pour isoler le type de projets qui peuvent nous convenir, et de regarder de temps en temps si un on aimerait avoir un de ces projets chez soi !
Le gros avantage à financer des projets de tarot sur Kickstarter, c’est aussi de trouver des artistes et des auteurs qui partagent nos goûts, notre esthétique, et de trouver des produits « sur mesure » qui ne seraient pas sur le marché autrement. Et d’ailleurs, le succès d’une campagne Kickstarter peut également permettre à une création d’être ensuite éditée en « mass market », et ça c’est bien cool aussi !
Je suis assez fier d’avoir permis à différents projets de voir le jour, mais tout n’est pas rose non plus !
Financer un projet : avantages
Financer un projet présente plusieurs avantages.
D’abord, vous permettez à un artiste dont vous appréciez le travail de vivre de son art (ca c’est quand même assez cool !).
Ensuite, vous contribuez à la création de jeux indépendants et auto-édités, qui sont en général très qualitatifs, et surtout en exemplaires limités ce qui vous permet d’avoir un projet d’exception (j’ose le terme !), enfin, comme vous financez le projet et pas seulement le produit fini, vous pouvez échanger avec l’auteur, vous suivez toutes les étapes de création, vous pouvez aussi participer à certains choix (dos des cartes, bordures ou pas bordures, couleur des tranches, cartes bonus, choix entre deux designs…), ce qui rend l’expérience immersive et assez cool !
Enfin, dernier argument sympa : comme vous financez le projet en amont de sa création, il y a souvent un délai de 6 mois / 1 an avant que la contre-partie ne vous parvienne, vous avez le temps d’oublier le projet et cela fait de très bonnes surprises !
Voici une liste des projets que j’ai aidé à voir le jour et que je possède aujourd’hui dans ma tarothèque (vous en connaissez probablement plusieurs qui, depuis, se sont retrouvés chez le Salon des Arcanes notamment, et vous allez voir la variété de produits potentiels !) :
Sefirot : a tarot board game, de Causa Creations (Vienne, AUS)
Fantôme : a multidimensional tarot deck, de La Muci Design (SLO)
Wandering Spirit Tarot Deck, de Shin Haenuli (Seoul, S. KOREA)
Dream Vision Tarot, de Emma Zhang (San Francisco, US)
Tarot Disassembled, de Jennifer Cooper Steidley (Englewood, US)
Corrupted Tarot, de Wyrmwood (Boston, US)
The Sabbath Tarot – 2e édition, de Allan Spiers (Syracuse, NY)
The Unfolding Path Tarot, de Athene Noctua (London, UK)
MIMIT : Mini Mice Tarot, de Howl (Florence, Italy)
Tarocchi – a Classical Tarot Deck, de Mr Friborg (Copenhagen, DNK)
Magicians, Martyrs, and Madmen Tarot, de Travis Mc Henry (Las Vegas, US)
Monsoon Tarot, de Sengia (Los Angeles, US)
Ephemere, a tarot deck by True Black (Northborough, US)
The Little Avatar Tarot : Full Sized Deck, de Push Kitty (NYC, US)
The Woven Path, de Changeling Artist Collective (St Clair Shores, US)
Habetrot Traum tarot, de Habetrot (Baden, Switzerland)
Red Raven Tarot, de Luong Vu Anh Duy (Gainesville, US)
Dream of Nile, de Emma Zhang (Austin, US)
Chervono-Chorne Tarot, de Mykola Taradaiko (Ukraine)
Legendarium Tarot, de Montezi & Co (Rolleston, NZ)
City Labyrinth Tarot, de Mykola Taradaiko (Ukraine)
Obscuro : tarot from the depth of the universe, de Una in Space (Los Angeles, US)
The Afterlight Tarot, de Trzes-art (Berlin, ALL)
The Haptic Tarot, de Nicholas Jacobs (San Francisco, US)
Tamara Tarot, de Habetrot (Baden, Switzerland)
The Gothic Literature Tarot, de Sirian Shadow (Merritt, CAN)
Cat Tarot Deck, de Louis Art (Derby, UK)
The Baphomet Tarot Deck and Grimoire, de Travis Mc Henry (Bloomsbury, US)
The Matronua Tarot, de Valentina De Luca (Viterbo, Italy)
Rabbit Tarot Deck, de Louis Art (Derby, UK)
Il y a aussi des projets en cours de création, que j’ai financés il y a moins d’un an et que je devrais recevoir dans les prochaines semaines / prochains mois :
« Ukrainian Night Tarot by Old God’s Temple », de Mariya Tobischek (Autriche) = celui là est normalement produit et j’ai rempli le « surveykit » pour les frais d’envois, j’espère le recevoir bientôt bien que je n’ai pas de nouvelles depuis début janvier !
« The sabbath Oracle Deck », de Allan Spiers (Syracuse, NYC) et « The Sabbath Tarot – 3rd Edition », de Allan Spiers (Syracuse, NYC) = pour l’oracle comme pour le tarot, la production est finalisée, le créateur a retenu quelques semaines les envois le temps d’y voir clair sur la crise des frais de douanes (cela représente parfois des frais majeurs pour les créateurs qui réceptionnent leur production avant de la dispatcher, et il vaut parfois mieux la faire expédier directement depuis l’usine pour réduire les couts induits).
Je vous entends déjà (pour les plus pointilleux d’entre vous !) compter les projets listés ci-avant et vous dire « euuuh, il n’avait pas parlé de 40 projets soutenus ? Il en manquerait pas quelques-uns ? ». Hé bah si ! Mais il y en a plusieurs qui n’ont pas rejoint ma tarothèque, pour diverses raisons que nous allons évoquer maintenant !
Financer un projet : inconvénients
Les inconvénients sont également importants.
Tout d’abord, comme je vous l’ai dit plus haut, vous financez un projet et pas un produit, si bien que si le projet tombe à l’eau, vous êtes marron. Ensuite, si le projet ne se passe pas comme prévu et que la qualité est rognée, vous obtenez un jeu de qualité médiocre (toujours mieux que rien me direz vous…).
Un autre inconvénient, c’est que la plupart des créateurs sont américains, et les frais de port sont en général EXORBITANTS, et pendant très longtemps le financement ne comprenait pas la TVA et autres joyeusetés douanières, ce qui fait que pour récupérer le produit, il fallait en plus acquitter des frais de douanes parfois substantiels (sans compter les frais magiques que la Poste applique en plus pour la « gestion de dossier », en général 8 euros !). Frais de port + frais de douanes et taxes + frais de gestion, cela peut faire jusqu’à doubler le prix d’un jeu, il faut vraiment anticiper cela dans sa décision de financement ! (et comme vous ne savez jamais vraiment quand vous recevrez votre contre-partie, il faut aussi avoir les fonds disponibles pour régler ces frais complémentaires le moment venu et ne pas trop jouer les cigales !).
Du coup, quels sont les « échecs » Kickstarter que j’ai pu vivre ? Hé bien ils sont de plusieurs ordres :
L’objectif de financement n’a pas été atteint
Lorsque l’objectif de la campagne n’est pas atteint, comme je le disais plus haut, on n’est pas prélevés de notre engagement financier, donc techniquement, on n’a rien perdu. Mais c’est quand même ultra frustrant lorsqu’on s’est projeté sur un projet et qu’on a bien accroché au style de l’artiste ! Mais bon, c’est la vie d’un projet !
Cela a été le cas pour seulement 2 campagnes me concernant :
« The Radiant Millenial Tarot Deck » de Nicole Nightfall (NYC) ;
« The Sabbath Tarot – 3rd Edition » de Allan Spiers (Syracuse, NYC).
Je sais, le Sabbath Tarot 3e édition est aussi présent dans la liste au-dessus des jeux en cours de création, c’est simplement que Allan Spiers a finalement décidé de relancer sa campagne après que sa première tentative ait été infructueuse, faute d’atteindre l’objectif fixé ! (Là encore, peut-être voyez-vous que j’ai précédemment financé la seconde édition de ce jeu, et vous demandez pourquoi financer la 3e ? Hé bien parce que je l’adore et que j’aimerais en avoir en réserve si jamais j’étais un jour amené à l’abimer… On est collectionneur ou on l’est pas !).
Pour le Radiant Millenial Tarot, je ne sais pas si finalement il a vu le jour, je n’ai pas vu passer de relance de la campagne et j’avoue que je n’ai pas été attentif aux suites.
2. Le projet est mené à bien, mais le produit reçu est d’une qualité plus que médiocre
Cela ne m’est arrivé qu’une fois, avec le :
Masquerade Tarot », de Fatum (Madrid, ES)
C’est un jeu qui tourne autour des jeux d’amour, il est un peu érotique (modérément hein, vous emballez pas !), avec des personnages tous masqués et sexys, je trouvais que c’était pas forcément un type de jeu très représenté (et sympa pour certains types de tirages :-)).
Le problème ? Les dimensions du jeu reçu sont ridicules (aujourd’hui, on appellerait ça une version « mini »), et la qualité des cartes une catastrophe ! J’ai reçu le jeu, je l’ai regardé, je me suis dit que rien que le mélanger reviendrait à l’abimer fortement au niveau des tranches, alors je l’ai rangé et je l’ai oublié jusqu’à aujourd’hui… Pourtant, le jeu venait avec énormément de goodies (je ne me rappelle plus trop quoi, mais je crois qu’il y avait une extension, un pochon, un tapis… peut-être un masque aussi mais je ne suis plus très sûr), mais j’aurais préféré ne pas avoir de goodies et que le jeu soit plus quali.
Pas un de mes meilleurs souvenirs, mais que voulez vous, on ne gagne pas à tous les coups et on peut avoir les mêmes déceptions avec des jeux mass market !
3. Le tarot est censé être produit et envoyé, mais je ne l’ai jamais reçu
Ça, ça ne m’est arrivé qu’une fois, et pour un projet FRANCAIS bordel de m@#d€… (le seul que j’ai financé sur Kickstarter…), j’ai nommé :
« Viking Volar : Tarot of norse legends » de Maneo playing cards (Nice, FR).
Ce jeu-là, je vous avoue que je l’ai eu en travers trèèèèèèèès longtemps et que je suis encore dégouté rien que d’y penser. J’ai financé ce projet en juin 2004, en « early bird » (j’étais un des premiers à le financer et pour cela j’ai eu un tarif préférentiel), j’ai choisi de financer le projet à hauteur de 80€, avec en contre-partie 2 jeux + 2 livrets.
Le projet a été mené a priori correctement, j’ai fini par recevoir un numéro de suivi de la Poste pour mes contre-parties (donc plutôt cool), puis plus aucune nouvelle. Au bout d’un moment, je me suis rendu compte que c’était bizarre, j’ai consulté le numéro de suivi en ligne et là, j’ai vu écrit « colis livré dans la boite aux lettres »… Euuuuh, non seulement je crois que je serais au courant si c’était le cas, mais surtout il est IMPOSSIBLE de me livrer un colis comprenant 2 jeux de tarot dans ma boite aux lettres, parce que cela ne rentre pas (c’est une ancienne boite aux lettres dans mon immeuble, qui ne répond pas aux normes actuelles).
J’ai écrit aux créateurs qui m’ont probablement pris pour mec qui essaie de les arnaquer. J’ai fait tout mon possible pour démontrer ma bonne foi, rien n’y a fait. J’ai écrit à la Poste et fait toutes les démarches possibles pour faire valoir mes droits, mais j’ai eu une fin de non recevoir : ils ont simplement fait une « enquête » qui s’est limitée à lire le suivi de colis et à revenir vers moi pour me dire « colis livré », et quand j’ai contesté ils m’ont dit que seul l’expéditeur pouvait faire un recours (insupportable réponse, quand on a payé le produit, les frais de port et que l’information mensongère nous concerne !). Bref, j’ai réécrit aux créateurs du jeu, qui ont laissé mes messages lettre morte.
Au final, j’ai eu le sentiment d’avoir jeté 80 balles à la poubelle, et je ne saurai jamais si la Poste a perdu le colis, si le livreur l’a gardé pour lui, ou s’il a mis le colis au-dessus des boites aux lettres et qu’un voisin (ou un visiteur) s’est senti le droit de se servir… Les boules !
Je pourrais me rebooster en me disant que grâce à moi, un projet a pu être mené à bien, c’est vrai, mais je suis dég quand même de ne jamais avoir été considéré comme de bonne foi et avoir dû me contenter d’être ghosté par les créateurs !
Mais bon, il y a pire… la catégorie suivante par exemple !
4. Les projets dont les créateurs… s’évanouissent dans la nature !
Ca, c’est une configuration plus récente, que je n’ai pas connu durant mes premières années sur Kickstarter (ce qui explique sûrement que j’ai persévéré jusque là !).
The Clouds of Destiny Tarot », de Montenzi & Co (Rolleston, NZ)
The Ancestral Tarot Deck », de Denice Smith (Michigan City, IN)
J’ai financé ces deux projets de jeux en novembre 2024… Clairement j’ai été mal inspiré ce mois-là ! Pourtant, j’avais déjà financé un projet de Montenzi & Co (le Legendarium), et le projet s’était déroulé sans accroc, j’avais donc confiance pour le Clouds of Destiny… Bon bah là, plus de son, plus d’image depuis juillet 2025.
Sur le projet « the Ancestral Tarot Deck », la créatrice dit qu’elle a envoyé les demandes de coordonnées postales en avril, mais personne n’a rien reçu, et les commentaires sont très nombreux à affirmer qu’il s’agit d’un « scam » (une arnaque), et vu l’absence de nouvelles depuis bientôt un an, je ne peux que leur donner raison.
Le problème, c’est que dans cette hypothèse, Kickstarter ne fait rien du tout : on se retrouve finalement très seuls avec notre financement dans la nature, aucune nouvelle du projet, sans même savoir si à un moment il y a véritablement eu un projet. C’est pour moi l’énorme point faible de la plateforme : elle fait peser tous les risques sur les financeurs, et ne leur apporte aucune garantie.
Pourtant, elle fixe des règles : les créateurs doivent communiquer régulièrement, donner l’état d’avancement de leurs projets, partager sur les difficultés, les éventuels délais, etc. Mais là, clairement, j’ai deux exemples où ce n’est pas absolument pas respecté et il ne se passe rien.
Et surtout, si on peut signaler à Kickstarter un projet, les motifs disponibles ne comprennent pas ce genre de situation, le manquement d’un créateur à ses engagements. Alors on se retrouve vraiment seuls, et c’est vraiment frustrant !
Mais que voulez-vous, pour ces projets j’ai commencé à faire mon deuil…
Bilan des courses ?
Le bilan est un peu en demi-teinte de mon côté : d’un côté, j’ai pu financer des jeux qui sont exceptionnels, et je suis très content d’avoir contribué à leur mise au monde parce que sinon, ils m’auraient manqué ! D’un autre coté, j’avoue que cette logique qui veut que tous les risques soient portés par les particuliers qui financent des projets est exaspérante, et qu’il manque de vraies garanties et garde-fous de la part de la plateforme !
J’ai pris la décision, après les deux disparitions évoquées ci-avant, de ne pas financer d’autres projets pour le moment, tant que la plateforme n’améliorera pas les choses.
Je ne dis pas que je ne financerai jamais d’autres projets sur la plateforme, je crois que Nico du Salon des Arcanes envisage d’utiliser la plateforme pour de futurs projets et comme je le connais bien et lui fais toute confiance, je contribuerai à ses futurs projets, mais en l’état j’ai trop mal vécu les derniers projets pour vouloir me relancer dans l’aventure à court terme.
Je vais déjà attendre de recevoir les jeux en cours de création pour reprendre un peu confiance en la plateforme !
Heureux de vous retrouver pour un article relatif à un sujet sur lequel je suis souvent questionné par les personnes qui débutent dans l’apprentissage du tarot : comment je suis venu au Tarot et, surtout, comment je me suis formé ?
Je trouvais intéressant de retracer un peu cela ici, alors prenez un bon thé, installez vous confortablement, et papotons un peu !
Comment je suis venu au Tarot ?
La première chose à dire ici, c’est que le Tarot a toujours été dans ma vie, parce que ma mère tirait le Marseille (mais dans la version de Oswald Wirth) et le Grand Etteilla (c’est moi qui possède ses jeux aujourd’hui), selon une méthode qu’elle avait apprise d’une tante si je me souviens bien (moi je ne l’ai pas connue) qui avait décelé chez elle « le don » (ma famille flirte avec l’ésotérisme depuis quelques générations déjà !).
J’ai des souvenirs très clairs des séances de tirages que faisait ma mère pour des amies ou des cousines, où nous (les enfants) étions assignés dans nos chambres avec interdiction de déranger ou de faire du bruit pendant toute la durée de la séance, que ma mère agrémentait d’encens japonais, de musique douce, d’un thé et d’un gâteau fait maison ! Je me souviens me pencher, la tête à l’envers, pour apercevoir le tirage entre les marches de l’escalier et capter des bribes de conversations interdites ^^. Le tarot était clairement un instrument magique, à portée de main !
Si ma mère purifiait son tarot et suivait des usages précis pour les tirages (mélanger les cartes d’une certaine manière, tirer de la main gauche, etc), elle nous laissait en revanche regarder les cartes, en tirer une de temps en temps, et surtout ses jeux nous étaient accessibles sur un étage dédié de la bibliothèque familiale. Clairement, nous savions tous que ce n’étaient pas des jeux, qu’il y avait des usages dédiés et un cérémoniel, mais si nous en avions envie nous pouvions y accéder.
De fait, j’ai très vite voulu avoir des cartes à moi, et j’étais très jeune (peut-être 6 ans, dans ces eaux-là) lorsque je demandais à ma mère de m’acheter mon premier jeu, dans une brocante. C’était un tarot égyptien, je m’en souviens parfaitement bien que je n’en dispose plus aujourd’hui et que je ne l’aie jamais retrouvé sur le marché ! A l’époque, je ne savais pas le lire, mais j’utilisais ce deck comme un jeu aux puissants pouvoirs magiques (j’avais et j’ai toujours énormément d’imagination).
Ensuite, j’ai acheté plusieurs jeux durant mon adolescence (essentiellement dans une boutique ésotérique de Bayonne qui s’appelait « le nombre d’or » où j’ai également trouvé mes premier ouvrages de magie qui étaient quand même assez rares à l’époque !), surtout des oracles (je n’arrivais pas à acheter un tarot de Marseille parce que je n’aimais pas l’idée de devoir laisser les 2/3 du jeu dans la boite lors des tirages, et je n’ai pas souvenir d’avoir croisé un jeu Rider Waite Smith à l’époque. De même, je ne voulais pas lire les mêmes types de jeux que ma mère, parce que j’ai toujours eu un rapport compliqué à l’héritage ésotérique familial dont je voulais m’affranchir), et j’ai fini par trouver un jeu intitulé Les cartes divinatoires du Karma, de M. Mantovani, qui était beau, centré sur les éléments, clair, précis, détaillé, avec des interprétations par domaines qui me parlaient beaucoup. Je devais être au début du lycée, parce que je me souviens avoir ce jeu dans mon sac et l’emmener régulièrement pour faire des tirages avec des copines sur des sujets adolescents sans grand enjeux (mais avec des résultats spectaculaires qui nous avaient un peu effrayés à l’époque, notamment sur les ruptures à venir, les résultats de contrôles, etc.). J’ai toujours ce jeu aujourd’hui, et je garde une profonde affection pour lui et l’utilise de temps en temps (c’est un peu devenu une relique pour moi et j’en prends grand soin !).
A la même époque, j’ai rencontré deux copines de lycée qui étaient également versées dans la cartomancie et la magie. Nous avions découvert cet intérêt commun lors d’un déplacement scolaire à Pau où, ayant plus d’une heure à tuer en attendant le bus du retour, nous avions fini dans café où elles m’avaient spontanément tiré des cartes de l’oracle Gé. Là encore, j’ai un souvenir extrêmement précis de cette séance, du bruit alentour, de la table en bois massif, des petites appliques, de l’énergie du jeu qui collait tellement avec l’énergie de l’instant…
Après le lycée, la cartomancie fera des allers retours dans ma vie, avec des périodes où j’aurai envie de m’y remettre, d’apprendre, puis des périodes où je ne toucherai plus un jeu pendant des mois voire des années. Ces allers retours se sont poursuivis de la fac aux premiers boulots.
Puis j’ai eu envie de m’y mettre pour de vrai, d’approfondir les choses, de comprendre le sens, la symbolique, l’usage, la mécanique du Tarot (surtout depuis ma rencontre avec le tarot RWS). C’était une période qui correspondait aussi à une activité personnelle plus importante dans le domaine de la magie, qui m’avait d’ailleurs motivé à ouvrir un compte insta dédié à la pratique magique (ne perdez pas de temps à le chercher, son nom n’avait rien à voir avec moi ou avec les voies du fou, il est fermé depuis longtemps, mais ca aussi je pourrai vous en parler un jour !). Mes partages sur ce compte étaient initialement centrés sur la pratique magique, sur les rituels, sur « l’esthétique sorcière », mais plus j’avançais dans le tarot, plus mes posts représentaient des cartes et des tirages au point qu’il n’y avait quasiment plus que ça. J’ai donc créé le compte « les voies du fou » et j’ai tenu les deux comptes en parallèle pendant un temps avant de me consacrer aux seules voies du fou.
Ce compte a d’abord été un journal de tirage, avant de devenir un livret d’exercices et de partage. Son développement a coïncidé avec les confinements, qui ont été un vrai booster d’apprentissage pour moi, parce que j’avais enfin du temps de vie et de cerveau pour m’y consacrer, me former, progresser… Les voies du fou est devenu un compte me permettant de partager ma passion, de rencontrer du monde, il a contribué à développer ma pratique, à l’ancrer dans mon quotidien et à en faire un outil de divination, mais aussi de développement personnel, de création, de réflexion, de philosophie, de poésie…
J’ai ainsi connu une très forte connexion au tarot qui a généré une très grande activité autour de la carto pendant plusieurs années, la plus longue période que j’ai connue à ce jour, qui s’est accompagnée d’une collectionnite aigüe de jeux et d’ouvrages. J’ai suivi des ateliers de pratique (j’y reviens en partie 2), rejoint une asso, et depuis j’utilise le tarot pour des usages divers et variés, alors qu’initialement je ne tirais les cartes que pour moi, je les tire aussi pour des tiers désormais, je partage ma lecture, mon référentiel personnel d’interprétation. Avec Etrange Tarot, je construis des ateliers, des sessions de travail, bref j’ai une pratique plus ouverte aux autres et assez décomplexée (je n’ai, par exemple, aucune difficulté à en parler au boulot, et la plupart de mes collègues savent que je tire les cartes).
Une anecdote amusante quand même : j’ai présenté il y a quelques années un concours important, et ma présentation personnelle a été construite à l’aide de cartes de tarot ! 3 cartes, trois idées fortes à mettre en avant. Ca a très bien fonctionné !
Je sens aujourd’hui que j’évolue vers une approche plus apaisée du sujet, probablement grâce à la fermeture de mon compte instagram, j’ai moins de pression à faire ou à acheter des trucs qui ne saturent plus mon espace de vision et de réflexion (je reste un collectionneur de jeux hein ! mais je n’ai plus ce truc d’avoir absolument le dernier jeu sorti, j’achète si ça me plait et le moment venu).
J’évolue aussi vers une exploration des différents aspects symboliques du tarot (en ce moment, astrologique et planétaire, mais aussi alchimie depuis un moment, et j’espère évoluer sur mon appréhension de la kabbale dans les mois à venir…) et d’autres formes de cartomancie, notamment la carto tradi qui revient pas mal en ce moment, et ses usages spécifiques (par exemple en hoodoo, mais aussi en sorcellerie).
De ce qui précède, je retiens finalement que je ne suis pas venu au Tarot, il a toujours été là, mais sa présence initialement balbutiante n’a fait que se renforcer avant de s’affirmer pleinement et aujourd’hui, il fait partie intégrante de ma vie.
Comment me suis-je formé au Tarot ?
Du récit précédent, vous aurez compris que pendant des années, je ne me suis pas formé au Tarot, ayant conservé une pratique dilettante. J’utilisais alors le livret pour interpréter chaque carte que je tirais. C’était un peu mécanique, mais surtout c’était… FRUSTRANT ! Souvent, les livrets étaient très courts (vous voyez, les mini livrets blancs là, qui comprennent des développements types en plusieurs langues et seulement quelques mots par carte), approximatifs (les éditeurs mettaient le même livret dans toutes les boites de tarots, quels que soient leurs designs ou le système en présence), sans explication véritable (or, moi, j’ai besoin de comprendre les choses).
Lorsque j’ai enfin décidé de m’y mettre sérieusement, j’ai pu bénéficier des prémices de la montée en puissance de la bulle spéculative autour de l’ésotérisme, et ma progression a été accompagnée par une croissance majeure de l’offre de formation.
Les premières vraies ressources que j’ai pu trouver, ce sont des vidéos Youtube de Sébastien Michel, dans lesquelles il explique les arcanes majeurs du tarot de Marseille et son approche liée à la composition picturale classique pour lire les cartes. J’ai vraiment beaucoup aimé sa façon de lire les cartes et j’ai ensuite acheté les 3 livres qu’il a publiés : Le théâtre du tarot, Le tarot par la pratique, Créer son succès avec le tarot de coaching.
En parallèle, j’ai acheté la bible d’Emmanuelle Iger, Lire le tarot avec le Rider-Waite (éditions Trajectoire), qui m’a vraiment permis de faire la différence entre les deux jeux, comparer les cartes, rentrer dans la logique systémique du tarot et appréhender toutes les dimensions d’interprétation possibles. J’ai aussi lu tous les articles qu’elle avait pu publier sur son site internet « lesmotsclefs » (franchement, beaucoup d’articles vraiment très intéressants à lire, je vous recommande d’y fouiller un peu !).
J’avais envie de suivre une formation en présentiel, mais initialement je n’en ai pas trouvé. J’ai en revanche entendu parler de la formation en ligne « Tarot intuitif » faite par Margot Robert Winterhalter. Après plusieurs tergiversations (le mot « intuitif » ne me paraissait pas coller avec le type de formation que je voulais suivre et je craignais que ce soit un peu « en l’air »), j’ai fini par la prendre à l’occasion d’une promo. J’ai suivi la plupart des modules en lisant en parallèle le livre d’Emmanuelle Iger pour croiser les approches, les lectures, les manières de voir les choses.
Les confinements ont été une opportunité folle d’approfondir tout cela, et de faire le tour de la toile ! J’étais alors dans une logique de tirer « une carte par jour » et de suivre quelques challenges sur la toile (le Tarot Polar de Cécilia à jamais dans mon cœur !), je ne m’étais pas vraiment confronté à des tirages de cartes, les gros tirages (genre croix celtique) me faisaient flipper et je me considérais comme un grand débutant attaché à mes livres (erreur typique je crois !).
Au sortir des confinements, j’ai eu l’opportunité de faire un atelier de pratique en présentiel avec Audrey, THE Oraclinzel Professor, et de participer aussi à un « Tarot Shopping » où Audrey et Emmanuelle Iger vendaient des jeux et on pouvait mettre son nom dans un panier pour faire un tirage à quelqu’un. J’ai eu la chance de faire un tirage à une dame avec l’aide d’Emmanuelle, puis d’être accompagné par elle sur un tirage de croix celtique que je n’osais pas faire jusqu’alors et c’était ultra riche d’enseignement (franchement, la sensation d’un bond immédiat dans la compréhension du truc, l’impression d’enlever les petites roues que je gardais sans raison). C’est clairement un aspect qui marquera ma pratique par la suite, le partage, l’aide, l’accompagnement, l’échange.
J’ai logiquement voulu suivre la formation d’initiation au tarot donnée par Emmanuelle Iger sur 2 jours, mais elle ne disposait plus de local et a mis cette formation en suspens pendant plusieurs mois. C’est à peu près à ce moment-là, je crois, que j’ai découvert Hyena Soul Shadow et sa formation Tarot et pop culture (je ne sais pas comment j’ai fait jusqu’alors pour passer à côté vu la notoriété de Hyena !), et moi je suis un bon geek alors cela m’a parlé tout de suite ! Je me suis inscrit sur sa plateforme et j’ai suivi quasiment tous les modules. Cela m’a notamment aidé à réintégrer l’aspect ésotérique / divinatoire du tarot dans mon apprentissage, qui avait été un peu écarté par un trop plein de tarot psy (plus sécurisant, mais nettement moins fun !).
Avec l’avènement de la sphère tarot sur insta est venue aussi la collectionnite de jeux de tarot. Moi, de base, je ne suis pas un collectionneur (même si je peux être un accumulateur). Mais j’ai trouvé dans l’achat de jeux d’artistes la possibilité de rencontrer des visions et des interprétation différentes des cartes du tarot : lorsqu’un artiste redessine un 7 d’Epées en échelle avec un personnage qui monte dessus, un Cavalier d’Epées en activiste, un Hiérophante en shaman ou en livre des ombres, c’est tout un nouveau référentiel qui se débloque, et j’adore ça ! Être interpellé par la vision d’une carte et ce qu’elle implique en interprétation.
Lorsqu’Emmanuelle Iger a retrouvé un local, je me suis inscrit à une session de formation (je pense que cela faisait deux ans, peut-être trois que je pratiquais sérieusement et quotidiennement le tarot, et j’avais déjà plusieurs jeux dans ma collection). Finalement, malgré toute la qualité de cette formation que je vous recommande si vous débutez, je me suis rendu compte que je n’ai rien appris, je connaissais déjà les cartes, les tirages de base, les manières de lire et lier les cartes entre elles, j’avais déjà un bon bagage théorique. J’ai pu poser des questions, trouver un premier groupe de pratique, mais surtout j’ai pu me rendre compte que je n’étais plus débutant et qu’il fallait que j’enlève les petites roues et que je pousse les choses plus loin !
Je me suis alors consacré à la pratique et non plus à la formation : j’ai suivi de nombreux ateliers avec Audrey (à Paris puis à Meaux), fait de nombreux challenges tarot, créé des tirages, et orienté mon activité en ligne vers la création d’exercices pour aider à l’apprentissage du tarot. J’ai sans cesse augmenté ma collection de jeux, mais aussi ma collection de livres. J’ai alors rencontré les auteurs classiques, ceux qui ont été les premiers à écrire sur le tarot et ses symboles. J’ai lu sur l’histoire du tarot, j’ai aussi commencé à lire des ouvrages anglo-saxons sur le tarot, sur les tirages, sur les associations, sur les cartes inversées, sur la Golden Dawn, sur le tarot créatif…
Nous sommes maintenant plusieurs années plus tard et je continue sur cette ligne d’apprentissage, mais en diversifiant mes sujets d’étude, et en prenant un virage plus « ésotérique » sur le sujet, pour retrouver le sens des symboles, comprendre la dimension hermétique du tarot (cela me conduit à revenir pas mal vers le tarot de Marseille d’ailleurs). Avec Etrange Tarot, j’ai davantage une dimension de « transmission » qui s’est ajoutée, qui est aussi riche d’enseignements sur ma capacité à exprimer clairement une idée, un concept, à qualifier un égrégore, souligner un symbole, un nombre, une composition graphique…
Et puis les tirages que je fais pour des tiers sont aussi de bons vecteurs de progression : accepter ce que je perçois dans un tirage, exprimer clairement et logiquement les choses (même lorsqu’elles font mal ou qu’elles sont inconscientes), mettre les formes évidemment et reformuler, encore et encore, pour bien se faire comprendre, réserver les marges de manœuvre, d’initiative et d’action du consultant, gérer ma frustration lorsque le consultant n’est pas prêt à comprendre ou mettre en œuvre un tirage, accompagner sans diriger, dire sans imposer…
Vous l’aurez compris, je suis toujours en apprentissage, et je le serai probablement toute ma vie ! Mais je progresse, je me vois progresser, passer des paliers imaginaires, et j’apprécie particulièrement changer de point de vue ou de perspective sur le sujet à la manière d’un Pendu, ou d’un peintre qui représente toujours une angle de vue différent de sa muse. C’est très plaisant !
J’espère que cet article plus personnel vous aura intéressé-e-s !
Avez-vous suivi une ou plusieurs de ces formations ? Envisagez-vous de le faire ? Comment vous assurez-vous de toujours progresser dans votre pratique ?
ces dernières semaines, j’avais des mots qui tournaient dans la tête et j’ai fini par les écrire sur une note sur mon téléphone. Chaque fois que j’avais quelques minutes, j’ajoutais quelques lignes à mon texte qui a bien grandi ! Je vous le partage ici, il s’appelle Le Cercle, et il parle (évidemment) de sorcières et de magie !
Bonne lecture !
Le Cercle
Je les ai vues passer A la nuit tombée, Telles des ombres projetées Fugaces, pressées
Ces femmes dénudées, Ces corps noircis, huilés, Qui se fondent dans l'obscurité, S'enfuient sans difficulté
Où peuvent-elles donc aller, Où sont-elles appelées ? Elles vont se rassembler, Et ensemble célébrer
Dans une clairière, un pré, Elles se sont retrouvées, Autour d'un feu, d'un brasier, Un cercle elles ont formé
Sans parler, sans se regarder, Se laissant porter, guider Par les esprits, les entités, Elles ont commencé à danser
Par la lune éclairées, Par leurs souffles guidées, Leurs corps coordonnés, Sur un rythme endiablé
Ensemble elles ont créé Un espace magique, sacré, Où chacune peut s'exprimer, Et bouger en liberté
Elles sont belles, ainsi débarrassées Des carcans de la société, Qui les ont opprimées, Et si longtemps enfermées
Vives, sauvages, exaltées, Leur nature enfin révélée, Elles sont empouvoirées, Solides, fières, magnifiées
Leurs corps emportés Exhalent des effluves musquées, Un incroyable bouquet D'herbes et de fleurs coupées
De ce cercle entourant un foyer Émane un pouvoir amplifié Par chaque geste réalisé Dans un bal synchronisé
Minuit a fini par sonner Et la danse s'est arrêtée Les sorcières se sont rassemblées Et ont commencé à chanter
Leurs voix d'abord désaccordées Ont fini par s'harmoniser Au gré des paroles exprimées, Tel un sort qu'elles lieraient
Voilà que leurs voix ont changé, Plus profondes, sublimées Par l'energie déployée Dans cet écrin de sororité
Tout autour est désormais Silencieux, muet, Car le chant s'est élevé Des tréfonds aux cieux étoiles
Voilà que la nature dans son entier Vibre et tremble, agitée, subjuguée, Tant la magie que les soeurs ont déployée Est puissante et canalisée
Elles sont désormais connectées A leurs ascendances, leurs lignées, Et expriment en un choeur unifié Un cri primaire et singulier
Comment décrire ce chant particulier Qui remue et fait vaciller Tout ce en quoi l'on croyait, Nos certitudes si ancrées ?
C'est une complainte déchirée, Un sentiment hurlé, Une violence exprimée, Bien trop longtemps réprimée
C'est aussi un cri d'amour extériorisé, Pour la terre humide sous leurs pieds, Pour leurs sœurs rassemblées, Pour la nature dans son entier
C'est comme si elles avaient Canalisé la vie même, concentrée Dans une expression débarrassée Des mots, des phrases et des idées
Une fois leur rituel terminé Elles sont paisiblement retournées Par les chemins, les sentiers Pour retrouver leurs foyers
Sans un bruit, j'observais Ces ombres calmes se disperser Une fois leur office terminé, Le sort était jeté
Comment peut-on accepter Que ces sorcières aux âmes éclairées Aux rituels ancestraux et ancrés Soient toujours discriminées, jugées ?
Elles connaissent tous les noms donnés, Aux hommes, aux animaux, aux objets, Reconnaissent les âmes passées De nouveaux nés à trépassés
Elles sont les gardiennes désignées Des savoirs anciens, cachés, Des puissantes divinités Que l'humanité a fini par oublier
A force de foi et de piété Les hommes se sont détournés De la nature et ses bienfaits, De la magie dont ils disposaient
Les sorcières sont le dernier relais Entre les mondes qu'elles savent relier, Des bas fonds aux sommets éthérés, Leur pouvoir est illimité
Alors pour tous ceux qui ont foulé La terre, cet espace sacré, Un peu de RESPECT Pour ses gardiennes dévouées
Si vous savez les respecter, Elles vous apporteront santé, Amour, joie, prospérité, Ce que chacun peut rêver
Mais si vous les froissez, Les maltraitez, les sous-estimez, En un geste, quelques mots bien placés, Elles scelleront votre destinée
Déploieront des feux et fumées Enverront à votre suite sans ciller Des corbeaux par nuées Et des démons déchaînés
Elles ne pourront pas s'arrêter Tant que votre sort ne sera pas réglé Elles ouvriront les portes de votre passé Vous ne serrez jamais né
Alors chers amis, choisissez la bonté Perdez tout animosité, agressivité, Et n'oubliez jamais de témoigner Votre respect aux covens de vos contrées
Voilà ! J’espère que ce texte vous aura plu et inspiré-e-s !
Prochain article sur le blog => Mercredi midi ! (Je l’ai programmé, donc pas de faux bond !). J’ai pas mal d’idées d’articles à venir, il va y en avoir quelques uns d’ici fin janvier puis je vous ferai un article dédié aux contenus à venir dans les prochains mois !
Il y a quelques temps, en rédigeant mon article blabla, je me rendais compte qu’une grande partie de mon activité autour du tarot est désormais concentrée dans ma contribution aux travaux de l’association Etrange Tarot, et j’avais indiqué que je vous ferai un jour un article sur la manière dont je suis entré dans cette asso et les activités qu’elle mène.
Hé bien le voici ! Pile à temps pour les bonnes résolutions de la nouvelle année, si vous cherchez encore un moyen de progresser dans la pratique du tarot, de vous inscrire dans un collectif qui partage votre passion des cartes, d’adhérer à une belle asso ^^ !
1. Comment, moi, je suis entré dans l’association Etrange Tarot ?
Clairement, par un concours de circonstances (ou des synchronicités, c’est vous qui voyez !) que je vais essayer de vous retranscrire sans m’appesantir, parce que c’est pas l’objet de l’article ! (cliquez sur la flèche à gauche si ca vous intéresse, sinon continuez la lecture au point 2 !)
A l’époque, j’étais en pleine crise existentielle sur Instagram (comme quoi, ça a pas mal duré cette histoire avant que je ne décide de quitter l’appli pour de bon !), provoquée par les changements profonds de la tarosphère en quelques années (bulle spéculative ésotérique) et les « évolutions » techniques de l’application qui me limitaient et me contraignaient chaque jour un peu plus dans mon expression…
En quelques mois, moi qui avais réussi à constituer une petit communauté autour de mes exercices sur le tarot, j’ai vu les contributions de mon audience fondre à vue d’œil avec l’algo, les vues chuter, je me suis senti obligé de publier du contenu sans intérêt (reels, stories) pour être visible, j’ai aussi vu mon contenu pillé par des personnes peu scrupuleuses qui l’ont repris quasiment tel quel sur leur Patreon ou leur compte insta, et je me suis rendu compte que je gagnais plus d’abonnés les semaines où je ne publiais rien (mais relayais quelques stories amusantes mais sans fond) que les semaines où je me creusais le cerveau pour faire du contenu qualitatif… Bref c’était franchement devenu une vraie corvée que de contribuer à ce système dysfonctionnel et si loin de ce que j’avais envie de porter ici !
Du coup, j’ai essayé de trouver une association autour du tarot, pour remettre du concret et de l’humain dans tout ça, mais Tarot Actually (big up à Oraclinzel Professor !) était déjà inactive et en passe de fermer définitivement ses portes, je n’avais rien trouvé d’autre et je n’avais pas suffisamment la foi dans ce contexte pour lancer ma propre association. J’avais été une fois au tarot festival mais je ne projetais pas d’y retourner (et ce n’était qu’une fois par an donc pas à la mesure de ce que je recherchais). Donc impasse !
A un moment, Nico (Salon des Arcanes) m’a dit qu’il avait été contacté par une toute jeune asso du côté de Bayeux qui venait de se monter et voulait créer un festival autour du tarot. Ca a tout de suite capté mon intérêt, parce que j’adore le Bessin et j’y séjourne régulièrement, alors j’ai trouvé la coïncidence amusante ! Je me suis abonné au compte de l’asso et j’ai attendu de voir comment elle évoluait et si son festival se montait.
Puis, quelques mois plus tard, c’est l’asso qui m’a contacté (par l’intermédiaire de Célie), pour savoir si je serais prêt à venir animer un atelier durant la première édition de leur festival. J’ai tout de suite dit oui ! On a eu une longue conversation au téléphone pour évoquer nos attentes respectives et commencer à dessiner un atelier, ensuite on s’est rencontrés à l’occasion d’un de mes week-ends normands (en mangeant une glace de la Haizerie ^^) et enfin, le festival ! J’ai adhéré à l’asso à cette occasion et j’y suis resté depuis, allant jusqu’à prendre la fonction de vice-président de l’association (c’est actuellement mon second mandat).
2. Que fait exactement l’association Etrange Tarot ?
Regardons ses statuts !
Article 2 : But – Objet : « Cette association a pour objet de promouvoir, vulgariser, enseigner, démocratiser le tarot dit « divinatoire ». Et de promouvoir les savoir-faire des artistes et artisans d’inspiration et d’esthétique imaginaire et sorcier (wiccan, druidique, celte, pop culture magique…). Également cette association a pour but d’organiser le Festival Étrange Tarot.«
Je me marre quand je lis ces statuts, parce que le tarot « divinatoire » est finalement très peu pratiqué dans l’asso, et à ce jour les initiations et les ateliers sont surtout tournés vers le tarot psychologique ! Mais bon, l’essentiel y est : on y apprend le tarot, on y promeut le savoir-faire des artistes et artisans d’esthétique et d’imaginaire sorcier, et on y organise un festival !
Et au-delà de ces statuts, que propose concrètement l’association à ses membres ? Faisons un tour d’horizon !
Je suis obligé de commencer par là, même si ce n’est qu’une fois par an, mais c’est par là que je suis rentré dans l’asso alors à tout seigneur tout honneur ! L’association organise son propre festival autour du tarot et des arts sorciers !
Il y a déjà eu 3 éditions de ce festival, une 4ème est en préparation pour 2026, sur le week-end des 23 et 24 mai (réservez votre week-end normand, le programme s’annonce vraiment cool !).
Le festival se tient chaque année à proximité de Bayeux (en 2026, nous changerons de salle pour un environnement normand plus typique mais restons dans le même secteur) et réunit moins d’une quarantaine de participants le temps d’un week-end (cela reste un évènement à taille humaine, et nous tenons à ce que cela demeure ainsi !).
Durant le festival, nous programmons des ateliers et des conférences (pour lesquels nous faisons venir des intervenants), des tirages de cartes (le fameux Tarot Roulette !), des moments collectifs (contes, méditation au tambour, rituels…), le dîner du samedi soir et le brunch du dimanche midi (entièrement préparés par des bénévoles de l’association versées dans la Kitchen Witchery), et convions des exposants (plutôt des artisans, mais nous avons aussi eu un tatoueur !), tout cela pour un tarif très raisonnable qui nous permet néanmoins de financer les intervenants.
Nous avons eu l’occasion d’accueillir du beau monde pour contribuer à la réalisation de ce programme, comme Caroline Duban, la Voie du Tambour, Loa Strega, l’association Alternative Deck Makers, Emmanuelle Iger… Et la grande force de notre festival, c’est que nos intervenant-e-s et exposant-e-s participent à tout le week-end, ce qui permet – au-delà des temps d’ateliers ou de conférences qu’ils animent – de vraiment entrer en contact avec elles et eux à l’occasion d’un repas partagé, d’un tirage échangé ou d’une participation commune à un atelier.
C’est toujours un moment suspendu, où on apprend, on échange, on partage, et on créé du lien autour d’une passion, d’un intérêt commun. Cela a permis à des participants de se rencontrer, de rompre l’isolement, de créer de nouvelles dynamiques.
C’est toujours un moment cool ce festival et j’espère que vous aurez un jour l’occasion d’y participer ! (Et je n’ai même pas parlé de la quantité astronomique de crêpes que je mange chaque année durant le festival !).
L’association organise des ateliers de pratique, il y a deux formules différentes :
La première, ce sont des ateliers en présentiel et payants (quelques euros, sauf si l’atelier nécessite un matériel important fourni par l’asso, là c’est un peu plus cher mais c’est assez rare), qui se tiennent dans le Bessin tous les 15 jours en moyenne (variable selon la période de l’année, la disponibilité d’un animateur et d’un lieu d’accueil pour les participant-e-s). En général, c’est un groupe d’une dizaine de personnes qui se réunit en début de soirée, un-e membre de l’asso anime l’atelier (qui peut porter sur un mode de tirage spécifique, sur une formation généraliste au tarot, sur du « craft »… le thème varie en fonction des envies de l’animateurice et des participant-e-s), chacun-e ramène quelque chose à manger et c’est une soirée sympa partagée toutes et tous ensemble.
La deuxième, une fois par mois en moyenne, il y a des ateliers en visio, notamment pour les membres qui sont à distance mais pas seulement, animés par Sébastien, Célie ou moi, et qui sont basiquement des ateliers de tirages. Celleux qui ont une question l’expriment, il y a ensuite une discussion sur les emplacements utiles à la résolution de la question, puis on désigne quelqu’un pour tirer les cartes et on échange sur l’interprétation. Il peut aussi y avoir des ateliers dédiés à un type de tirage, ou on peut revenir sur un tirage difficile pour un-e participant-e ou dont l’interprétation n’a pas été aboutie. Chacun-e peut parler, chacun-e peut aussi montrer la représentation de la carte tirée dans son jeu préféré (ou son jeu du moment). Ça dure 2h, c’est gratuit pour les adhérents et ça permet aux personnes qui ne sont pas présentes en Normandie de bénéficier aussi d’activités sympas et de temps collectifs en petit groupe (6 personnes en général, pour que tout le monde puisse parler et que cela ne soit pas la cohue !).
Pour tous les ateliers, l’association rappelle l’importance d’un cadre bienveillant, l’importance de l’écoute et du respect mutuel. Nous avons également à cœur de rappeler que, lors d’un tirage, c’est au consultant que revient le dernier mot sur l’interprétation à retenir, et que nous ne pratiquons pas de tirages qui enferment mais au contraire des tirages qui donnent du recul et de l’ouverture, des marges d’action et des idées pour dépasser les blocages identifiés.
L’association organise aussi, chaque année, plusieurs week-ends thématiques, et loue à cette occasion une grande maison où se retrouvent entre 8 et 15 adhérents, pour un séjour tou-te-s ensemble du vendredi soir au dimanche après-midi.
Chacun-e contribue financièrement à la location du lieu (le tarif dépend de la maison louée et du nombre de participants, cela varie entre 50 et 80 euros environ), éventuellement aux frais liés aux ateliers et aux animations du week-end, les chambres sont généralement partagées (on sépare hommes et femmes, sauf s’il y a des couples évidemment) et chacun-e ramène aussi un plat pour contribuer aux repas, tandis que l’association prend en charge le repas du samedi soir (on a toujours pléthore de très bons plats, on ne manque de rien !).
Le dernier week-end auquel j’ai participé était en bord de mer, mais nous avions déjà fait un week-end en forêt, nous avons aussi des thématiques liées aux sabbats, c’est varié et cela évolue en fonction des saisons, des éléments…
Le contenu que je vous ai partagé ici sur la magie des noeuds était initialement le support d’un atelier organisé durant l’un de ces week-ends. Nous avions aussi fait un atelier sur le tirage en croix ce week-end-là, ainsi qu’un atelier craft sur la création de lanternes. Le programme change selon les organisateurs et les contributeurs. En général, nous avons le temps dans le week-end de faire des tirages, des balades en extérieur, de discuter tou-te-s ensemble, et chacun-e est libre de participer ou non aux ateliers, de rester plus « chill », de vivre le week-end à son rythme.
Le plus dur, c’est de repartir !
Nous avons créé une communauté sur WhatsApp pour permettre aux membres d’échanger autour du tarot.
Nous avons une conversation générale avec tous les adhérents à l’association, où chacun peut poser une question, montrer un tirage, échanger autour d’une actualité, une conférence… C’est un groupe assez ouvert où les gens peuvent échanger, discuter librement (tant que les règles élémentaires de respect, d’écoute et de bienveillance sont respectées).
Ensuite, nous avons des conversations plus « thématiques » :
le SAV des tirages : lorsqu’un-e membre de l’asso est bloqué-e avec un tirage, iel peut venir le mettre sur le groupe, partager sa lecture ou son point de blocage et demander aux membres de l’asso leurs interprétations et lectures. Il y a toujours un-e adhérent-e pour répondre (et en général, plutôt 3 ou 4 !), et c’est toujours très enrichissant, aussi bien pour la personne qui a fait le tirage initial que pour les membres qui lisent les contributions !
l’étrange collection : les membres peuvent venir partager autour de leurs dernières acquisitions, de leurs jeux préférés, d’une carte marquante, des cadeaux carto de noël…
Des groupes restreints aux activités organisées par l’asso : un groupe pour les membres élus du bureau, un groupe pour la newsletter, un groupe pour l’organisation des ateliers (en visio et en présentiel), un groupe pour l’orga du festival et la coordo des bénévoles, et des groupes « week-end » pour faciliter l’organisation, les co-voiturages et permettre aux membres d’échanger encore après le week-end (par exemple, en partageant leurs plus beaux noeuds suite à un atelier magique !).
Évidemment, chacun-e est libre de participer ou non à ces conversations, il n’y a pas d’obligation (mais nous ajoutons tous les membres à la communauté, qui choisissent ensuite les groupes à rejoindre).
Une newsletter est produite par des membres de l’association, elle évolue pas mal en ce moment, tant sur son format que sur sa fréquence ! Elle est finalement calée sur les sabbats (ça en fait quand même 8 par an !), contient une information le sabbat en question, des petites activités ou articles de fond, et relaie des publications d’intérêt trouvées sur les réseaux.
Je n’ai plus le temps d’y contribuer autant qu’avant (d’autant que j’aimerais vous proposer ici du contenu de fond qui ne soit pas seulement dicté par mes contributions à l’asso, et qui sera plus adaptable à mes ambitions en termes de formats notamment !), alors j’y contribuerai désormais plus occasionnellement et de manière plus modeste, peut-être en relai d’articles publiés ici et en synthèses d’ouvrages intéressants !
Nous avons aussi ouvert en grand la possibilité aux autres adhérents d’y participer, j’espère qu’ils saisiront cette opportunité parce que nous avons de vrais talents dans cette asso ! J’espère, notamment, voir des gens de saisir de sujets astro, ou de création de tirages… Ce serait cool !
Pour les adhérents qui en exprimeraient le besoin, l’association organise également à la demande de ses membres des sessions de supervision, assurées par Célie et Sébastien, respectivement formés à la bibliothérapie et à l’art thérapie, et tous deux formés à la relation d’aide, à l’accompagnement et à la réorientation vers un professionnel de santé lorsqu’ils en détectent le besoin.
Concrètement, c’est quoi la supervision ? C’est un processus professionnel dans lequel un superviseur expérimenté accompagne un praticien afin de l’aider à réfléchir sur sa pratique, identifier ses points forts et ses difficultés, améliorer la qualité de son intervention. C’est un dispositif idéal pour revenir sur des sessions qui auraient été perçues comme difficiles, ou moins bien vécues par le ou la tarologue, soit en raison de difficultés rencontrées dans le tirage (cartes qui ne parlent pas, tirage « lourd », sujet délicat…), soit dans la relation avec le consultant (pas toujours très simple à gérer ! Je pense par exemple aux cas où le consultant tire également les cartes, et les cas où il nie en bloc les hypothèses et interprétations). C’est une session de travail qui permet de se remettre en mouvement, d’analyser les choses grâce à un œil extérieur et une écoute active, et de trouver les clés ou les outils pour avancer et s’améliorer dans sa pratique.
Ces sessions de supervision sont strictement confidentielles et régies par les règles élémentaires d’éthique. Elles ne sauraient, en revanche, se substituer à une séance avec psychologue ou tout autre professionnel de santé, et n’ont pas vocation à s’inscrire dans le temps : elles sont ponctuelles, pour dépasser une situation ponctuelle.
Alors, c’est un bon panel d’actions pour une petite asso, non ? Et bien sûr, rien n’est inscrit dans le marbre, les actions évoluent avec le temps et les membres qui y prennent part !
3. Mais au-delà des prestations, pourquoi rejoindre une telle association ?
Pour de multiples raisons ! Je vais vous donner les miennes, celles qui ont fait que j’ai trouvé dans cet association un écosystème qui me convient et dans lequel j’aime évoluer :
Un esprit associatif : ça, c’est fondamental pour moi ! Si vous me connaissez (ou si vous avez lu le point 1. du présent article), vous savez que j’ai toujours eu à cœur de développer une approche du tarot centrée sur l’échange et le partage, la collaboration, l’enrichissement mutuel. Ces fondamentaux, je les retrouve pleinement dans l’esprit associatif et Célie, la présidente de l’association, le rappelle régulièrement : ensemble, nous créons du lien et nous faisons société.
Des valeurs : Il y a clairement des valeurs fortes au sein de l’association, qui découlent de l’ambition forte que l’on se donne tous ensemble : respect, humilité, partage, bienveillance, honnêteté, absence de jugement, et le travail aussi quand on voit que les bénévoles et le bureau ne comptent pas leurs heures ! On se retrouve autour de l’engagement bénévole et de la solidarité.
Des rencontres : Nous croisons dans l’association des personnes issues de tous milieux, exerçant des professions diverses et variées, ayant des connaissances et centres d’intérêt variés, plusieurs générations se côtoient et se retrouvent autour d’une passion commune et c’est tellement riche !
Je pourrais aussi ajouter qu’on mange très bien (je crois que ça transparait un petit peu dans les développements précédents), qu’on y lie des amitiés sincères, qu’on y est accueillis comme au sein de la famille (lorsqu’on a une famille cool et aimante !), qu’on a l’impression d’avoir toujours fait partie de cette communauté, et qu’on y puise beaucoup de force et d’énergie !
Je m’arrête là pour cet article, j’espère qu’il vous aura intéressés, que vous aurez découvert et appréhendé un peu mieux les activités de cette association, et que vous aurez envie de nous y rejoindre !
Bon réveillon à toutes et tous, très belle fin d’année et surtout, tous mes vœux pour 2026 !
Nous voici déjà en janvier 2026 ! 2025 nous aura bien roulé dessus, mais au moins elle ne se sera pas attardée ! J’espère que vous avez pu prendre le temps, ces dernières semaines, de vous reposer, de retrouver vos proches, de bien manger et de profiter, entre les bûches et les cadeaux !
On ne se ferait pas un petit bilan 2025 et une projection sur 2026 pour bien commencer l’année ? Cela fait quelques temps que j’ai envie de faire un gros tirage, alors voici le canevas sur lequel je me suis arrêté, je vous le partage s’il peut vous être utile pour faire votre propre bilan !
Pour faire le bilan 2025, je vous propose de débuter par une matrice relativement simple que vous pourrez soit utiliser pour un bilan général de l’année 2025, soit décliner dans les différents domaines de l’existence que vous pourriez vouloir sonder :
la sphère personnelle / les relations personnelles / l’amour / la parentalité ;
la sphère professionnelle / les réalisations ou projets menés en 2025 ;
la sphère psychologique / mentale ;
la sphère spirituelle / ésotérique / magique ;
l’engagement associatif / politique / bénévolat ;
tout autre aspect de la vie que vous voudriez sonder parce qu’il a marqué votre année 2025.
Et évidemment, vous pourrez aussi coupler bilan 2025 et analyses par domaines pour un bilan plus qualitatif (si, comme moi, vous aimez les gros tirages, ce sera idéal !).
Petit conseil quand même : si vous pratiquez avec un seul jeu de tarot, commencez par le premier tirage que vous souhaitez réaliser, notez précisément votre tirage, votre ressenti et votre interprétation, puis remettez les cartes dans le jeu, mélangez bien avant de procéder au tirage suivant. Si vous avez plusieurs jeux, vous pouvez utiliser un jeu par tirage en choisissant avec soin le jeu correspondant à chaque domaine que vous souhaitez analyser, ou déterminer un jeu par emplacement (et coupler par exemple avec un oracle pour les ressentis), ce qui vous permettra de conserver les différents tirages sous les yeux en même temps (il est parfois sympa, dans un tirage de bilan couvrant plusieurs domaines, de voir les liens, les échos, et symétries, les dissonances…).
Voici la composition de cette matrice (rien de révolutionnaire !) :
Le détail des emplacements :
Quel est le contexte dans lequel j’ai évolué en 2025 concernant ce domaine ? (Les éléments extérieurs à mon action)
Comment j’ai vécu ce domaine de ma vie en 2025 ? (ressenti)
La plus grande réussite qui ont marqué mon année (aspect positif)
Le principal échec qui a marqué mon année (aspect négatif)
Ce que j’emporte avec moi dans ce domaine pour 2026 (les acquis de mon expérience en 2025)
A vos cartes, prêts, mélangez, tirez, interprétez !!!
Une fois votre bilan réalisé, que diriez vous de passer à une projection sur 2026 ?
Là encore, je vous propose une matrice, que vous pourrez utiliser soit pour une projection générale, soit pour une projection par domaine analysé. La voici :
Le détail des emplacements :
Comment je me présente en 2026 (état d’esprit)
quelle ambition je me donne pour cette nouvelle année (objectif)
dans quel contexte serai-je appelé à évoluer ? (contexte extérieur)
quel défi devrai-je relever ? (problématique, obstacles sur ma route)
un conseil pour relever ce défi et atteindre mes objectifs
Et voilà, cela vous fait a minima un tirage en 10 cartes pour faire le bilan 2025 et la projection en 2026 (et potentiellement beauuuuucoup plus si vous déclinez à l’envie !).
J’espère que ces matrices toutes simples vous seront utiles, j’adorerais voir vos partages de tirages ou avoir vos retours sur vos tirages en commentaires, alors n’hésitez pas !
Je clôture cet article en vous adressant tous mes vœux pour 2026, que cette année soit celle de l’amour, de la paix, de la solidarité entre les hommes et les femmes. Que cette année fasse sens, qu’elle soit motivante, exaltante, et qu’elle regorge de projets et d’ambitions.
A chacune et chacun d’entre vous, je souhaite santé, courage et force. Je vous souhaite des 9 et des 10 de Coupes en pagaille, des Soleils éclairants et des Mondes accueillants dans tous vos tirages ! Et, si cela vous sied, des Fous qui vous emporteront avec entrain et légèreté sur des voies encore inexplorées…
Troisième et dernière partie de cette introduction à la magie des nœuds, dans laquelle on va se concentrer sur l’usage des nœuds en rituels. J’espère que vous êtes prêt-e-s à vous lancer !
C’est parti !
Comment dérouler un rituel faisant intervenir la magie des nœuds ?
Prenons le déroulé d’un rituel, de sa préparation à sa finalisation :
En amont du rituel :
En amont, il faut bien anticiper et préparer le rituel pour qu’il se déroule au mieux :
Travailler sur l’intention et la volonté que l’on souhaite mobiliser avec notre rituel ;
en fonction de cette intention, choisir un type de corde adapté, tant dans sa matière que dans sa couleur, et définir le type de nœuds et le nombre de nœuds à réaliser pour accroître la portée symbolique du rituel ;
si les nœuds sont complexes dans leur réalisation ou leur placement sur la corde, les travailler au cours des jours qui précèdent le rituel, pour s’assurer de les maîtriser parfaitement au moment d’y lier intention et volonté ;
avant toute pratique de la magie des nœuds, veiller à “purifier” la corde, en la passant dans la fumée d’encens ou au moyen d’eau ou d’huile consacrées.
Pendant le rituel :
Comme tout acte magique, débutez par un rituel de protection, par exemple en traçant un cercle magique ou en travaillant votre aura de lumière ;
Pendant le rituel, vous pouvez décomposer le rituel à venir et le verbaliser pour en faire une incantation ou un chant : vous pourrez par exemple, pour un rituel d’ancrage, dire tout haut “une corde de chanvre pour figurer la robustesse naturelle et la connexion à la terre”, “4 noeuds pour représenter la stabilité et l’ancrage”, puis décrire la portée de chacun des noeuds, etc. ;
Si vous avez bien préparé votre rituel, vous saurez la taille de corde nécessaire pour réaliser les nœuds, les emplacements où débuter vos noeuds pour les réaliser de manière optimale, et vous aurez enregistré les mouvements. Votre esprit sera donc centré sur l’intention que porte ce rituel, et sur la volonté qui déploie votre pouvoir.
Après le rituel :
Après le rituel, se pose la question du devenir de la corde nouée (ou dénouée) qui a servi de réceptacle pour notre pouvoir magique : faut-il la conserver ou la détruire ? Hé bien cela dépend de l’intention que le rituel servait :
Si la corde sert une sorte de protection, de porte-chance, si elle a permis de confectionner un talisman ou de matérialiser un souhait : dans ce cas, il est possible de la porter pour une durée limitée sur soi, dans sa poche, nouée autour du poignet, attachée à sa ceinture… Une durée limitée parce que, une fois exaucé, le sort sera levé et le noeud pourra être défait ou détruit ;
Si le sort a été lancé et que nous n’avons pas besoin d’y revenir, s’il s’agissait d’une intention immédiate (exemple : un sort de guérison où le noeud emprisonne la maladie), alors il est possible de détruire la corde et le nœud : ils peuvent avoir être brûlés (pour symboliser la transformation, le passage d’un état à un autre), enterrés (pour symboliser le retour à la terre des énergies déployées, mais aussi l’assimilation du sort), ou jetés à l’eau d’une rivière ou de la mer (pour symboliser la dissolution, ou pour faire circuler les énergies, symboliser le mouvement) ;
Plus rarement, si la corde et le nœud constituent une amulette par exemple, alors ils pourront être gardés longtemps, en tout cas aussi longtemps que l’on en ressentira le besoin. Mais attention : il ne faut jamais laisser un cordon traîner sans décision consciente. L’énergie stagne et perd de sa cohérence.
Quelques propositions de rituels à réaliser
Pour débuter : nouer le beau temps
Ce n’est pas ici un “grand rituel”, mais un exercice d’entraînement que propose Tylluan Denry dans son livre “Knot Magic”. Pour l’autrice, la magie s’apprend par des exercices pratiques, pas seulement par la théorie (et je suis bien d’accord avec elle). L’objectif de ce rituel est donc d’apprendre à formuler une intention claire, de pratiquer le geste de nouage avec concentration et de tester l’efficacité d’un sort sans conséquences graves (bon, cela se discute sur les conséquences de détraquer le temps, mais l’exercice reste intéressant !).
Vous aurez besoin pour ce rituel d’un petit cordon (n’importe quelle couleur, mais si vous le souhaitez vous pouvez privilégier le blanc ou bleu clair qui évoquent le ciel).
L’intention est simple : “J’appelle le beau temps”.
Étapes du rituel :
Visualiser un ciel dégagé, la chaleur du soleil, le plaisir du beau temps ;
Faire un ou plusieurs nœuds en répétant une formule simple (par ex. : “Je noue le soleil, je noue le beau temps”) ;
Conserver le cordon jusqu’au lendemain ou jusqu’à l’observation du résultat ;
Défaire le nœud ou libérer le cordon une fois l’exercice terminé.
Observez des résultats : le beau temps n’arrive pas toujours et ce n’est pas grave. L’intérêt de cet exercice est d’apprendre à sentir la différence entre un nœud fait machinalement et un nœud fait avec intention et volonté réelles.
Et évidemment, si le beau temps arrive, bravo ! Mais pensez bien à libérer votre nœud rapidement pour éviter les conséquences d’une météo détraquée (faire venir le beau temps chez vous veut nécessairement dire envoyer les nuages ailleurs).
Ce rituel peut ensuite être adapté, par exemple pour nouer un moment joyeux, un instant auquel on tient, un souvenir que l’on souhaite garder sur soi.
Pour progresser : l’échelle de sorcière
Dans la sorcellerie moderne, l’échelle de sorcière est une corde sur laquelle on effectue 9 nœuds, dans un ordre précis. Chaque nœud est associé à une “formule” qui permet de composer un sort. En anglais, cette formule fait rimer le nombre du nœud et l’effet qu’il produit, et reste suffisamment “large” pour servir différentes intentions. Voici la formule, avec une traduction littérale en français, et une représentation graphique de l’enchainement des nœuds à réaliser :
By knot of one, the spell’s begun / Par le nœud un, le sort commence
By knot of two, it cometh true / Par le nœud deux, il devient vrai
By knot of three, so mote it be / Par le nœud trois, qu’ainsi il soit
By knot of four, this power I store / Par le nœud quatre, ce pouvoir je conserve
By knot of five, the spell’s alive / Par le nœud cinq, le sort est vivant
By knot of six, the spell I fix / Par le nœud six, le sort je fixe
By knot of seven, events I’ll leaven / Par le nœud sept, les événements j’élève
By knot of eight, it will be fate / Par le nœud huit, ce sera le destin
By knot of nine, what’s done is mine / Par le nœud neuf, ce qui est fait est à moi
Cette formule peut être adaptée selon la finalité du sort, avec la même logique : on débute par « Par le nœud premier… » et la suite peut évoluer en fonction du besoin pour constituer un sort bien ficelé. Il y a de nombreux exemples de déclinaisons sur la toile (bon, essentiellement en anglais). C’est un bon exercice de préparation de rituel que je vous invite à pratiquer !
Une anecdote intéressante : dans les romans de Deborah Harkness “Le livre perdu des Sortilèges” (A Discovery of Witches), évoqué en introduction, l’héroïne est la seule à savoir réaliser un 10e nœud qui lui permet de libérer pleinement son pouvoir. Toutefois, je n’ai trouvé que des formules liées à un sort en 9 nœuds, ce 10ème nœud est une coquetterie littéraire. L’occasion pour moi de vous le redire : ce qui est important, ce n’est pas d’avoir un sort en 9 ou 10 nœuds, c’est que le nombre de nœuds soit associé à une intension qui sera évocatrice pour vous, qui fera sens et vous permettra de construire un sort puissant. ainsi, 1 nœud, 3 nœuds fonctionneront aussi parfaitement.
Pour développer ses talents : sort de guérison
Tylluan Penry mentionne un sort de guérison dans son livre.
Il repose sur l’idée d’un accompagnement progressif : on choisit un cordon de couleur blanche ou bleue, symbole de pureté et de rétablissement, et l’on y fait sept nœuds successifs, chacun représentant une étape du processus de guérison.
À chaque nœud, le praticien concentre son intention en visualisant la personne (soi-même ou un proche) entourée de lumière apaisante et régénératrice, puis affirme mentalement que la guérison avance peu à peu.
Le cordon est ensuite conservé près du malade — dans un sac, sous l’oreiller, ou sur l’autel — comme soutien énergétique. À mesure que l’état s’améliore, on dénoue un nœud en remerciant pour le progrès accompli, jusqu’à ce que le cordon soit totalement défait et que la guérison soit considérée comme achevée.
Enfin, le fil est rendu à la nature (brûlé, enterré ou offert à l’eau courante), pour libérer l’énergie et clore le travail.
Ouverture : Comment pousser la magie des nœuds à un niveau supérieur ?
Intégrer les noeuds dans des rituels plus élaborés
Le nœud n’est pas forcément la finalité d’un rituel : c’est un des nombreux moyens à la main du praticien pour agir en conscience et concentrer son intention. Vous pouvez travailler autour du nœud pour construire tout un rituel impliquant purification, protection, onction, divers objets magiques, herbes et encens… C’est à votre main, et cela quelle que soit la tradition magique dans laquelle vous évoluez ou les entités / énergies / éléments / déités que vous servez.
Passer du physique à l’énergétique
La mécanique de la magie des nœuds est finalement la représentation de la mécanique d’un sort. Une fois maîtrisée, vous pourrez passer à des cordes énergétiques, magiques ! En effet, avec de l’entraînement, vous pourrez voir les fils (des évènements, des destinées) apparaître, et travailler dessus. Vous pourrez “nouer” des énergies ou des évènements, des intentions. Travaillez, travaillez encore vos nœuds, et en parallèle travailler sur la dimension énergétique et magique du monde qui vous entoure.
Passer de la corde et du nœud à la trame et au tissage
Là encore, cela relève du passage à la dimension énergétique de la magie des nœuds : pour passer à un autre niveau, il vous faudra comprendre comment les nœuds peuvent interagir entre eux, comment les cordes peuvent se croiser, comment tout cela s’ordonne dans une trame bien plus grande. C’est là que vous pourrez toucher du doigt la destinée !
Et voilà !
C’est déjà la fin de cette introduction à la magie des nœuds, j’espère qu’elle vous aura donné les clés nécessaire pour comprendre l’usage des nœuds en magie, la manière dont tout cela fonctionne, comment construire un rituel et vous lancer pour pratiquer cette forme de magie accessible et puissante.
N’hésitez pas à venir dans les commentaires pour en parler, j’adorerais avoir vos retours, vos éventuelles expérimentations, vos résultats…
Voici la deuxième partie de notre introduction à la magie des nœuds, dans laquelle nous allons aborder les principes qui sous-tendent cette magie.
Elle a un peu tardé à arriver par rapport à ma prévision initiale, je n’ai juste pas eu le temps de finaliser la transformation d’un annexe à mon fascicule initial en un court développement pour vous orienter dans cet article, mais c’est désormais chose faite ! Et pour me faire pardonner, la partie 3 va sortir aujourd’hui également (programmée pour dans une heure !), comme ça vous pourrez aller au bout de cette introduction sans attendre davantage !
On s’y remet ?
Des nœuds et de leur usage
Commençons par un développement en écho aux questions posées dans la première partie.
Un nœud, ça peut servir à :
Lier (créer un lien, mais aussi lier les langues, les serments, les comportements)
Délier (défaire un lien, mais aussi délier les langues, les désirs, les envies)
Attacher (quelqu’un, quelque chose, une énergie, un sort, quelqu’un avec quelque chose)
Détacher (ou “se” détacher, de quelqu’un, quelque chose, une énergie, un sort)
Retenir, limiter, Entraver, Écrouer
Libérer (quelqu’un, un élément, une énergie, un potentiel…)
Tisser (macramé par exemple)
Défiler (une histoire, un passé, un héritage…)
Nouer (un problème, une difficulté, un raisonnement, une incompréhension)
Dénouer (une situation, un problème, une alliance, une liaison…)
Fixer (quelque chose qui bat de l’aile), sécuriser, protéger, assurer
Défaire (une contrainte, une échéance, un étau, une pression)
Faire
Défaire
Il est fondamental de retenir qu’en magie des nœuds, on peut tout aussi bien nouer un nœud que le dénouer, cela dépend de la finalité du rituel que l’on pratique.
Le nœud est en effet regardé comme le réceptacle d’une énergie magique, presque comme un contenant : une fois noué, il peut contenir une énergie, un élément, une intention, il peut la retenir, et il peut surtout la matérialiser dans le domaine physique. Lorsqu’on le défait, il libère cette énergie.
Un nœud est un objet présentant une mémoire magique : il conserve non seulement une part d’énergie une fois noué, mais il est aussi un objet de rappel de l’intention et de la volonté que l’on a exprimées lors d’un rituel magique. Il peut servir à la confection d’objets de culte (par exemple, un chapelet, où chaque nœud représente une prière ou une pensée). Cela explique qu’il ne faut jamais oublier un nœud magique ou le laisser traîner sans intention associée : il deviendra alors une énergie stagnante, une magie contre productive.
Quels sont les types de nœuds à utiliser ?
Il existe différents types de nœuds, servant différents objectifs ou pratiques : cela va du nœud simple (ou demi-nœud) aux nœuds plus élaborés, qu’il s’agisse de nœuds de marins ou de nœuds décoratifs ou ornementaux. Plus le nœud est simple, plus la magie est instinctive, spontanée et potentiellement éphémère. Plus le nœud est complexe, plus la magie est ritualisée, préparée, et l’intention fixée dans un écrin ornementé.
N’oubliez jamais : en magie, le mieux est l’ennemi du bien. Il vaut mieux un nœud simple mais bien exécuté et servant une intention et une volonté claires, à un nœud complexe et difficile à manier qui concentrera votre attention et dissipera votre intention.
La variété de noeuds que l’on peut utiliser est immense, mais voici les noeuds “de base” avec lesquels je vous propose de vous entrainer pour la réalisation, parce qu’ils seront les plus simples et efficaces pour vos rituels :
Le nœud simple (overhand knot) : c’est LE nœud “de base”, il est simple, efficace, direct, sans chichi. Il est idéal pour sceller une intention simple et directe (protection, bénédiction, souhait…) ;
Le noeud plat (reef knot ou square knot) : ce nœud permet de lier deux cordes différentes ensemble, son rôle symbolique est donc de lier, unir deux éléments. Il permet de renforcer une union, un partenariat, de créer un lien solide entre deux personnes ;
Le nœud en “8” (figure 8 knot) : parce qu’il permet de représenter le symbole de l’infini, ce nœud permet de représenter la stabilité, la continuité, le temps long, les cycles qui s’enchaînent et ne se brisent pas. Idéal pour représenter la continuité, ou les choses que l’on souhaite voir se poursuivre et ne pas s’arrêter. Idéal aussi pour représenter une boucle, un cercle infini, quelque chose qui se répète ;
Le nœud coulant (slip knot) : idéal pour les sorts que l’on souhaite libérer d’un geste, pour concentrer des énergies à libérer d’un coup, quelque chose d’immédiat et d’instantané. C’est un très bon nœud pour des sorts de soutien temporaire, qui seront défaits très rapidement après. A l’inverse, associé à des éléments représentatifs d’une personne ou d’un enjeu, il peut servir à augmenter la pression, enserrer un sort ;
Le nœud d’arrêt et les nœuds de lestage (nœud de capucin, nœud de franciscain…) : ces nœuds permettent de lester la corde lorsqu’il faut la lancer, mais aussi de prévoir une sécurité lorsqu’on veut déterminer la longueur maximale de corde qui restera “courante”. En magie, ces nœuds permettent de lester (ou délester) une personne, de mettre fin à quelque chose, de bloquer une énergie, de la limiter.
Ces nœuds « de base » doivent être parfaitement maitrisés : je vous invite à les faire, les refaire, les refaire encore jusqu’à ce qu’ils deviennent de véritables réflexes (quand vous regardez la télévision par exemple, vous prenez votre cordelette et vous travaillez votre technique).
Une fois maitrisés, vous pourrez aller sur des nœuds plus élaborés que vous pourrez trouver dans des livres de nœuds de marins ou nœuds ornementaux, ou bien encore sur des sites internets consacrés aux nœuds, notamment pour la paracorde qui sont très complets, ou sur youtube avec énormément de tutos.
Quelques exemples de nœuds réalisés par mes soins :
Pourquoi avoir recours à la magie des nœuds ?
En général, la magie des nœuds est :
Très peu chère (on trouve des cordes, cordelettes, rubans et fils à bas prix) ;
Discrète (on peut apprendre à nouer un nœud à une main, le faire dans sa poche ou même en présence d’autres personnes qui ne se douteront de rien, on peut aussi laisser un nœud à la vue de tous, ou le lier discrètement à un objet ou un meuble) ;
Partout dans notre quotidien et facile à porter sur soi sans attirer l’attention (nœud de lacets, nœud de cravate, de ruban dans les cheveux, hoodie, un bracelet ou un collier disposant d’un nœud coulant, un sac ou un porte-clé en macramé, un scoubidou, etc) ;
très utile pour constituer des objets magiques ou les charger d’une intention (poupées en cheveux ou en feuilles de maïs, croix, pendules, pentagrammes, clous, pierres, talismans, charmes, etc) ;
redoutablement efficace et propice aux expérimentations magiques.
En effet, tous les types de magie peuvent impliquer l’usage de nœuds, par exemple la Protection, le Soin, l’Amour, la Chance, les Ensorcellement / bannissement…
Plus largement, la magie des nœuds peut être utilisée pour tout ce qui doit être lié, attaché, limité, contenu, ou à l’inverse défait, libéré, délié, dénoué… Cela trouve un écho dans de nombreuses pratiques magiques et permet une connexion simple entre intention et réalisation.
Surtout, un des grands avantages de la magie des nœuds est qu’elle peut être conçue pour être réversible (on choisit alors un nœud ou une corde qui le permettent) ou irréversible (nœuds complexes, cordes fines, serrage, etc), et qu’elle peut durer quelques instants (si l’on défait le nœud rapidement) ou indéfiniment (si l’on conserve le nœud à l’abri ou on l’enterre dans une boite par exemple).
Enfin, la magie des nœuds est évolutive et adaptable selon le type de nœud, le nombre de nœuds, leur placement sur la corde, les caractéristiques des cordes utilisées, la préparation réalisée en amont (consécration de la corde, imbibage dans une décoction, frottement avec des herbes, onction…), le moment de réalisation du rituel, les entités / énergies / éléments / divinités invoqués…
Pourquoi ça marche ? Qu’est-ce qui fait que cela fonctionne ?
En magie des noeuds, il faut tout d’abord allier “intention” et “volonté” pour concevoir un rituel efficace :
Cela est très bien décrit par Tylluan Penry dans son livre “Knot magic”, où elle présente l’intention et la volonté comme deux piliers indissociables sur lesquels repose la magie des nœuds (mais ces principes sont plus largement valables et applicables en magie).
Pour elle, l’intention correspond au but clair et précis que l’on souhaite atteindre : elle oriente l’énergie et donne un sens au geste magique. Sans intention définie, le nœud n’est qu’un acte mécanique, vide de portée. Pour que l’intention soit constituée, il faut qu’elle soit :
Claire (c’est à dire simple, précises, sans ambiguïté) ;
Sincère et ressentie (ce n’est pas qu’un processus intellectuel, l’intention doit provoquer une émotion), mais aussi alignée et éthique (en cohérence avec nos valeurs, respectueuse du libre arbitre (enfin, tout dépend de l’intention du sort ;-)) ;
Il faut qu’elle soit formulée de façon positive (éviter les formulations du type “je ne veux plus avoir peur”) ;
Elle doit guider l’action tout au long du rituel (le praticien doit donc l’avoir en tête en permanence).
Mais l’intention seule ne suffit pas : elle doit être soutenue par la volonté, c’est-à-dire la force intérieure, la concentration et l’énergie personnelle que le praticien investit dans l’action de faire et mettre en œuvre le rituel. La volonté agit comme un moteur, elle met en mouvement l’intention et la charge d’efficacité. Pour que la volonté soit engagée efficacement, elle doit :
Mobiliser la force personnelle du praticien, son énergie active (cela passe par la force mentale, émotionnelle, parfois physique) ;
Faire l’objet d’une concentration intense et persistante tout au long du rituel (ici, intention et volonté se rejoignent, pour que chaque étape, chaque nœud soit réalisé avec la même intensité et la même charge magique, au service de l’intention) ;
Faire l’objet d’une intensité émotionnelle (chaque action est pleinement ressentie, elle est sincère et pleine de conviction).
Ainsi, faire un nœud de protection ne consiste pas seulement à penser vaguement à la sécurité, mais à visualiser intensément la protection désirée, à ressentir qu’elle existe déjà, et à insuffler cette conviction dans chaque geste. En somme, l’intention trace la direction, c’est le contenu et l’objet du sort, tandis que la volonté fournit la puissance nécessaire pour que l’acte magique devienne réel et actif, c’est la force qui l’anime.
La portée symbolique est très importante dans la magie des nœuds :
C’est le cas, en général, dans la magie : les rituels concentrent des représentations symboliques qui aident à fixer l’intention. La magie des nœuds n’échappe pas à la règle ! Ainsi, le type de corde utilisée (matière, réalisation, couleur), le nombre de nœuds, leur complexité, l’intégration d’objets (bois, pierres, cartes, charms, parchemins, cheveux, clés…) et leur intégration dans un rituel plus grand, tout cela contribue à la portée symbolique des nœuds.
En effet, une corde est un talisman, créé pour un objectif spécifique en utilisant une matière aux propriétés spécifiques, teinte selon nos besoins. Que ce soit Brandy Williams, dans son livre « Cord Magic« , ou Noémie Myara, dans son livre “La magie des nœuds et du tissage”, ces auteures décrivent les différentes matières que l’on peut employer pour faire des cordes et leurs propriétés magiques. Voici trois exemples de matières que l’on peut mobiliser en magie des nœuds et leurs propriétés (il y a évidemment beaucoup plus de contenu sur ces matières, et beaucoup plus de matières dans décrites dans leurs livres auxquels je vous renvoie) :
le coton : Matériau naturel, associé à la douceur, la pureté, la paix, la sérénité. Idéal dans les rituels tendant à éloigner les énergies négatives, mais aussi les rituels de purification ou de protection. Matériau que l’on peut porter sur la peau, le coton peut contribuer à des sorts de guérison physique ou émotionnelle.
le cuir : Il s’agit d’une peau animale, il évoque la transformation, la force primordiale de la nature, la force brute et sauvage, mais aussi (au regard des propriétés du cuir) la protection. Le cuir est également utilisé pour guider sur le chemin spirituel, et tout ce qui a trait à l’instinct.
les cheveux : ils représentent l’essence d’une personne et donc son flux, son énergie vitale. Ils contiennent les souvenirs, les émotions et les liens énergétiques d’une personne, sont liés au mental et au corps et représentent la croissance, le changement, l’évolution…
Évidemment, selon la matière utilisée, vous ne pourrez pas pratiquer les mêmes types de nœuds (plus un nœud est complexe, moins la corde employée doit être fine, plus un nœud doit être serré, moins la corde doit être cassante, etc).
Au-delà de la matière utilisée, le type de corde peut varier selon les usages. Ainsi, certains praticiens vont-ils tresser eux-mêmes leurs cordes, d’autres les acheter déjà tressées (je suis de cette seconde catégorie !). Mais là encore, il existe différents types de cordes qui n’ont pas les mêmes propriétés : si vous regardez les modalités de tressage, il y a des cordes peignées, des cordes torsadées ou des cordes tressées, et certaines peuvent disposer d’une gaine et d’un nombre très aléatoire de fuseaux. Puis, il y existe des cordes avec des propriétés physiques différentes : des cordes statiques ou dynamiques, de rétention, de rappel ou bien encore flottantes. Toutes ces données seront importantes pour contribuer à la construction du récit de votre sort.
Puis, une fois la corde choisie, il faudra s’intéresser à sa couleur : la symbolique des couleurs est une donnée très importante en magie, et un élément rouge (encre, boisson, cire…) ne produira pas les mêmes effets qu’un élément bleu ou jaune. Intéressez-vous au sens des couleurs pour vous, à ce qu’elles représentent. Il existe de nombreux livres sur le sens des couleurs, que ce soit à l’époque médiévale (coucou Michel Pastoureau !) ou à l’époque moderne, avec notamment l’usage marketing des couleurs. Vous pouvez aussi vous inspirer du sens alchimique des couleurs, des étapes du grand œuvre auxquelles elles sont associées. Vous pouvez aussi choisir la couleur qui vous suit en ce moment, ou la couleur que vous visualisez en fermant les yeux, pour une approche plus instinctive des couleurs. Autant de données intéressantes à explorer pour choisir avec soin la couleur de votre corde (voire la teindre si, à l’origine, elle est en fibres naturelles non teintes).
Enfin, le nombre de nœuds à réaliser durant votre rituel aura également une importance élevée. Le pouvoir symbolique des nombres est bien connu, on ne compte plus le nombre d’ouvrages sur la numérologie. Il est très facile de mobiliser ce pouvoir symbolique en magie des nœuds : un nœud pour l’unité, deux pour la dualité, trois pour la perfection, quatre pour la stabilité, etc etc etc. Là encore, je vous laisse creuser cette dimension symbolique et choisir avec soin le nombre de nœuds à réaliser pour renforcer votre intention.
Vous commencez, ici, à toucher du doigt le fait qu’en magie des nœuds, notre intention se manifeste déjà de manière très concrète et ancrée avant même d’avoir effectué le moindre nœud. C’est comme constituer une phrase, une incantation : on choisit ses mots avec soin, on veille à ce qu’ils se complètent bien, à ce qu’ils soient plaisants à l’oreille, et à ce qu’ils renforcent notre détermination. C’est un usage magique très puissant et qui fonctionne vraiment très bien, et qui est une très bonne école des usages magiques pour qui voudrait, ensuite, aller plus loin dans la pratique !
Fin de la partie 2 !
J’espère que ça vous aura plu, et que vous aurez pu rentrer plus avant dans la compréhension de la magie des nœuds et son fonctionnement !
Retrouvez, en partie 3, des recommandations pour réaliser vos propres rituels, avec des exemples concrets et intéressants à réaliser !
Nous débutons aujourd’hui notre introduction à la Magie des Cordes et des Nœuds ! Pour cela, je vous propose une petite bibliographie, des questions préalables pour vous tester un peu sur le sujet et vous permettre de commencer à y réfléchir, et enfin un tour d’horizon, en images, de l’usage magique des nœuds dans différentes civilisations !
Bibliographie :
Je vous mets dès maintenant quelques références qui m’ont été utiles pour construire ce contenu et qui vous permettront d’aller plus loin si cela vous intéresse :
En français :
La Magie des nœuds et du tissage : Art occulte d’hier et d’aujourd’hui, de Noémie Myara, aux éditions Bussière
Sortilèges et nœuds magiques : amour, fortune, protection, succès, bien-être… de Sarah Bartlett, chez Rustica éditions
En anglais (ils sont tous disponibles en Kindle) :
Knot Magic, de Tylluan Penry [mon préféré !]
Cord Magic : tapping into the power of string, yarn, twistq & knots, de Brandy Williams, chez Llewellyn Publications
Knot Magic Guide : Harness the power of sacred knots for protection, manifestation, love, and healing spells – Step by step rituals for starters and advanced practitionners in Wicca and Witchcraft, de Rhiannon Starwitch
Il en existe d’autres en anglais, en particulier sur Kindle, mais attention : beaucoup sont la reprise du même texte, avec simplement des noms d’auteurs différents ou des jaquettes différentes. Au moins, avec ces 3 là, vous avez un bon panorama.
Au-delà de ces livres sur le sujet de la magie des nœuds, si vous souhaitez travailler le sujet et progresser, je vous recommande d’acquérir des livres sur les nœuds de marins et les nœuds décoratifs ou ornementaux qui vous expliqueront, pas à pas, comment faire des nœuds plus ou moins élaborés (il en existe une quantité non négligeable, à vous de trouver ceux qui seront les plus clairs pour vous !).
Questions préalables :
Comme je l’ai fait en atelier, je vous propose de débuter cette séquence par quelques questions qui vous aideront à faire un premier tour d’horizon du sujet et de vos connaissances. N’hésitez pas à prendre en notes vos réflexions, et à y revenir plus tard, au gré des développements à venir.
Je vous ai mis quelques pistes de réflexion si cela vous est utile pour approfondir chacune des questions, pour les voir il suffit de cliquer sur les flèches au début de chaque question.
C’est parti !
Lorsque je vous parle de « nœuds », à quoi pensez-vous spontanément ? Qu’est-ce que cela vous évoque ?
Ici, libre à vous d’explorer différents domaines : des nœuds que vous avez l’habitude de faire, une image ou allégorie des nœuds, des évocations qui vous viennent à l’esprit lorsqu’on parle de nœuds ou de cordes…
Parmi les images possibles, il y a tout le domaine maritime qui dérive des nœuds de marins, tout le domaine de la montagne avec les nœuds employés pour l’alpinisme, le domaine médical (avec les sutures, les points, etc), vous avez aussi tout ce qui relève de l’usage pratique des nœuds (nouer une ceinture, des couettes, des lacets…), des souvenirs d’enfance (avec les scoubidous par exemple).
Avez-vous fait des nœuds aujourd’hui ?
Cette question vous permettra de voir à quel point les nœuds font partie de notre quotidien à tou-te-s : on apprend à les faire très jeunes, on en fait tous les jours sans même s’en rendre compte.
Quelques exemples de nœuds du quotidien (mais il y en a bien plus !) : nouer ses lacets, nouer sa cravate, nouer un ruban dans ses cheveux, faire un nœud décoratif sur un paquet cadeau, nouer un bracelet d’amitié, nouer la laisse d’un chien le temps d’entrer dans une pâtisserie, nouer le pochon d’un tarot, ficeler un rôti ou un poulet, nouer un sac poubelle…
Connaissez-vous des expressions impliquant le mot “nœud” ?
Les nœuds sont tellement présents dans nos vies qu’ils sont entrés dans notre vocabulaire pour marquer la complexité d’un sujet, les réactions physiques ou mentales liées au stress ou à des difficultés, les personnages retors.
Exemples d’expressions : le nœud du problème, se faire des nœuds au cerveau, nœud gordien, sac de nœuds, avoir un nœud dans l’estomac, tête de nœud…
Pour vous, à quoi peut servir un nœud ? Quelle est sa fonction, son effet ? (objectif : retirer des verbes d’action autour du nœud)
Cette question vous aidera à rentrer dans le sujet spécifique de la magie des nœuds : chacun des verbes que vous trouverez peut représenter un usage en magie des nœuds.
Entrons maintenant dans le vif du sujet : pourquoi considérer les nœuds comme magiques ?
La magie des nœuds est souvent perçue par les praticiens modernes comme une magie un peu enfantine, simpliste, et n’est pas toujours prise au sérieux. Il suffit de lire les ouvrages modernes de magie pour s’en rendre compte : très peu proposent des développements sur l’usage des nœuds.
Or, la magie des nœuds est un héritage ésotérique qui est le fruit d’une histoire riche, qui traverse toutes les cultures et mythologies, et continue d’être pratiquée aujourd’hui.
Pour vous en convaincre, voici une série d’images, connaissez-vous leurs significations ou leurs usages ? (Je vous donne un indice à chaque fois, et pour plus de détails sur l’image cliquez sur la petite flèche !).
Indice : Egypte antique !
Vous avez probablement entendu l’histoire d’Osiris, dieu du passage, des cycles et de la résurrection, qui fut trahi par son frère, assassiné, dépecé et les parties de son corps disséminées dans toute l’Egypte. C’est sa femme, Isis, qui, aidée de sa sœur Nephtys, a réuni toutes les parties du corps et les a assemblées à l’aide de nœuds réalisés sur un cordon.
Le nœud d’Isis (aussi appelé Tit ou Tiet) est devenu un symbole représentant la déesse, rouge sang, il représente son pouvoir magique, il est un symbole de vie, mais aussi de protection, dans la vie comme dans la mort (raison pour laquelle cette amulette était souvent placée sur les corps momifiés, pour le protéger des éventuels pillards, mais aussi pour le protéger dans l’après-vie). Ainsi, ce nœud était susceptible de produire des effets sur plan matériel et spirituel.
Indice : Phrygie !
Le roi de Phrygie meurt sans héritier. Un oracle prédit que la première personne qui arrivera à la ville sur un char sera fait roi. Dans l’Empire perse, le char était le symbole de la royauté et de la divinité. Le premier qui se présente sur un char est le paysan Gordias, qui entre dans la ville sur son char à bœufs. Il est fait roi, et son char est conservé dans le temple de Zeus. Le timon et le joug de son char sont attachés ensemble avec un nœud inextricable, sans début et sans fin apparente. Un oracle prédit alors que celui qui arrivera à défaire le nœud régnera sur l’Asie. En 333 avant Jésus-Christ arrive Alexandre le Grand qui, ne pouvant défaire le nœud, décide de le trancher avec son épée. Alexandre va ainsi régner sur l’Asie.
Indice : Rome Antique !
Dans la Rome antique, la mariée serrait sa tunique par un nœud d’Héraclès (un nœud plat décoratif et symbolique formé de deux boucles opposées, dont les brins se croisent alternativement dessus et dessous) que seul le mari dénouait lors des noces. Héraclès ayant eu soixante dix enfants selon la tradition antique, le nœud qui lui est associé était un présage de fécondité.
Indice : Mythologie Nordique !
Dans les croyances de la mythologie nordique, les Nornes tissaient le destin des Hommes, dont la vie était représentée par un fil plus ou moins long selon son espérance de vie. Wyrd, le destin, était représenté comme une toile, dans laquelle la vie de chacun était tissée. Pour représenter cette destinée, et l’entrelacement des liens, les nœuds étaient régulièrement utilisés comme des représentations physiques, et étaient utilisés pour des charmes de protection, de victoire sur les champs de bataille, d’amour…
Un Noeud particulièrement connu est le nœud des occis, aussi appelé Valknut, un nœud formé de 3 triangles. Et dans les pratiques de Seidr (pratiques magiques associées aux croyances nordiques surtout pratiquées par les femmes (mais maîtrisées par Odin !)), les nœuds étaient utilisés pour retenir l’énergie magique lors des incantations, et la libérer lorsqu’ils étaient défaits.
Indice : Civilisations Andines !
Si, comme moi, vous regardiez les Cités d’or dans votre jeunesse (« haaaaa hahahahaaaaaa, Esteban, Sia, Tao les cités d’oooooooOOOOOr ! » (ne me remerciez pas !)), vous vous rappelez sûrement que Sia utilisait un objet atypique : un Quipu (mot qui signifie “nœud” et “compte” en quechua).
Il s’agit d’un ensemble de cordes, cordelettes et nœuds (différents types de nœuds selon l’information à représenter) utilisé par les civilisations andines pour conserver une trace de certaines informations ou données (par exemple, des données administratives ou statistiques). Des usages à fin de communication voire d’écriture semblent également possible, certains témoignages évoquant l’usage de Quipu pour se rappeler les détails d’une histoire à raconter. Certains pourraient dater de plusieurs milliers d’années, comme ceux découverts par Ruth Shady sur le site de la civilisation de Caral remontant à 4 500 ans.
Indice : Tradition Celte !
Pour les Celtes, les nœuds symbolisent l’interconnexion entre la vie, la mort et le monde des esprits. C’est dans la tradition celte que les nœuds sont les plus reconnaissables esthétiquement et probablement les plus connus. Ils ont été utilisés comme éléments décoratifs et réemployés ensuite par l’église lors de son installation et son développement, ce qui explique qu’on les retrouve aujourd’hui sur des croix et des édifices religieux.
Indice : tradition Chinoise !
Les nœuds décoratifs traditionnels chinois sont des arts locaux typiques de la Chine, ils ornent les salles de palais et les objets quotidiens des foyers. En chinois, « nœud » signifie réunion, amitié, paix, chaleur, mariage, amour, etc. Les nœuds chinois sont souvent utilisés pour exprimer de bons vœux, y compris le bonheur, la prospérité, l’amour et l’absence de mal. Ils sont des porte-bonheur que l’on peut s’offrir ou accrocher dans sa maison, mais aussi dans des commerces ou restaurants.
Indice : Folklore Lapon !
En Laponie, et plus généralement autour de la Baltique, les sorcières vendaient aux marins des cordes avec trois nœuds : le premier peut libérer un zéphyr, un vent léger ; le second relâche un vent plus fort et le dernier déclenche une effroyable tempête. L’ouverture des nœuds augmente la force du vent, et il appartenait aux marins de gérer la vélocité du vent avec ces nœuds.
Ce type de sorcellerie peut être associé à celle des tempestaires, connus depuis la Rome antique.Une précision sur l’image : elle est extraite de la banque d’images du Museum of Witchcraft and Magic, ce qui explique la petite règle sur le bas de l’image, qui est là pour permettre de répertorier les collections du musée.
Indice : Tradition Anglo-saxonne !
En 1881, dans le Somerset, a été découvert dans le grenier d’une maison à Wellington une corde de chanvre, longue d’environ 1,5 m, avec des plumes de coq insérées dans les nœuds. Cette corde, qui se trouvait entourée de balais et de pots en terre, immédiatement été associée à des pratiques sorcières, et les théories furent nombreuses (elle servirait à jeter des sorts, chaque nœud affaiblissant la personne visée, mais elle servirait aussi à guérir, chaque nœud emprisonnant la maladie, ou à prier, chaque nœud représentant une prière (comme un chapelet), ou encore à bénir et protéger une maison). Ce qui a rendu célèbre cette échelle de sorcière (witch’s ladder), c’est que l’objet a été décrit dans le journal folklorique anglais Folklore en 1887 par l’occultiste E. B. Tylor, qui s’intéressait aux croyances populaires. Cet article en fait, encore aujourd’hui, la plus ancienne échelle de sorcière connue et décrite comme telle. Elle est désormais conservée au Pitt Rivers Museum d’Oxford, dans les collections d’anthropologie.
Indice : Religion Orthodoxe !
Dans la religion orthodoxe, notamment, est utilisé un “Chotki”, aussi appelé chapelet Byzantin, dont chaque noeud représente une prière et la répétition des prières était réputée conférer à l’objet du pouvoir spirituel.
Indice : Sorcellerie du Moyen-Age !
Au Moyen-Age, la magie des nœuds était surtout connue sous le nom de Ligature, ou « Ligatura ». Il s’agissait d’une forme de magie considérée comme dangereuse (notamment parce qu’elle était simple à mettre en œuvre, à la portée de tous, et extrêmement discrète), ce qui a conduit l’église à édicter, dès ses débuts, des édits pour l’interdire. Ceux qui utilisaient la “ligatura” étaient persécutés voire exécutés, et cette posture de l’église s’est poursuivie jusqu’au 18e siècle en France et en Ecosse.
L’usage le plus connu de la ligature est celui consistant à « nouer l’aiguillette » : l’aiguillette est l’ancêtre de la braguette, il s’agissait d’un cordon, ferré aux deux bouts, qu’utilisaient les hommes pour lacer sur l’avant de leur vêtement le haut-de-chausse au pourpoint. Nouer l’aiguillette revenait donc à rendre l’homme impuissant, soit de manière temporaire (pour qu’il laisse son épouse tranquille), soit de manière plus définitive (pour se venger ou empêcher un mariage).
Dans les Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, que j’ai retenu en illustration, on retrouve notamment la mention de la ligature de l’aiguillette : « Ayez la verge d’un loup nouvellement rué, & étant proche de la porte de celui que vous voudrez lier, vous l’appellerez par son propre nom, & aussi-tôt qu’il aura répondu, vous lierez ladite verge du loup avec un lacet de fil blanc, & il sera rendu si impuissant à l’acte de Vénus, qu’il ne le seroit pas davantage s’il étoit châtré. De bonnes expériences ont fait connoître que pour remédier, & même pour empêcher cette espece d’enchantement, il n’y a qu’à porter un anneau dans lequel soit enchassé l’œil droit d’une belette ».
Saviez-vous que l’on prête à la Vierge Marie la capacité de “défaire les nœuds” ? On évoque ainsi Sainte Marie qui défait les nœuds pour lui demander de résoudre les problèmes difficiles de la vie, particulièrement les conflits familiaux et crises personnelles (elle est souvent honorée dans le cadre de neuvaines).
Cette croyance est liée à un tableau baroque du XVIIIe siècle, nommé “Marie qui défait les nœuds”, détenu dans l’église Saint-Pierre de Perlach à Augsbourg (Allemagne). Le Pape François a contribué à la vénération de cette représentation de la Vierge en Argentine, puis dans le monde entier.
Exemple de prière dédiée à la Marie qui défait les nœuds :
“Vierge Marie, mère du bel Amour, mère qui n’a jamais abandonné un enfant qui crie au secours, mère dont les mains travaillent sans cesse pour tes enfants bien aimés, car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui déborde de ton cœur, tourne ton regard plein de compassion vers moi. Vois le paquet de « nœuds » qui étouffe ma vie. Tu connais mon désespoir et ma douleur. Tu sais combien ces nœuds me paralysent. Marie, mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de tes enfants, je dépose le ruban de ma vie dans tes mains. Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à ton aide miséricordieuse. Dans tes mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait. Mère toute puissante, par ta grâce et par ton pouvoir d’intercession auprès de ton Fils Jésus, Mon Libérateur, reçois aujourd’hui ce « nœud » [le nommer, si possible]. Pour la gloire de Dieu, je te demande de le défaire, et de le défaire pour toujours. J’espère en Toi. Tu es l’unique Consolatrice que Dieu m’a donnée, tu es la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m’empêche d’être avec le Christ.”
Indice : Psychologie !
Connaissez-vous la topologie des nœuds de Lacan ? C’est par le nœud borroméen (trois cercles entrelacés qui ont la propriété que si l’un des cercles disparaît, les deux autres sont détachés) que Lacan choisit de représenter la structure du sujet, le R du réel, le S du symbolique et le I de l’imaginaire. C’est un outil pour l’analyste, il aide à la modélisation des différents systèmes de compréhension du fonctionnement psychique.
Indice : Pop Culture !
La saga “A discovery of Witches” de Deborah Harkness suit les aventures d’une sorcière (Diana) qui doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs.
Cette sorcière est une tisseuse, elle sera appelée à maîtriser le tissage de nœuds complexes, allant jusqu’à réaliser 10 nœuds pour lancer un sort et déployer sa puissance magique !
Comme vous le voyez avec l’ensemble de ces éléments, quelles que soient les époques ou les civilisations, les nœuds ont toujours eu une place à part, on leur prêtait des vertus magiques, la capacité d’attirer des énergies et de les retenir, une force symbolique à part.
Ce sont les bases de la magie des nœuds que nous allons aborder dès la partie 2 !
Fin de la première partie !
J’espère qu’elle aura déjà été riche d’enseignements !
Il y a quelques semaines, j’ai animé pour l’association Etrange Tarot un atelier de 2h consacré à la magie des nœuds et des cordes. J’ai décidé de transformer mon support de formation en articles pour ce blog, je l’ai donc divisé en 3 parties, et j’en posterai une par semaine jusqu’à la fin du mois :
L’introduction (que vous retrouverez ici dès demain)
Les principes d’application (que vous retrouverez donc dans une semaine)
Les rituels (que vous retrouverez dans 15 jours)
Pour tout matériel, il vous faudrait, dans l’idéal, une cordelette ou une paracorde pour pouvoir pratiquer les différents nœuds et de quoi prendre des notes pour y revenir facilement au moment opportun (si vous avez un Livre des Ombres, cela peut être un bon support !).
C’est ma première publication ici sur le thème de la magie (même si on a un peu effleuré le sujet parfois), j’espère qu’elle vous plaira ! Si c’est le cas, je pourrai vous proposer d’autres contenus autour des grands principes théoriques de la magie et de la sorcellerie, mais aussi des focus sur des aspects pratiques, des rituels, etc.
En parallèle, je travaille sur plusieurs articles qui arriveront ici dans les prochaines semaines (je ne m’engage pas sur un délai, comme ça je ne me mets pas la pression inutilement !). Pensez à vous abonner au site pour être prévenu-e-s lorsqu’un nouvel article est mis en ligne !