Atelier_Mobiliser son intuition dans un tirage de cartes : cinquième et dernier nœud

Hello, et bienvenue dans cette dernière partie d’atelier consacré à la mobilisation de son intuition en tirage !

Avec la séquence précédente, on s’est détachés de la rigueur scientifique pour s’autoriser à ressentir sans indice, à l’aveugle, avec nos sensations comme seule source d’information. Pour cette dernière séquence, je reviens sur un temps de travail plus « terre à terre » et qui découle directement des constatations scientifiques partagées dans le premier temps d’atelier : l’intuition, sans garde-fou, est mère d’illusion. Percevoir, ressentir, c’est bien, mais faire le tri dans ce que l’on perçoit, c’est mieux ! C’est pourquoi je vous propose deux séquences dédiées aux biais qui peuvent dévoyer notre intuition et nous induire en erreur.

Cinquième nœud : Trier

Une des difficultés, lorsqu’on mobilise son intuition en tirage, c’est de savoir si l’on peut s’y fier. Est-ce que notre intuition voit juste ? Nous avons déjà vu, en introduction, que l’intuition est un processus rapide, implicite, fondé sur l’expérience, inaccessible introspectivement mais réel et efficace.

Toutefois, l’intuition peut être confondue avec un autre phénomène psychologique : les biais.

Déroulé :

Pour info : en atelier, les noms des biais étaient placés sur la table, au milieu des participant-e-s. Là, pour plus de commodité, vous les trouverez en liste après la description du déroulé.

  • Vous trouverez, ci-après, les noms de différents biais qui trouvent à s’appliquer lorsqu’on parle d’intuition, et qui peuvent surgir lors d’un tirage de cartes ;
  • Connaissez-vous ces biais ? Savez-vous ce qu’ils signifie ? Comprenez-vous quels sont les aspects sur lesquels ils doivent nous alerter lorsque l’on fait un tirage et pourquoi il est important de les connaitre ?
  • Pour chacun des biais cités ci-après, notez sur votre journal ce que vous savez ou ce que vous comprenez de ce biais, simplement en lisant son nom. Puis, une fois avoir pris des notes, cliquez sur la flèche devant le nom du biais, pour avoir des apports théoriques.
  • Je précise que les apports théoriques de cette séquence sont principalement tirés de la bibliothèque de l’approche comportementale développée par la direction interministérielle de la transformation publique, une source officielle et fiable, donc ! Je n’ai pas repris tous les biais ici, parce qu’ils ne trouvent pas tous à s’appliquer à notre cas, mais n’hésitez pas à parcourir la bibliothèque : elle comporte les descriptions des biais, mais aussi celles des leviers pour les dépasser. Enfin, si le sujet des sciences comportementales vous intéresse et si vous souhaitez aller plus loin, il y a de nombreuses ressources gratuites et fiables sur le site de la modernisation publique.

Allez, on y va ! Voici les biais qui j’ai pu lister (il y en a certainement d’autres, mais c’est déjà une belle sélection !) :

Biais de cadrage

La façon dont une question, un problème ou un choix est formulé(e) ou présenté(e) peut influencer la réponse des individus ou leur prise de décision

Exemple :

Des participants devaient imaginer un scénario (600 personnes sont affectées par une épidémie) puis choisir selon leur condition expérimentale (expression en gains/en pertes), entre :

  • Un programme A permettant de sauver 200 personnes /où 400 personnes meurent.
  • Un programme B avec une probabilité 1/3 que les 600 personnes soient sauvées /personne ne meure et 2/3 que personne ne soit sauvé /que les 600 personnes meurent.

Bien que les deux alternatives A soient équivalentes, 72% des participants choisissent l’option A bleu contre 22% pour l’option A orange (Tversky & Kahneman, 1981).

Biais de confirmation

Propension des individus à négliger les informations non conformes à leurs connaissances ou croyances préalables sur un sujet. Le cerveau tend spontanément à rechercher les informations qui confirment une impression initiale ; négliger celles qui la contredisent. Conséquence : une intuition première peut devenir auto-renforçante.

Notion reliée : Perception sélective Exemple : Le biais de confirmation est particulièrement présent sur les réseaux sociaux lors d’élections, notamment présidentielles. Dans un contexte politique en particulier, les gens ne vont aimer partager que les articles ou vidéos qui vont renforcer leurs opinions et immédiatement rejeter ceux qui s’y opposent.

Biais d’optimisme

Les individus s’estiment souvent moins exposés à des évènements négatifs que les autres et pensent que les objectifs qui leurs sont fixés sont plus réalisables qu’ils ne le sont réellement.

Exemple : Une étude a montré que les individus sous-estiment la probabilité d’avoir un accident de voiture et surestiment leur compétence de conducteur par rapport à leurs pairs. Ce biais d’optimisme semble provenir d’une surestimation du niveau de contrôle que les individus pensent avoir sur les événements (DeJoy, 1989).

Heuristique de disponibilité

Mode de raisonnement qui se fonde principalement sur les informations immédiatement disponibles en mémoire. Le cerveau estime la probabilité d’un événement en fonction de la facilité avec laquelle des exemples viennent à l’esprit, et non de leur fréquence réelle. Conséquence : l’intuition est déformée par les souvenirs récents, les événements marquants, les images émotionnelles fortes.
Notions reliées : Effet de récence, Perception biaisée des probabilités
Exemples : Les individus anglophones pensent qu’il y a plus de mots qui commencent par K que de mots dont c’est la troisième lettre car beaucoup de mots courants commençant par K leur viennent
à l’esprit, alors que cela est faux en termes de fréquence objective (Kahneman & Tversky, 1973).
Les individus ont plus tendance à souscrire une assurance juste après une catastrophe naturelle (Karlsson,Loewenstein & Ariely, 2008).

Biais d’ancrage

Les individus ont tendance à se fonder sur l’information reçue en premier pour prendre une décision, à être influencés par la première impression.

Notion reliée : Biais de cadrage Exemple : Lors d’une étude, on propose à des juristes une expérience pendant laquelle ils doivent proposer une durée de peine de prison pour un cas criminel hypothétique. Leur réponse était influencée par un chiffre qui leur était donné dont ils savaient qu’il avait été généré aléatoirement (Englich et al., 2005). Un chiffre haut entraînait une peine plus longue, un chiffre bas une sanction plus courte.

Perception sélective

Prise en compte des informations de manière sélective en fonction de sa propre expérience, de ses attentes ou de ses pensées

Notions reliées : Attention limitée, Biais de confirmation

Exemple : Dans une expérience, les participants devaient écouter l’histoire d’un vol puis évaluer la prédominance des déclarations affirmant qu’un personnage était responsable (ou non) de ce vol. Les participants ayant un a priori sur la culpabilité du personnage ont estimé les déclarations allant dans ce sens comme étant plus fréquentes que celles qui la contredisent. En réalité, elles étaient en quantité égale (Gadenne & Oswald, 1986).

Illusion de corrélation

Fait de percevoir entre deux événements une corrélation (causale ou non) qui n’existe pas ou qui est bien plus faible en réalité

Notion reliée : Illusion de causalité : confusion, à tort, entre corrélation et lien causal. Exemple : Dans une expérience célèbre, des formes géométriques sur un écran sont programmées pour se suivre d’une certaine manière. Bien que les individus sachent que le tout est programmé par un algorithme, ils ont l’impression que l’une des formes ­ fuit ‑ l’autre qui la ­ poursuit ‑, c’est-à-dire ont l’impression que les formes sont animées et que le mouvement de l’une est causé par le celui de l’autre. (Michotte, 1963)

Illusion de contrôle

Les individus surestiment souvent leur capacité à contrôler ou à influencer les événements
Notion reliée : Libre arbitre
Exemple : Des chercheurs ont montré que lorsque les individus peuvent choisir leur ticket de loterie parmi un ensemble de tickets, ils sont plus confiants dans leur réussite que les individus qui ne choisissent pas qui ne choisissent pas leur ticket.
Pourtant, la probabilité de gagner n’est la même dans les deux cas ! (Langer, 1975)

Biais de statu quo

Les individus préfèrent conserver l’état actuel des choses et opter pour les choix qui minimisent le changement.

Synonyme : Inertie

Précision :

Biais qui traduit la résistance au changement. Toute nouveauté est perçue comme plus risquée que bénéfique, ce qui conduit à adopter le choix habituel ou celui proposé par défaut.

Exemple : Dans les pays où le don d’organe est l’option par défaut, le taux de consentement au don est de 90% en moyenne, alors qu’il est d’environ 15% dans les pays où il faut effectuer une démarche active pour être donneur (Johnson & Goldstein, 2003).

Biais émotionnels

L’état émotionnel modifie fortement l’intuition.

Par exemple : peur, colère, euphorie, anxiété, fatigue, attachement affectif, peuvent perturber l’évaluation intuitive.

C’est un point central chez Antonio Damasio : les émotions nourrissent l’intuition, mais peuvent aussi la déformer. Exemple : Une forte anxiété peut transformer une intuition prudente en une perception exagérée du danger.

Biais de halo

Une caractéristique positive ou négative contamine l’ensemble du jugement intuitif.

Exemple : Une personne élégante, éloquente ou diplômée sera intuitivement perçue comme :

  • plus compétente,
  • plus honnête,
  • plus intelligente,

même sans preuve réelle.

Biais du survivant

Le biais du survivant (survivorship bias) correspond au fait que l’on construit intuitivement une compréhension du réel à partir des seuls cas visibles ayant « survécu » au processus de sélection, en oubliant tous les cas invisibles qui ont échoué, disparu ou été éliminés. Autrement dit, le cerveau intuitif raisonne spontanément à partir des exemples disponibles et marquants, sans percevoir l’ampleur des cas absents.

Il est vraiment important de bien les connaitre et de les comprendre pour les reconnaitre lorsqu’ils se manifestent, parce qu’ils peuvent être puissants et s’activent souvent dans nos zones de conviction : nous sommes tous sujets aux biais, c’est un processus normal. L’important, c’est les comprendre suffisamment pour qu’une petite alarme s’allume dans notre tête lorsqu’ils se mettent en route et prennent le pas sur le reste.

Pas de reconnaissance des biais, pas d’intuition : le risque est bien trop élevé de laisser un biais parler pour nous. N’hésitez pas à creuser bien au-delà de ces courtes descriptions la manière dont ces biais se déclenchent et s’appliquent, et surtout explorez plus avant la bibliothèque que je vous ai mise en lien pour parcourir aussi les leviers permettant de les éviter ou de les dépasser.

Pour clôturer cet atelier, je vous propose un exercice tiré de l’ouvrage « Le temps : mode d’emploi, reconquérir son temps… et sa vie » de Philippe Cruellas et Raphaël Benayoun (1986, éditions ESF), qui est consacré à l’identification de nos petites voix.

Ces petites voix, ce sont les valeurs et les croyances qui nous ont été transmis pendant l’enfance de manière inconsciente et qui, aujourd’hui encore, fonctionnent comme des « drivers » / des « moteurs » dans notre fonctionnement. L’idée, ici, est d’identifier les principales petites voix qui s’expriment chez nous pour apprendre à reconnaitre leurs manifestations, et la manière dont elles influencent nos comportements et nos choix.

Pour cela, vous allez répondre à 50 questions, en notant, pour chacune d’entre elles, le numéro de la question, et un nombre entre 0 et 4 : 0 = Ce n’est pas moi ; 1 = C’est peut-être moi ; 2 = C’est quelques fois moi ; 3 = C’est souvent moi ; 4 = C’est tout à fait moi. Ensuite, vos réponse seront replacées dans une grille d’analyse pour vous donner vos petites voix.

Le principe c’est de répondre la première chose qui vous vient à l’esprit, ou la plus proche de la réalité. Ce test doit aller vite, vous ne devez pas réfléchir longuement aux questions, mais indiquer la première chose que vous pensez être juste.

Let’s go ! (évidemment, vous ne pourrez pas répondre sur le tableau ci-après, mais vous pouvez reporter dans vos notes vos réponses à chaque question)

QuestionRéponse (entre 0 et 4)
1J’ai toujours l’impression de me battre contre la montre
2Je pense que l’effort est plus important que le résultat
3Je pense que dans la vie, je dois me débrouiller seul
4Pour commencer une tâche, il me faut « toutes » les informations
5Il est important que les autres soient bien disposés à mon égard
6Le stress me dope
7J’ai souvent peur de ne pas être à la hauteur
8Je suis très exigeant envers moi-même et les autres
9Pour être satisfait, je dois exceller
10Pour être aimé, je rends service plus que la moyenne
11Je ne peux déléguer car les autres sont trop lents
12Je dois dépenser beaucoup d’énergie pour faire les choses
13Je ne suis pas proche de mes émotions ni de leur expression
14Pour être efficace, ma tâche doit être parfaite
15Pour mon patron, je suis disponible, même chez moi
16Je parle vite
17J’ai un sentiment d’oppression et la peur d’exploser si je me laisse aller
18J’aime accomplir de nobles tâches
19Les faits, les chiffres, la logique, voilà les vraies valeurs
20Il faut dire aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre
21J’ai envie d’interrompre les gens pour finir leurs phrases à leur place
22J’ai le sentiment, depuis longtemps, d’être responsable de ce qui arrive aux autres
23L’échange intellectuel est le domaine où je suis à l’aise
24L’exactitude à tout prix, voilà le prix de mon image
25J’aime savoir qu’un collègue a besoin de moi
26Je dis souvent : « pressons… oui… oui… et alors ? »
27Les autres disent de moi que je me plains souvent
28J’aime ce qui fait appel à la logique
29Je dois donner à penser à mon client que je sais tout
30Il faut savoir se mettre en quatre
31J’ai coutume de faire les 100 pas lorsque je suis en attente de quelque chose
32Les gens viennent à moi, sans que je leur demande car on me trouve gentil
33J’ai du mal à faire confiance et à m’abandonner
34Pour moi, une objection est le signe de mon incompétence, aussi je dois tout réussir pour ne pas être critiqué
35J’aime aider les autres
36Je tapote souvent avec mes doigts ou mes pieds
37Je crée des situations confuses où je suis stupide et impuissant
38La manière dont les autres me jugent sur ce que je fais m’importe beaucoup
39Je suis convaincu que je suis le meilleur
40Je ne sais pas dire non
41Je vais trop vite, ce qui me fait faire des fautes d’inattention
42Que d’efforts pour répondre à toutes ces questions !
43Je me sens en sécurité
44Tant qu’une tâche n’est pas réalisée comme je l’imaginais, je recommence
45J’aime jouer le rôle du confident
46Je ne peux rester inactif et, au besoin, je fais plusieurs choses en même temps
47Ma mère me disait souvent : « avec un peu plus d’efforts… »
48Dans une tâche à plusieurs, je n’aime pas que l’on ne respecte pas le timing, l’objectif, et que l’on fasse des digressions
49J’attends de mes collaborateurs qu’ils fassent exactement ce que je leur dis
50En répondant à ces questions, je me demande si les réponses correspondent bien à ce que l’on attend de moi

Vous voilà au bout !

On interprète vos résultats ? Voici comment reporter vos réponses (chaque numéro dans le tableau correspond au numéro d’une question, reportez à côté vos réponses (en nombre entre 0 et 4) puis faites le total, colonne par colonne, pour avoir un score par petite voix) :

Sois fortFais plaisirFais des effortsFais viteSois parfait
3 5 2 1 4 
8 10 7 6 9 
13 15 12 11 14 
18 20 17 16 19 
23 25 22 21 24 
28 30 27 26 29 
33 35 32 31 34 
38 40 37 36 39 
43 45 42 41 44 
48 50 47 46 49 
Total Total Total Total Total 

Pour l’interprétation de ce test, il convient de retenir les 2 à 3 petites voix avec le score le plus élevé comme étant des marqueurs identifiés dans votre fonctionnement. Les principaux marqueurs de ces petites voix sont synthétisés juste après (j’ai mobilisé pour cela les nombreuses sources disponibles en ligne pour ce test et les ai synthétisées dans leurs principaux apports, mais vous pouvez également creuser en ligne si vous le souhaitez) :

Fais plaisir

Cette petite voix pousse à faire passer les besoins et les priorités des autres avant les siennes, voire à anticiper et devancer les demandes des autres dans notre comportement.
Une personne qui « vit » avec cette « petite voix » :

  • garde en mémoire des phrases comme « Ne fais pas de peine à ta maman », « Ne fais pas de bruit, papa est fatigué », « Occupe-toi donc de ton petit frère », « Ne sois pas égoïste », « Sois gentil ».
  • est convaincue qu’il y a moyen de faire plaisir à tout le monde », « Je dois penser toujours d’abord aux autres, sinon on ne m’aimera pas ».
  • est quelqu’un qui est (généralement) de bonne compagnie, empathique et altruiste, flexible et adaptable mais aussi craint de décevoir, se laisse envahir par les autres, recherche sans cesse le besoin de se sentir accepté et aimé par tous, ne sait pas dire non, est susceptible et se sent facilement victime de son dévouement car se sent coincé ou submergé.
    Biais potentiel : Ce driver conduit les gens à dire oui pour faire plaisir, à vouloir aider les autres, à tout faire pour satisfaire les besoins des autres avant ses propres besoins. Un bon moyen de s’oublier.
Fais vite

Ou dépêche toi !

Cette petite voix nous pousse à toujours aller le plus vite possible et faire tout au moment même.

La personne qui « vit » avec cette « petite voix » ;

  • garde en mémoire des phrases comme « Tu vas être en retard ! », « Tu as une minute pour faire ça ! », « Tu es toujours le dernier ».
  • est convaincue qu’on ne fait bien les choses que vite ;
  • est quelqu’un qui est (généralement) efficace (peut honorer des délais très courts), se met en mouvement rapidement, réactif mais aussi impatient, agité et stressé.

Biais potentiel : Tout doit être fait immédiatement. L’urgence est la règle et il ne faut pas perdre du temps. La réflexion est une forme d’oisiveté déguisée Tout se passe dans l’action. Faire, faire et faire encore, « Être » est beaucoup trop menaçant.

Maintenant que vous savez quelles petites voix vous « drivent », vous êtes en capacité de les identifier lorsqu’elles s’expriment dans vos lectures de tarot : vos consultants ne sont pas vous, ils n’ont pas les mêmes mécanismes de fonctionnement, pas les mêmes petites voix. Vous en apercevoir vous permettra d’adapter votre discours, voire de faire taire votre intuition lorsqu’elle n’est que l’expression brute de ces petites voix.

Je ne dis pas que vous ne devez pas du tout les utiliser dans vos tirages : elles peuvent être de précieux angles de vue, qui peuvent manquer à votre consultant (et d’ailleurs, si vous êtes présent-e en ligne, il est possible que vos petites voix soient justement ce qui emmènera un consultant vers vous !). Simplement vous devez comprendre où débutent vos petites voix et où s’arrête votre intuition.

Parfois, identifier les petites voix de votre consultant pourra aussi vous être d’une aide précieuse : vous saurez mieux lui parler selon ses propres drivers, mieux les mettre en lumière ou les neutraliser lorsque nécessaire, pour lui permettre de dépasser ces petites voix qui ont été si longtemps structurantes pour lui.


Ainsi s’achève cet atelier dédié à la mobilisation de son intuition dans un tirage de cartes !

Qu’en avez-vous pensé ? Est-ce qu’il vous a été utile ? Avez-vous le sentiment de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent votre intuition ? D’être mieux armé-e-s pour comprendre et mobiliser votre intuition ? Pour la distinguer d’éventuels biais comportementaux ? Est-ce que cela vous donne des idées de tirages, ou de manières de les pratiquer ?

Le plus important : pensez-vous qu’à l’avenir, vous pourrez mobiliser votre intuition dans un tirage de cartes ? En tout cas, je l’espère, et j’espère que vous aurez apprécié cet atelier avec moi (ou presque !).

A bientôt pour de nouveaux articles (moins longs que cet atelier… ou pas ! hahaha !).

Et n’oubliez pas :

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